La rentrée Arts-Lettres-Sciences humaines et Sciences des Éditions Hermann
Les Éditions Hermann feront leur rentrée le 24 août prochain avec, d’une part, un nouveau site ; et, d’autre part, dans leur catalogue Arts-Lettres-Sciences humaines :
la parution du document exceptionnel que sont Les Cahiers de philosophie de Courbet- la nouvelle édition du Journal d’un collectionneur de René Gimpel, ouvrage de référence en matière d’histoire de l’art qui propose un témoignage unique et éclairant sur la vie des artistes, des collectionneurs, des marchands et de toutes les figures du monde de l’art du premier XXème siècle, et qui n’avait jamais été réimprimé depuis sa première édition en 1963 chez Calmann-Lévy
- la publication, dans la collection Fictions pensantes, d’un essai de Sylvie Rollet, codirectrice du programme interuniversitaire sur le cinéma et histoire, consacré à la représentation de la Catastrophe au cinéma, d’Alain Reynais à Rithy Panh, et intitulé Une éthique du regard
sur la réédition, dans la collection Cerisy Archives, des colloques de Cerisy qui ont marqué l’histoire de la pensée- et sur le 37ème numéro de notre revueLabyrinthe consacrée aux Séries télé.
Et, dans le catalogue Sciences :
- une nouvelle collection intitulée Cultures numériques dans laquelle paraîtra, le 24 octobre prochain, un ouvrage événement : Le Dictionnaire de la culture numérique, une publication dirigée par Milad Doueihi, auteur au Seuil du récent La grande conversion du numérique, soutenue par la BNF, et recueillant les articles des plus grands spécialistes français de la question.
L’anthologie de la poésie érotique féminine française contemporaine présentée au Marché de la Poésie
Comme chaque année, à la fin du mois de mai, se tiendra, sur la place Saint-Sulpice, dans le VIème arrondissement de Paris, le Marché de la Poésie.
L’occasion pour Giovanni Dotoli de présenter la monumentale Anthologie de la poésie érotique féminine contemporaine qu’il a dirigée pour les Éditions Hermann.
Il sera, pour ce faire, présent au Marché, du 27 au 29 mai, de 12h à 20h, sur le stand 615.
Nous vous y espérons nombreux.
Entretien littéraire et débat scientifique : l’actualité radiophonique des Éditions Hermann
La semaine dernière, deux auteurs des Éditions Hermann ont participé à des émissions sur les ondes de Radio France.
Jeudi soir dernier, c’était Arnaud Buchs qui était l’invité d’Alain Veinstein pour un Du jour au lendemain consacré à son ouvrage paru dans la collection Fictions pensantes, Écrire le regard.
Pour écouter l’entretien, cliquez ici.
Et, le lendemain, en début d’après-midi, Michel Claessens, l’auteur de Allo, la science ? Analyse
critique de la médiascience était, quant à lui, l’invité du Club Science Publique animé par Michel Alberganti, sur France Culture, pour s’interroger sur le concept de médiascience, néologisme précisément forgé par lui en ce livre. Autour de la table, Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance, Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialisé en sciences de l’évolution, et Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.
Pour écouter l’entretien, cliquez ici.
Yann Le Bihan sur les ondes
Yann Le Bihan, est Docteur en Psychologie sociale. Ses travaux portent sur le racisme et l’héritage des imaginaires coloniaux. Il est l’auteur de plusieurs livres portant sur cette question, parmi lesquels Femme noire en image. Racisme et sexisme dans la presse française actuelle paru le 25 mars aux éditions Hermann.
À cette occasion, il a tour à tour été l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter puis de Catherine Clément dans Cultures de soi, cultures des autres sur France Culture.
Le 1er avril, sur les ondes de France Inter, il présentait son livre en ces termes:
Ce livre n’a pas pour but de dénoncer ou de simplement s’indigner mais plutôt de comprendre comment les stéréotypes qui sont en place depuis le XVI ème siècle et dont la femme noire est l’objet sont encore actifs voire diffusés par certains journalistes.
Selon Yann Le Bihan, le stéréotype de la femme noire relève du fantasme et n’existe pas en soi. Le problème, c’est que le fait de croire à son existence a quelque chose d’extrêmement réel et entretient le discours raciste. À ce point de la réflexion, l’auteur propose d’élargir le débat en posant cette question : En quoi est-il utile d’être raciste? Cette interrogation permet de faire sortir la réflexion d’une simple dénonciation. Il s’agit de chercher à comprendre en quoi ces représentations stéréotypées servent le discours raciste…
Si vous souhaitez voir son intervention, cliquez ici.
Un mois plus tard, invité de Catherine Clément sur France Culture, Yann Le Bihan a, dans un premier temps, rappelé son objectif, à savoir comprendre l’imaginaire colonial masculin en étudiant sur onze années quatre revues écrites et lues par des hommes (New Look, Vogue Homme, L’écho des savanes et Photo).
Mais très rapidement, la conversation s’est orientée vers le problème de la représentation. Selon lui, c’est sur ce point qu’il faut chercher à faire évoluer les esprits en priorité. En effet, les « femmes noires », selon le stéréotype encore en vigueur, sont la plupart du temps réduites à un corps. De plus, dans la même idée, leur évocation renvoie souvent à un imaginaire du végétal (liane) et de l’animal (panthère etc.). Or, cela fait ressortir un fait frappant : tout ce qui a trait à la raison est gommé, disparaît.
Yann Le Bihan conclut sur ce constat :
La décolonisation politique a été faite, la décolonisation des esprits est en cours.
L’année Liszt
Franz Liszt est né il y a 200 ans en Hongrie, le 22 octobre 1811. Compositeur révolutionnaire, pianiste virtuose, chef d’orchestre, écrivain prolixe, professeur de légende, philanthrope et humaniste, Liszt a marqué son époque. Figure emblématique de la génération romantique, il fut une véritable légende de son vivant. Pour Ravel, bien des compositeurs doivent « le meilleur de leurs qualités à la générosité musicale, vraiment prodigieuse, de ce grand précurseur ». Eternel tzigane de l’âme, voyageant sans cesse de Dublin à Saint-Pétersbourg, de Cadix à Istanbul et dans plus de soixante villes françaises, Liszt fut aussi un penseur pertinent, poétique et iconoclaste. L’Année Liszt 2011 en France a pour but de lever le voile sur l’immense héritage de Liszt, sur son œuvre, son message, qui dépasse le seul domaine de la musique.
« La mission des artistes est d’exprimer, de manifester, d’élever et de diviniser en quelque sorte le sentiment humanitaire sous tous ses aspects. » (Liszt, 1835)
Laurence Le Diagon-Jacquin, auteur, l’année dernière, d’un livre consacrée à La musique de Liszt et les arts visuels, propose, en cette année anniversaire, un Guide Liszt. Manuel pratique à l’usage des mélomanes, paru le 25 mars dernier aux éditions Hermann. La forme de ce livre, qui se présente comme un dictionnaire, permet, selon l’envie, une recherche simple et rapide ou un cheminement aléatoire. Les différentes entrées tentent d’apporter des réponses aux questions couramment posées au sujet de ce compositeur de génie.
Le 9 mai, Laurence Le Diagon-Jacquin assistera à la journée Play Liszt à Strasbourg. À cette occasion, elle participera de 17h à 18h à la Cité de la Musique et de la Danse de Strasbourg à une Table ronde sur le thème Liszt vu par les écrivains et les interprètes. Vous pourrez également l’entendre sur les ondes d’Opus Café en début de soirée, de 18h45 à 20h. Accompagnée de Jean-Yves Clément, commissaire de l’Année Liszt en France, Bruno Maysan et France Clidat, elle assistera à l’émission Accent 4 animée par Olivier Érouard et Frédéric Gaussin.
Pour une Banque centrale mondiale
À l’occasion de la sortie de son livre D’où vient l’argent ? suivi de Pour une Banque centrale mondiale paru tout récemment aux éditions Hermann, François Rachline, professeur d’économie à Sciences Po Paris et conseiller spécial du Président du Conseil économique, social et environnemental, était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur le plateau de BFM Business lundi 2 mai.
Lors de son intervention, l a rappelé les trois grandes façons de générer de l’argent :
- la guerre, dans ce cas, il s’agit de prendre leurs richesses aux ennemis
- la nature qui recèle de richesses dans ses sous-sols
- la banque.
La troisième source est, bien entendu, celle qui nous intéresse. En effet, si la nature, dont les richesses, telles que l’or ou le pétrole, sont tangibles et limitées, la banque ne distribue que des billets, soit des morceaux de papiers sur lesquels sont imprimés un montant. Les Banques centrales ont le pouvoir de battre monnaie indéfiniment, elles peuvent écrire des milliards là où la nature ne peut pas fournir des tonnes d’or. En partant de ce constat, le billet n’a, dès lors, de la valeur que parce qu’il est garanti par la Banque centrale européenne qui s’engage à ne pas imprimer plus de billets qu’elle n’a de richesses. Par ce biais, François Rachline démontre que tout ne repose plus que sur la confiance que l’on accorde, ou non, à un système. Les institutions sont désormais le butoir ultime : tout comme la nature, elles instaurent des limites à la création de la monnaie.
Depuis la crise de 2008, cette confiance dans le système a été quelque peu ébranlée. Afin de regagner la confiance de tous, François Rachline revendique la nécessité d’une interdépendance entre les plus grandes banques. Or, quoi de mieux pour matérialiser cette interdépendance que la création d’une Banque centrale mondiale ? Si une telle institution existait, permettant en son sein la convergence ainsi qu’une étroite collaboration entre les plus grandes banques, le crash boursier de 2008 n’aurait, selon lui, jamais existé.
Comment rendre la science sexy ?
À l’heure où le Japon et le monde vivent dans l’angoisse d’une catastrophe nucléaire majeure – la centrale de Fukushima, sinistrée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars n’étant toujours pas sous contrôle – le scientifique Michel Claessens, auteur du récent Allo la science ? (éditions Hermann) s’interroge : Peut-on communiquer la science sans la dénaturer ? Peut-on éduquer le grand public sans le désinformer ?
Dans une tribune publiée le 29 mars sur le site Atlantico, nouveau média d’information en ligne, il part du mystère qui plane au-dessus de la question des risques encourus suite à la panne des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima pour montrer la difficulté qu’il y a à informer le public sur des sujets techno-scientifiques complexes sans tomber dans la confusion ou l’incompréhension.
L’information scientifique est en crise et, selon lui, le seul moyen de pallier ce problème est d’amorcer une réconciliation entre science et grand public. À la question : Est-il encore possible, dans nos sociétés, de communiquer la science ? , Michel Claessens répond oui, à la seule condition de passer par ce qu’il appelle la médiascience.
« De la science, notre société goûte surtout ce que j’appelle la « médiascience », cette science (in)filtrée par les médias et servie sur un plateau (TV) au public. Bien qu’imparfaite et souvent critiquée, la médiascience me semble plus que jamais nécessaire à la vraie science. Forme spécifique d’accès au monde dans lequel nous vivons, elle apporte à la science ce qui lui manque le plus aujourd’hui : une visibilité publique et politique ainsi qu’une présentation synthétique et contextualisée. (…) Miroir déformant, certes, de la science, la médiascience est surtout une fenêtre qui permet au public de garder le contact avec la recherche, de prendre connaissance des tenants et aboutissants des travaux en cours et de participer aux grandes orientations de la société sur ces questions. »
L’auteur conclut son argumentation sur ces mots :
« Pour sa contribution à la promotion de l’information et de la culture scientifique, la médiascience est aussi un contre-savoir pour savoir. »






