L’anthologie de la poésie érotique féminine française contemporaine présentée au Marché de la Poésie
Comme chaque année, à la fin du mois de mai, se tiendra, sur la place Saint-Sulpice, dans le VIème arrondissement de Paris, le Marché de la Poésie.
L’occasion pour Giovanni Dotoli de présenter la monumentale Anthologie de la poésie érotique féminine contemporaine qu’il a dirigée pour les Éditions Hermann.
Il sera, pour ce faire, présent au Marché, du 27 au 29 mai, de 12h à 20h, sur le stand 615.
Nous vous y espérons nombreux.
Pensées sur la scène primitive, "un essai d’une grande pertinence" selon Patrick Kéchichian
Dans l’édition de La Croix du 29 octobre, Patrick Kéchichian signe un article sur « deux livres de et sur le poète [Yves Bonnefoy] [qui] invitent [à l'en croire] à un voyage à travers le "tumulte de l’inconscient" jusqu’aux sources vives de la création».
Le premier de ces livres est l’ouvrage que publie Bonnefoy aux Éditions Galilée : Deux scènes et notes conjointes.
Le second est l’essai sur le poète que Patrick Née a fait paraître dans la collection Savoir Lettres des Éditions Hermann et pour lequel Alain Veinstein l’avait reçu dans Du jour au lendemain, sur France Culture, le 29 septembre dernier : Pensées sur la scène primitive. Yves Bonnefoy, lecteur de Jarry et de Lély.
À propos de celui-ci, Patrick Kéchichian écrit : « Dans un essai d’une grande pertinence, Patrick Née, l’un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre d’Yves Bonnefoy, après avoir analysé l’influence, forte mais discrète, qu’exercèrent sur lui Alfred Jarry et Gilbert Lély, explique la "profondeur d’intuition" que l’écrivain manifeste dans ce dernier livre. »
Pour lire l’article, cliquez ici.
Pour consulter le communiqué de presse de l’ouvrage, cliquez ici.
Contact presse : Daphnée Gravelat – daphnee.gravelat@editions-hermann.fr
Ajout du 17 juin 2010 :
« Un regard nouveau sur la scène originaire »
Le 15 février dernier, Jean Bellemin-Noël, qui fait autorité en France sur la question de la psychanalyse du texte littéraire, a donné, qui plus est, à la revue Acta Fabula un très beau compte rendu sur le livre de Patrick Née que vous pourrez consulter en cliquant ici.
Je ne résiste pas, cependant, à vous en donner un extrait :
« Je dois dire pour commencer que depuis longtemps j’ai une grande estime pour le tonus de Patrick Née et que dans le présent volume cette qualité s’accorde avec une féconde justesse à la tonicité que j’ai toujours goûtée dans l’œuvre du poète dont il est spécialiste reconnu, le meilleur connaisseur et un interprète impressionnant. J’entends par tonus chez Patrick Née un mélange de ferveur contagieuse pour les objets dont il s’occupe, d’enthousiasme pour les aborder avec ruse et détermination, d’énergie pour les retourner et en observer toutes les coutures, d’encyclopédisme pour éclairer leurs diverses facettes, enfin de passion pour nous transmettre dans une langue rigoureuse et vigoureuse, au maximum de la concentration, les idées souvent novatrices qu’il retire de ses explorations, ou, vaudrait-il mieux dire, de ses pénétrations en forme d’irrigations, car parler de tonus, c’est dire tension, pression, arborescence des artères. »
Jean Bellemin-Noël , « Un regard nouveau sur la Scène originaire », Acta Fabula
J’ajoute que Patrick Née vient de publier, en collaboration avec Yves Bonnefoy, les actes de la carte blanche que Tours, sa ville natale, a offerte au poète en 2007 et en 2008. L’ouvrage intitulé Poésie, art, pensée. Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy vient de paraître dans la collection Savoir Lettres.
Y sont rassemblés des propos sur les arts (musique, architecture, photographie et peinture) et sur divers modes de rapports à l’être (philosophie, psychanalyse et mystique) ; tous mis en relation avec la recherche propre du poétique ayant fait appel, pour ce faire, à des spécialistes de ces diverses démarches d’art et de pensée : Michela Landi, Didier Laroque, Jérôme Thélot, Bernard Vouilloux, Marlène Zarader, Patrick Née et François Trémolières.
« Traduire, c’est prendre le temps de respirer dans un effort continué, et étant guidé par un autre »
Le 21 octobre 2009, a paru dans La Presse de Tunisie un très bel entretien entre Aymen Hacen, poète tunisien d’expression française, et Éric Dayre, l’auteur de L’Absolu comparé.
Comme le rappelle Aymen Hacen, Éric Dayre, essayiste et traducteur, est professeur de littérature comparée à l’École normale supérieure de Lettres et de Sciences humaines de Lyon où il dirige le Centre d’Études poétiques.
Pour lire un extrait de l’entretien, cliquez ici.
"Le régime de l’image" par Martin Rueff, de Deguy à Berlusconi…
Martin Rueff, qui vient de publier, dans la collection Le Bel Aujourd’hui que dirige Danielle Cohen-Levinas, un ouvrage consacré à l’oeuvre poétique de Michel Deguy intitulé Différence et Identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, est, depuis quelques semaines, un de ceux qui dénoncent, sur la scène médiatique française, la politique spectacle de Silvio Berlusconi.
Il était hier soir l’invité de Frédéric Taddeï pour commenter, dans le cadre de la Séquence du jour de Ce soir ou jamais, les images de la bande-annonce du documentaire de Erik Gandini, Videocracy, qui raconte comment la télévision privée a changé l’Italie de ces trente dernières années.
Pour visionner la vidéo de l’émission, cliquez ici.
Et, le 17 septembre, il écrivait, dans Libération, une tribune libre intitulée Berlusconi, l’homme qui a mis le spectacle à la place de la politique, dont voici un extrait :
« Berlusconi n’aime pas la politique. Il n’aime pas les idées, il n’aime pas les livres, il n’aime pas les discours. Il incarne en ce sens une figure décisive de la société du spectacle. Quand on a tout transformé en spectacle, le discours ne vaut plus rien. Le discours révèle sans montrer, il approche du réel sans prétendre le doubler ou le remplacer, il en dénonce les complexités, les contradictions, les surimpressions, l’épaisseur historique. C’est donc le discours qu’il faut taire en le remplaçant par des images. C’est la logique qu’il faut détruire par la spécularisation du réel : jamais censure n’aura été si parfaite. »
Or, écrivant cela, Martin Rueff rejoint précisément le 7 ème point du chapitre de son livre, Différence et identité, consacré au culturel et intitulé "Le régime de l’image, organon et puissance culturel". Je vous propose également ici d’en lire un extrait :
« Si le culturel impose l’empire des mauvaises duplications et le trafic des doubles, l’image est son organon. Il l’impose, elle le masque. Deguy est proche ici de Debord : selon ce dernier, le capitalisme en sa forme ultime se présente comme une immense accumulation de spectacles où tout ce qui était immédiatement vécu s’est éloigné dans la représentation. Pourtant, loin que le spectacle coïncide simplement avec la sphère des images, il « constitue un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images ». La formule est devenue célèbre : « le spectacle est le capital parvenu à un tel degré d’accumulation qu’il devient image ». »
Pour en savoir plus sur l’ouvrage :
la critique de Jean-Claude Pinson
le compte rendu de Ronald Klapka
l’article d’Aliocha Wald Lasowski paru dans L’Humanité du 5 octobre 2009
Par ailleurs, Martin Rueff sera au Petit Palais, en compagnie de Michel Deguy, le mercredi 28 octobre 2009, de 13h à 15h, dans le cadre des rencontres publiques organisées par la Maison des Écrivains, pour débattre de la question "La poésie, pour quoi faire ?". La rencontre sera diffusée sur France Culture le 16 novembre. Pour en savoir plus, cliquez ici.




