Prix Caillois de l’essai pour "Une certaine joie. Essai sur Proust" de Jacqueline Risset
Le lundi 4 octobre, à la Maison de l’Amérique latine, Jacqueline Risset a reçu le Prix Caillois de l’Essai 2010 pour son livre sur Proust: Une certaine joie. Elle succède ainsi à Maurice Olender, Serge Gruzinski et Paul Veyne.
Pour en savoir plus sur l’ouvrage, je vous propose de vous reporter à sa page de présentation sur le site des Éditions Hermann.
Alain Veinstein a reçu Jacqueline Risset hier soir pour parler de son essai sur Proust
Jacqueline Risset était hier soir, sur France Culture, l’invité d’Alain Veinstein dans un Du jour au lendemain consacré à son dernier livre : Une certaine joie. Essai sur Proust.
Pour écouter l’émission, cliquez ici.
JACQUELINE RISSET – REPRISES :
La découverte de Proust :
« Ça a été une expérience totale, l’ouverture d’un monde, et en même temps une espèce de conditionnement. Je savais qu’il y avaient des choses que je ne pourrai plus penser, et que, notamment, je serai obligée à un pessimisme sur l’amour. Mais, j’étais frappée aussi par le fait que ce pessimisme si présent chez Proust était accompagné d’une capacité de joie extraordinaire. "Une certaine joie", c’est, d’ailleurs, une expression qu’il emploie dans le Carnet de 1908. »
L’écriture de l’essai :
« J’ai essayé d’écouter les points les plus actifs de l’œuvre de Proust. C’est, d’ailleurs, comme ça que je lis toujours, c’est-à-dire en essayant d’entendre ce que le texte lui-même dit. Ce qui produit une critique libre qui procède de l’intuition. »
La littérature critique proustienne :
« Une grande partie de la critique fait comme si Proust était le même du début à la fin. Or, il me semble, au contraire, qu’il y a vraiment des moments d’évolution dans lesquels sa vision s’approfondit à chaque fois. »
« Pour moi, Proust est un autre Freud. Il fait faire des progrès dans le coeur humain au sens du XVIIème siècle, c’est-à-dire l’âme humaine, l’inconscient. Pour moi, Proust parle de l’inconscient. Il fait des recherches qui sont très parallèles et aussi tout à fait contemporaine de celles de Freud. C’est très impressionnant. »
Rencontre avec Madeleine Bertaud rue de la Sorbonne le 17 juin et à Nancy le 19 juin
Le 17 juin prochain, à partir de 18h, les Éditions Hermann vous proposent de venir rencontrer Madeleine Bertaud, auteur du premier ouvrage consacré à l’oeuvre de l’académicien, François Cheng. La rencontre aura lieu dans les locaux des Éditions, au 6 rue de la Sorbonne dans le 5ème arrondissement.
Nous vous espérons nombreux.
Par ailleurs, le vendredi 19 juin, Madeleine Bertaud, lors d’une séance publique de l’Académie Stanislas, présentera une communication intitulé Le voyage selon François Cheng. À l’issue de la séance, elle signera son livre à la Librairie Didier sise au 6 de la rue Gambetta à Nancy.
Pour en savoir plus sur François Cheng, vous pouvez lire l’entretien qu’il a accordé ce mois-ci au Magazine littéraire dans lequel la lecture du livre de Madeleine Bertaud : François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte est vivement conseillé.