"Coquelicots sous l’orage" dans L’ARCHE
Dans le numéro de l’Arche du mois de mai, Laurie Laufer, psychanalyste et maître de conférence en psycho-pathologie à l’Université Paris-VII, consacre une chronique aux fictions psychanalytiques de Gisèle Harrus-Révidi : Coquelicots sous l’orage.
« Le recueil de nouvelles Coquelicots sous l’orage, que nous propose Gisèle Harrus-Révidi, fonctionne comme une série, articulée et tissée par les mêmes fils : peut-on se sortir de ce que l’on imagine d’un destin familial ? À l’instar d’un de ses personnages qui se demande avec angoisse "qu’est-ce qui est normal, qu’est-ce qu’une famille normale ?", les histoires que conte l’auteur dessinent les contours de ces questions énigmatiques.
Tendues, tel un witz à la chute mi-ironique mi désespérée, ces nouvelles ont la fulgurance d’un récit d’une première séance d’analyse ou d’un récit de rêve qui tournerait parfois au cauchemar – ou qui laisserait entrevoir une ironie salvatrice. »
Présentation de "Coquelicots sous l’orage" de Gisèle Harrus-Révidi à la Librairie Lipsy le 14 mai 2009
La célèbre librairie psychanalytique, située au 15 de la rue Monge à Paris, a accueilli, jeudi dernier, une présentation du nouveau livre de Gisèle Harrus-Révidi : Coquelicots sous l’orage.
Nous vous remercions d’y avoir été si nombreux.
Nous avions prévu d’en rapporter une petite vidéo. Mais, malheureusement, la qualité de ce que nous avons filmé n’est pas assez bonne. Et, nous avons dû, à contrecoeur, renoncer à vous la présenter. Cependant, très bientôt, grâce à l’équipe du site obiwi, qui filmera mardi prochain Gisèle Harrus-Révidi chez elle, nous pourrons enfin donner à voir et à entendre la psychanalyste devenue nouvelliste.
En attendant, nous vous proposons de lire un extrait des propos qu’elle a tenus, jeudi dernier, où il est beaucoup question de Storytelling :
« Auparavant, quand j’écrivais des études de cas, je passais mon temps à me demander : Est-ce que c’est exact ? Est-ce que c’est rigoureux ? Est-ce que je n’ai pas un petit peu inventé ? Est-ce que je n’ai pas un petit peu transformé ?
Or, il y a quelques années, j’ai entendu parler de Storytelling, c’est-à-dire de la possibilité de raconter une histoire autour de la vérité pour mieux la dire, pour mieux la faire comprendre.
Et, cela m’a donné l’idée de l’appliquer à mes études de cas ; et d’écrire non plus des études de cas selon une rigueur toute universitaire, mais des fictions psychanalytiques. C’est de là que sont nés Coquelicots.
J’ai donc pris des histoires qui sont toutes des histoires vraies. Et, pour la première fois, je me suis laissée aller à l’imaginaire… »
Pour en savoir plus sur le concept de fictions psychanalytiques, vous pouvez lire le dossier de presse de Coquelicots sous l’orage, et en particulier, en son sein, le texte de Gisèle Harrus-Révidi intitulé Huit fictions psychanalytiques.
Vous pouvez également poser des questions à l’auteur en m’écrivant à l’adresse suivante : daphnee.gravelat@editions-hermann.fr ou en laissant un commentaire sur le billet.