La parution de « Présence des oeuvres perdues » de Judith Schlanger saluée, ce jour, dans « Le Monde des Livres »

19 novembre 2010 at 17:41 (Judith Schlanger-Présence des oeuvres perdues, Presse écrite, Savoir Lettres) (, , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté de ce jour, Jean-Louis Jeannelle signe un passionnant compte rendu sur le livre de Judith Schlanger qui a paru, dans notre collection Savoir Lettres, en octobre dernier, sous le titre Présence des oeuvres perdues.

Comme je trouve l’article de Jean-Louis Jeannelle merveilleusement écrit et que je suis d’avis qu’il rend merveilleusement compte de l’ouvrage de Judith Schlanger, je ne résiste pas au plaisir de le citer et de m’en remettre complètement à lui pour présenter le livre de Mme Schlanger :

« Lors d’une visite officielle qu’il rendit à Nehru, André Malraux lui fit remarquer qu’en face des Vies parallèles de Plutarque, il serait bien intéressant d’écrire une histoire de ce que l’humanité a perdu, quand ce qu’elle a perdu a laissé sa trace (Antimémoires, 1967). Ce à quoi le Pandit répondit : Vous commenceriez par l’histoire des dieux… De ce qu’on prenait jusqu’alors pour une simple boutade, Judith Schlanger tire une véritable théorie. Cette spécialiste de l’ «invention intellectuelle» est l’une des rares à s’aventurer en terrain parfaitement inconnu. Longtemps, en effet, les historiens de la littérature se sont représenté le passé comme une succession de chefs-d’oeuvre. Le geste accompli par Schlanger se révèle décisif : rappeler que l’histoire des lettres se compose pour l’essentiel d’oeuvres oubliées, détruites, disparues, négligées ou altérées… Autrement dit que la vraie question n’est pas de justifier la valeur de ce que la postérité a retenu, mais de s’interroger sur ce qu’elle a ignoré. » J.L. Jeannelle, Le Monde des Livres, 19 novembre 2010

Judith Schlanger et Adèle Van Reeth © France Culture

Pour lire la recension de Jean-Louis Jeannelle dans son intégralité, cliquez ici.

En outre, il est toujours possible d’écouter l’entretien que Judith a accordé à Adèle Van Reeth pour son Journal des Nouveaux Chemins, sur France Culture, le 13 octobre dernier ; et, le 7 décembre, toujours sur France Culture, je vous convie à écouter celui qu’elle a enregistré avec Alain Veinstein pour Du jour au lendemain.

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Michel Forsé et Maxime Parodi primés par l’Académie des Sciences morales et politiques pour leur livre, « Une théorie empirique de la justice sociale »

18 novembre 2010 at 10:19 (Forsé-Parodi-Théorie empirique de la justice sociale, Prix, Société et pensées, Sociologie) (, , , , , , , , , )

Le lundi 15 novembre, à l’occasion de la Séance publique annuelle de l’Académie des Sciences morales et politiques, Michel Forsé et Maxime Parodi ont reçu le Prix Joseph Saillet pour l’ouvrage qu’ils ont publié, dans la collection sociologique des Éditions HermannSociété et Pensées, que dirige Gérald Bronner depuis 2006.

L’occasion de représenter ici leur très belle étude sur la justice sociale intitulée  Une théorie empirique de la justice sociale, et de reprendre, pour ce faire, le texte de présentation qui a paru dans le livret édité par l’Académie et distribué à l’issue de la remise des prix :

« La démarche des deux auteurs présente l’originalité de confronter la littérature philosophique sur la justice sociale aux résultats des enquêtes sociologiques. Selon ce qu’on peut considérer comme le dénominateur commun de la littérature philosophique sur le sujet, l’individu obéirait, par delà les différences culturelles, à trois critères universels fortement hiérarchisés : une société juste doit en premier lieu satisfaire aux besoins élémentaires du citoyen ; en deuxième lieu répondre au critère de l’équité, à savoir récompenser le citoyen en fonction de ses mérites ; en troisième lieu, mais en troisième lieu seulement, satisfaire au critère de l’égalité, à savoir chercher à ce que les ressources des citoyens ne soient pas inégales. La seconde partie du livre met ces idées à l’épreuve des données tirées de plusieurs enquêtes, notamment le World Values Survey et le European Values Survey. L’analyse des données montre que la forte hiérarchisation des trois critères apparaît avec certaines nuances dans tous les pays observés. D’où l’on conclut que le poncif selon lequel la justice sociale se confondrait, dans l’esprit du public, avec l’égalitarisme et qu’il serait un des traits dominants des sociétés modernes – en particulier de la société française – ne correspond pas à une réalité. Une autre idée émerge de l’étude, à savoir que les individus interrogés dans les enquêtes construisent leurs réponses, non à partir de leur position sociale personnelle, mais en cherchant à se mettre à la place d’un individu quelconque et à imaginer des raisons que les autres approuveraient, pour justifier par exemple les différences de rémunérations entre activités professionnelles. »

À lire également le compte rendu de Guillaume Arnould qui a paru dans Liens socio en août dernier.

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« Le corps retrouvé » de Pierre Delion dans la dernière édition du « Monde des Livres »

17 novembre 2010 at 14:31 (Claudine Normand-Petite grammaire du quotidien, Le rire à l'épreuve de l'inconscient, Pierre Delion-Le corps retrouvé, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté du 12 novembre, Elisabeth Roudinesco a choisi d’offrir aux lecteurs du Monde un zoom sur le dernier livre de Pierre Delion paru dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann, sous la direction d’Elisabeth Naneix, Le corps retrouvé. Franchir le tabou du corps en psychiatrie.

Elle écrit à son propos :


«Pierre Delion tente dans ce petit livre remarquable de penser la question du corps dans le traitement de la folie et de l’autisme. Il montre que que, bien au-delà de la cure par la parole, il faut aussi, s’agissant des pathologies lourdes, faire intervenir le corps comme « objets parleurs »

Pour consulter l’article d’Elisabeth Roudinesco dans son intégralité, cliquez ici.

À lire également sur l’ouvrage de Pierre Delion, le très bon compte rendu de Jean-Luc Vannier.

La collection a également publié tout récemment deux autres titres que je ne résiste pas à la tentation de signaler ici.

Tout d’abord, Le rire à l’épreuve de l’inconscient de Anne Bourgain, Christophe Chaperot et Christian Pisani, auquel Le Journal des Psychologues a consacré un compte rendu.

Ensuite, un ouvrage de la linguiste, Claudine Normand, intitulé Petite grammaire du quotidien. Paradoxe de la langue ordinaire, auquel le site Non Fiction a rendu hommage avec une très belle recension de Agnès Cousin de Ravel.

Par ailleurs, nous publierons, toujours dans la même collection, un texte inédit du psychanalyste Jean Clavreul, La Formation des psychanalystes, dont je conseille vivement la lecture.

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