Yann Le Bihan, jeudi dernier, sur Radio Campus Paris
Jeudi dernier, Yann Le Bihan était l’invité de l’émission L’appart sur Radio Campus Paris pour présenter son livre, Femme noire en image, et explorer le racisme et le sexisme dans les médias français.
L’occasion de répondre aux questions soulevées par son ouvrage :
La presse française est-elle sexiste et raciste ?
Quelle(s) image(s) donne-t-elle de la « femme noire » ?
Et, au delà du débat sur la discrimination positive, comment les stéréotypes, hérités de l’époque coloniale, se retrouvent-ils dans la presse actuelle ?
Pour écouter l’émission, cliquez ici ?
Monique David-Ménard dans "La Fabrique de l’humain" sur France Culture hier soir
Hier soir, Monique David-Ménard, philosophe et psychanalyste, s’entretenait en direct avec Philippe Petit sur les ondes de France Culture, pour une Fabrique de l’humain consacrée à son dernier livre : Éloge des hasards dans la vie sexuelle.
Au programme, bien sûr, les hasards dans la vie sexuelle d’un point de vue théorique : Monique David-Ménard a ainsi défini la vie sexuelle comme le « non-maîtrisé » par excellence, comme la chose qui nous échappe le plus au monde, comme le terrain où, plus que tout autre, nous sommes face à l’inconnu de nous-même ; mais aussi, bien entendu, d’un point de vue pratique… Et quel meilleur exemple, en cette période où nous sommes tous fascinés et obsédés par l’affaire DSK, que celle-là même.
Monique David-Ménard a, d’ailleurs, parlé pour son propre compte, à propos de cette affaire, de traumatisme. Elle a confié avoir identifié chez elle dans les jours qui ont suivi une sidération, une incapacité à penser, signes, dit-elle, des traumatismes névrotiques.
Pour elle, l’affaire DSK est le miroir même que ce qui peut se jouer, en matière de hasard malheureux, destructeur, dans la vie sexuelle.
Pour écouter l’émission et mieux appréhender ces questions, cliquez ici.
L’anthologie de la poésie érotique féminine française contemporaine présentée au Marché de la Poésie
Comme chaque année, à la fin du mois de mai, se tiendra, sur la place Saint-Sulpice, dans le VIème arrondissement de Paris, le Marché de la Poésie.
L’occasion pour Giovanni Dotoli de présenter la monumentale Anthologie de la poésie érotique féminine contemporaine qu’il a dirigée pour les Éditions Hermann.
Il sera, pour ce faire, présent au Marché, du 27 au 29 mai, de 12h à 20h, sur le stand 615.
Nous vous y espérons nombreux.
Éloge des hasards dans la vie sexuelle
Éloge des hasards dans la vie sexuelle, c’est un livre de la psychanalyste et philosophe, Monique David-Ménard, qui est depuis quelques jours en librairie, et dont le titre résonne singulièrement, me semble-t-il, depuis le début de l’affaire Strauss-Kahn.
Ce billet, non pas pour vous faire part de mes réflexions en la matière, mais pour vous signaler que le Centre d’Études du Vivant y consacrera un séminaire, le jeudi 26 mai, de 12h à 14h, dans la salle 234C de la Halle aux Farines, située au 10 de l’esplanade Pierre Vidal-Naquet, à Paris, dans le XIII ème. L’entrée sera libre ; et la présentation et la discussion seront menées par Claire Nioche, docteur en docteur en psychanalyse et ATER de l’université Paris-Diderot.
En outre, ce même jour, Monique David-Ménard sera l’invitée de Philippe Petit dans le cadre de son émission hebdomadaire : La Fabrique de l’humain. Gageons qu’il y sera peut-être question de DSK puisqu’il s’avère très à la mode actuellement d’interroger psychiatres et psychanalystes sur les pulsions sexuelles de l’ancien directeur du FMI.
Entretien littéraire et débat scientifique : l’actualité radiophonique des Éditions Hermann
La semaine dernière, deux auteurs des Éditions Hermann ont participé à des émissions sur les ondes de Radio France.
Jeudi soir dernier, c’était Arnaud Buchs qui était l’invité d’Alain Veinstein pour un Du jour au lendemain consacré à son ouvrage paru dans la collection Fictions pensantes, Écrire le regard.
Pour écouter l’entretien, cliquez ici.
Et, le lendemain, en début d’après-midi, Michel Claessens, l’auteur de Allo, la science ? Analyse
critique de la médiascience était, quant à lui, l’invité du Club Science Publique animé par Michel Alberganti, sur France Culture, pour s’interroger sur le concept de médiascience, néologisme précisément forgé par lui en ce livre. Autour de la table, Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance, Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialisé en sciences de l’évolution, et Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.
Pour écouter l’entretien, cliquez ici.
Gérald Bronner, auteur de "Vie et des morts des croyances collectives" (Hermann, 2006) analyse pour "Le Monde" l’affaire DSK
Dans Le Monde daté de ce jour, le sociologue Gérald Bronner, directeur de notre collection sociologie et auteur, dans celle- là même, de l’ouvrage, Vie et mort des croyances collectives, paru en 2006, analyse les mécanismes de croyances collectives à l’oeuvre dans l’affaire DSK.
Pourquoi, selon l’enquête CSA du 16 mai dernier, 57 % des Français croient-ils à un complot ? Comment se crée le mythe du complot ? De quoi se nourrit-il ? Comment risque-t-il d’évoluer et comment a-t-il déjà évolué depuis le début de l’affaire ? Quel est le rôle d’internet dans sa construction et dans sa diffusion ?
Autant de questions auxquelles a répondu Gérald Bronner dans un entretien accordé, mercredi 18 mai au soir, au journaliste Arnaud Leparmentier.
Pour lire l’article dans son intégralité, cliquez ici (attention, cela n’est valable que si vous êtes abonnés au site du quotidien).
Sinon, cliquez sur l’image ci-contre :
Pour en savoir plus sur ces questions, je vous conseille de vous reporter à l’ouvrage de Gérald Bronner , Vie et mort des croyances collectives. Vous y trouverez, entre autres, une analyse très fine des croyances collectives générées par les événements du 11 septembre.
Yann Le Bihan sur les ondes
Yann Le Bihan, est Docteur en Psychologie sociale. Ses travaux portent sur le racisme et l’héritage des imaginaires coloniaux. Il est l’auteur de plusieurs livres portant sur cette question, parmi lesquels Femme noire en image. Racisme et sexisme dans la presse française actuelle paru le 25 mars aux éditions Hermann.
À cette occasion, il a tour à tour été l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter puis de Catherine Clément dans Cultures de soi, cultures des autres sur France Culture.
Le 1er avril, sur les ondes de France Inter, il présentait son livre en ces termes:
Ce livre n’a pas pour but de dénoncer ou de simplement s’indigner mais plutôt de comprendre comment les stéréotypes qui sont en place depuis le XVI ème siècle et dont la femme noire est l’objet sont encore actifs voire diffusés par certains journalistes.
Selon Yann Le Bihan, le stéréotype de la femme noire relève du fantasme et n’existe pas en soi. Le problème, c’est que le fait de croire à son existence a quelque chose d’extrêmement réel et entretient le discours raciste. À ce point de la réflexion, l’auteur propose d’élargir le débat en posant cette question : En quoi est-il utile d’être raciste? Cette interrogation permet de faire sortir la réflexion d’une simple dénonciation. Il s’agit de chercher à comprendre en quoi ces représentations stéréotypées servent le discours raciste…
Si vous souhaitez voir son intervention, cliquez ici.
Un mois plus tard, invité de Catherine Clément sur France Culture, Yann Le Bihan a, dans un premier temps, rappelé son objectif, à savoir comprendre l’imaginaire colonial masculin en étudiant sur onze années quatre revues écrites et lues par des hommes (New Look, Vogue Homme, L’écho des savanes et Photo).
Mais très rapidement, la conversation s’est orientée vers le problème de la représentation. Selon lui, c’est sur ce point qu’il faut chercher à faire évoluer les esprits en priorité. En effet, les « femmes noires », selon le stéréotype encore en vigueur, sont la plupart du temps réduites à un corps. De plus, dans la même idée, leur évocation renvoie souvent à un imaginaire du végétal (liane) et de l’animal (panthère etc.). Or, cela fait ressortir un fait frappant : tout ce qui a trait à la raison est gommé, disparaît.
Yann Le Bihan conclut sur ce constat :
La décolonisation politique a été faite, la décolonisation des esprits est en cours.





