Le lundi 15 novembre, à l’occasion de la Séance publique annuelle de l’Académie des Sciences morales et politiques, Michel Forsé et Maxime Parodi ont reçu le Prix Joseph Saillet pour l’ouvrage qu’ils ont publié, dans la collection sociologique des Éditions Hermann, Société et Pensées, que dirige Gérald Bronner depuis 2006.
L’occasion de représenter ici leur très belle étude sur la justice sociale intitulée Une théorie empirique de la justice sociale, et de reprendre, pour ce faire, le texte de présentation qui a paru dans le livret édité par l’Académie et distribué à l’issue de la remise des prix :
« La démarche des deux auteurs présente l’originalité de confronter la littérature philosophique sur la justice sociale aux résultats des enquêtes sociologiques. Selon ce qu’on peut considérer comme le dénominateur commun de la littérature philosophique sur le sujet, l’individu obéirait, par delà les différences culturelles, à trois critères universels fortement hiérarchisés : une société juste doit en premier lieu satisfaire aux besoins élémentaires du citoyen ; en deuxième lieu répondre au critère de l’équité, à savoir récompenser le citoyen en fonction de ses mérites ; en troisième lieu, mais en troisième lieu seulement, satisfaire au critère de l’égalité, à savoir chercher à ce que les ressources des citoyens ne soient pas inégales. La seconde partie du livre met ces idées à l’épreuve des données tirées de plusieurs enquêtes, notamment le World Values Survey et le European Values Survey. L’analyse des données montre que la forte hiérarchisation des trois critères apparaît avec certaines nuances dans tous les pays observés. D’où l’on conclut que le poncif selon lequel la justice sociale se confondrait, dans l’esprit du public, avec l’égalitarisme et qu’il serait un des traits dominants des sociétés modernes – en particulier de la société française – ne correspond pas à une réalité. Une autre idée émerge de l’étude, à savoir que les individus interrogés dans les enquêtes construisent leurs réponses, non à partir de leur position sociale personnelle, mais en cherchant à se mettre à la place d’un individu quelconque et à imaginer des raisons que les autres approuveraient, pour justifier par exemple les différences de rémunérations entre activités professionnelles. »
À lire également le compte rendu de Guillaume Arnould qui a paru dans Liens socio en août dernier.
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Le lundi 4 octobre, à la Maison de l’Amérique latine, Jacqueline Risset a reçu le Prix Caillois de l’Essai 2010 pour son livre sur Proust: Une certaine joie. Elle succède ainsi à Maurice Olender, Serge Gruzinski et Paul Veyne.
Pour en savoir plus sur l’ouvrage, je vous propose de vous reporter à sa page de présentation sur le site des Éditions Hermann.
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Ce samedi 5 décembre, à la librairie Lipsy, sise au 15 de la rue Monge dans le Ve arrondissement à Paris, sera remis le Prix de l’Évolution psychiatrique à Jean-Louis Feys pour son livre paru dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann que codirige Élisabeth Naneix : L’anthropologie de Jacques Schotte. Une introduction.
Le document de communication du Prix daté du 11 novembre précisait :
« Le jury a voté à l’unanimité pour le livre de Jean-Louis Feys. Il est rare de pouvoir dire d’un livre qu’il manquait. Or c’est un fait, Jean-Louis Feys répare une injustice liée à la personnalité du regretté Jacques Schotte, liée à la modestie et à la discrétion de celui qui s’est centré sur l’enregistrement oral, et qui a peu écrit. Jean-Louis Feys, son élève, s’est mis à son service pour offrir une extraordinaire synthèse de la pensée de Schotte, permettant désormais à tout un chacun de le lire grâce à l’écriture fidèle de celui qui l’a tant, et si bien écouté… »
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Guillaume de Sardes a reçu cet après-midi le Prix Bourgogne Littérature 2009 pour son roman Le Nil est froid publié en septembre 2009 aux édition Hermann.
Pour en savoir plus sur le livre, vous pouvez consulter la page qui lui est consacré sur le blog en cliquant ici.
Guillaume de Sardes sera, par ailleurs, au Salon européen du Livre de Dijon tout le week-end pour dédicacer son livre et rencontrer ses lecteurs. Nous vous y espérons nombreux.
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