« Ni chose ni personne » de Bernard Edelman, livre du jour dans Le Monde

11 juin 2009 at 11:36 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Le monde-11:06:09Dans Le Monde daté du 11 juin, Anne Chemin  spécialiste des questions de société au Monde et auteur, dans le dossier que le quotidien a consacré ce mercredi  aux États généraux de la Bioéthique, d’un article sur la gestation pour autrui et d’une réflexion sur la levée de l’anonymat du don des gamètes s’est intéressé, dans le cadre de la rubrique « Le livre du jour »,  au livre de Bernard Edelman, Ni chose ni personne.

«Il y a bien longtemps, le monde était simple : investi d’une certaine sacralité, le vivant, qu’il s’agisse du végétal, de l’animal ou de l’humain, ne pouvait être breveté comme une vulgaire invention. (…) Mais au cours du XXe siècle, ce paysage a été profondément bouleversé : l’on commença par admettre en 1930, aux États-Unis, que l’homme pouvait inventer de nouvelles plantes, puis, dans les années 1970 et 1980, que l’on pouvait breveter non plus seulement des choses, mais aussi des bactéries, des huîtres ou des souris, c’est-à-dire du vivant. (…)

couverture Ni chose ni personneBernard Edelman a choisi de conter cette étrange aventure dans ce petit livre qui se lit  comme une histoire. Pour ce faire, il a chaussé ses lunettes de juriste : c’est à travers les arrêts de la Cour suprême américaine, les décisions de la Cour de cassation ou les décrets ministériels qu’il analyse l’évolution de notre regard sur le corps humain. (…)

Dons d’organes post mortem, cessions de gamètes, fecondation in vitro, congélation d’embryons, brevetabilité du vivant : selon Bernard Edelman, le corps humain entre dans une ère dont il est difficile de dessiner les contours. (…)

Bernard Edelman aborde ce nouveau monde avec une certaine réticence. (…) Son livre y puise parfois un ton passéiste, mais son voyage dans les méandres du droit mérite le détour : il renouvelle le regard sur un compagnon que nous croyons pourtant bien connaître, le corps humain.»                                            

 Anne Chemin, « Le livre du jour », Le Monde, 11 juin 2009

Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Bernard Edelman, vous pouvez consulter son dossier de presse.

 

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