Jehan Alain aurait aujourd’hui cent ans…

22 mars 2011 at 16:13 (Aurélie Décourt-La famille Alain) (, , , , , , , , , , , , )

Le 3 février 2011, Jehan Alain, compositeur et organiste français aurait eu cent ans. La guerre en a décidé autrement. Le 20 juin 1940, il résiste seul à un peloton d’assaut ennemi et meurt sous les balles allemandes. Il a 29 ans.

En cette année anniversaire, Aurélie Décourt, nièce du compositeur, rend hommage à cet oncle dont elle souhaite raviver le souvenir auprès du public français, lui dont les œuvres pour orgue sont jouées partout dans le monde, les plus célèbres étant Les Litanies et Les Trois Danses.


Ainsi, le 25 mars 2011, les éditions Hermann publieront Une famille de musiciens au XXème siècle. La famille Alain d’Aurélie Décourt. Présentation :

 

Quatre frères et sœurs passionnés de musique, à l’école d’un père exceptionnel, musicologue d’avant garde à l’orée du XXe siècle, compositeur d’une œuvre religieuse raffinée, facteur d’orgues amateur qui offrit à ses enfants le plus beau des jouets : un orgue mécanique de trente-neuf jeux dans le salon. Envahissant, en perpétuelle transformation, ce « cinquième enfant » d’Albert Alain commanda le destin de Jehan, Marie-Odile, Olivier et Marie-Claire : ils furent tous organistes, inspirés par les sonorités et la mécanique subtile de ce fabuleux instrument qui devint naturellement le médiateur de leur tempérament artistique.

La mesure du rôle des Alain dans l’histoire de la musique du XXe siècle sort renforcée de cette étude qui leur assigne une place capitale, mais une place qui ne ressortit à aucune école, si ce n’est l’école familiale, « l’école Alain ».


Organisé par Aurélie Décourt et relayé par Le journal de Saint-Germain auront lieu, les 25, 26 et 27 mars prochain dans le quartier latin, diverses manifestations culturelles en hommage à Jehan Alain. Outre cinq concerts, une exposition et un colloque qui s’étendront sur 3 jours, le samedi 26 mars 2011, la comédienne Brigitte Fossey se glissera dans la peau du musicien-poète-dessinateur saint-germanois Jehan Alain, lors d’un concert spectacle, où elle dira des extraits de lettres qu’il avait écrites, accompagnée par l’organiste Michel Bouvart.

 

Enfin, nous vous recommandons la lecture d’un article consacré à Jehan Alain et paru dans  La Lettre du musicien de février 2011. Le journaliste donne la parole à Thierry Escaich, organiste, compositeur et tout récent Lauréat des Victoires de la musique classique (pour la troisième fois). Familier de l’œuvre de Jehan Alain, il nous donne son point de vue.

C’est d’abord un compositeur atypique, car, malgré la brièveté de sa vie, il a développé plusieurs directions de composition en peu de temps. Son œuvre est marquée par le sens de la recherche, de la construction du timbre, par exemple dans les Trois Danses. Il fait partie des compositeurs qui ont ouvert cette conscience du timbre au XXème siècle. Il a aussi un sens très développé des couleurs modales avec lesquelles il joue (…). Il y a, chez Jehan Alain, une couleur modale immédiatement reconnaissable, même si elle diffère d’une œuvre à l’autre.

 

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