Comment rendre la science sexy ?

30 mars 2011 at 14:43 (Michel Claessens-Allo la science) (, , , , , , , )

À l’heure où le Japon et le monde vivent dans l’angoisse d’une catastrophe nucléaire majeure – la centrale de Fukushima, sinistrée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars n’étant toujours pas sous contrôle – le scientifique Michel Claessens, auteur du récent  Allo la science ? (éditions Hermann) s’interroge : Peut-on communiquer la science sans la dénaturer ? Peut-on éduquer le grand public sans le désinformer ?

 

Dans une tribune publiée le 29 mars sur le site Atlantico, nouveau média d’information en ligne, il part du mystère qui plane au-dessus de la question des risques encourus suite à la panne des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima pour montrer la difficulté qu’il y a à informer le public sur des sujets techno-scientifiques complexes sans tomber dans la confusion ou l’incompréhension.

L’information scientifique est en crise et, selon lui, le seul moyen de pallier ce problème est d’amorcer une réconciliation entre science et grand public. À la question : Est-il encore possible, dans nos sociétés, de communiquer la science ? , Michel Claessens répond oui, à la seule condition de passer par ce qu’il appelle la médiascience.

« De la science, notre société goûte surtout ce que j’appelle la « médiascience », cette science (in)filtrée par les médias et servie sur un plateau (TV) au public. Bien qu’imparfaite et souvent critiquée, la médiascience me semble plus que jamais nécessaire à la vraie science. Forme spécifique d’accès au monde dans lequel nous vivons, elle apporte à la science ce qui lui manque le plus aujourd’hui : une visibilité publique et politique ainsi qu’une présentation synthétique et contextualisée. (…) Miroir déformant, certes, de la science, la médiascience est surtout une fenêtre qui permet au public de garder le contact avec la recherche, de prendre connaissance des tenants et aboutissants des travaux en cours et de participer aux grandes orientations de la société sur ces questions. »

L’auteur conclut son argumentation sur ces mots :

« Pour sa contribution à la promotion de l’information et de la culture scientifique, la médiascience est aussi un contre-savoir pour savoir. »


 

 

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