Yann Le Bihan, jeudi dernier, sur Radio Campus Paris

30 mai 2011 at 14:02 (Radio, Yann Le Bihan-Femme noire en image) (, , , , , , , , )

Jeudi dernier, Yann Le Bihan était l’invité de l’émission L’appart sur Radio Campus Paris pour présenter son livre, Femme noire en image, et explorer le racisme et le sexisme dans les médias français.

L’occasion de répondre aux questions soulevées par son ouvrage :

La presse française est-elle  sexiste et raciste ?

Quelle(s) image(s) donne-t-elle de la « femme noire » ?

Et, au delà du débat sur la discrimination positive, comment les stéréotypes, hérités de l’époque coloniale, se retrouvent-ils dans la presse actuelle ?

Pour écouter l’émission, cliquez ici ?

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Monique David-Ménard dans « La Fabrique de l’humain » sur France Culture hier soir

27 mai 2011 at 13:31 (Dans l'actu !, Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , )

Hier soir, Monique David-Ménard, philosophe et psychanalyste, s’entretenait en direct avec Philippe Petit sur les ondes de France Culture, pour une Fabrique de l’humain consacrée à son dernier livre : Éloge des hasards dans la vie sexuelle.

Au programme, bien sûr, les hasards dans la vie sexuelle d’un point de vue théorique : Monique David-Ménard a ainsi défini la vie sexuelle comme le « non-maîtrisé » par excellence, comme la chose qui nous échappe le plus au monde, comme le terrain où, plus que tout autre, nous sommes face à l’inconnu de nous-même ; mais aussi, bien entendu, d’un point de vue pratique… Et quel meilleur exemple, en cette période où nous sommes tous fascinés et obsédés par  l’affaire DSK, que celle-là même.

Monique David-Ménard a, d’ailleurs, parlé pour son propre compte, à propos de  cette affaire,  de traumatisme. Elle a confié avoir identifié chez elle dans les jours qui ont suivi une sidération, une incapacité à penser,  signes, dit-elle, des traumatismes névrotiques.

Pour elle, l’affaire DSK est le miroir même que ce qui peut se jouer, en matière de hasard malheureux, destructeur,  dans la vie sexuelle.

Pour écouter l’émission et mieux appréhender ces questions, cliquez ici.

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L’actualité radiophonique du jour : Gisèle Berkman, l’invitée du « Journal des Nouveaux Chemins de la Connaissance »

25 mai 2011 at 15:41 (Uncategorized) (, , , , , , , , , , , , , , )

Jean-Clet Martin, Gisèle Berkman et Etienne Barillier J.TRICARD©RADIO FRANCE

Jean-Clet Martin, Gisèle Berkman et Etienne Barillier J.TRICARD©RADIO FRANCE

Ce matin, Adèle Van Reeth recevait dans son Journal des Nouveaux Chemins de la Connaissance Gisèle Berkman, l’auteur, dans la collection Fictions pensantes, d’un très bel essai sur l’intérêt que la nouvelle d’Herman Melville, Bartleby, a suscité chez nombre de philosophes, tels que Blanchot, Derrida, Deleuze, Rancière, Agamben, Nancy.

L’ouvrage s’appelle L’Effet Bartleby. Philosophes lecteurs.

Rappelons, avec Gisèle Berkman, la trame narratologique de la nouvelle de Melville :

« Le récit se décompose en trois phases. Dans un premier temps, l’étrange scribe abat une quantité de travail considérable (…). Mais lorsqu’il est question de collationner les documents copiés, le scribe refuse de procéder avec l’avoué à la vérification. Ou plutôt, il use de la fameuse formule, qui ouvre un espace indécidable entre le oui et le non, ce « I would prefer not to » (…) La résistance passive de Bartleby s’installe, cependant que l’avoué commence à ressentir à ressentir à son endroit une singulière fascination. (…) Les jours passent, et l’avoué prend son parti de l’attitude de Bartleby, qui copie une quantité considérable de documents, tout en se soustrayant obstinément à la vérification d’autrui. Le scribe devient alors indélogeable, inexpulsable (…) »

Et décrivons avec elle, également, l’objet de son étude :

« Il s’agira, écrit-elle en son introduction,  (…) de mener l’enquête sur les commentaires philosophiques de la nouvelle de Melville : façon, pour nous, de lire le texte philosophique à l’épreuve de son autre, qui est le texte littéraire, non pour prendre en défaut la fameuse patience du concept, mais pour saisir les choses, en quelque sorte, à la limite, à la lisière : là où littérature et philosophie tout à la fois se distinguent et s’intr’appellent. »

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Et, pour en savoir plus sur la collection Fictions pensantes qui vise précisément à mettre en lien philosophie et littérature, cliquez ici.

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L’anthologie de la poésie érotique féminine française contemporaine présentée au Marché de la Poésie

24 mai 2011 at 10:23 (Giovanni Dotoli-Anthologie de la poésie érotique féminine contemporaine française, poésie, Présentation-Signature) (, , , , , )

Comme chaque année, à la fin du  mois de mai, se tiendra, sur la place Saint-Sulpice, dans le VIème arrondissement de Paris, le Marché de la Poésie.

L’occasion pour Giovanni Dotoli de présenter la monumentale Anthologie de la poésie érotique féminine contemporaine qu’il a dirigée pour les Éditions Hermann.

Il sera, pour ce faire, présent au Marché, du 27 au 29 mai, de 12h à 20h, sur le stand 615.

Nous vous y espérons nombreux.

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Éloge des hasards dans la vie sexuelle

24 mai 2011 at 08:29 (Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Présentation-Signature, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , )

Éloge des hasards dans la vie sexuelle, c’est un livre de la psychanalyste et philosophe, Monique David-Ménard, qui est depuis quelques jours en librairie, et dont le titre résonne singulièrement, me semble-t-il, depuis le début de l’affaire Strauss-Kahn.

Ce billet, non pas pour vous faire part de mes réflexions en la matière, mais pour vous signaler que le Centre d’Études du Vivant y consacrera un séminaire, le jeudi 26 mai, de 12h à 14h, dans la salle 234C de la Halle aux Farines, située au 10 de l’esplanade Pierre Vidal-Naquet, à Paris, dans le XIII ème. L’entrée sera libre ; et la présentation et la discussion seront menées par Claire Nioche, docteur en docteur en psychanalyse et ATER de l’université Paris-Diderot.  

En outre, ce même jour, Monique David-Ménard sera l’invitée de Philippe Petit dans le cadre de son émission hebdomadaire : La Fabrique de l’humain. Gageons qu’il y sera peut-être question de DSK puisqu’il s’avère très à la mode actuellement d’interroger psychiatres et psychanalystes sur les pulsions sexuelles de l’ancien directeur du FMI.

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Entretien littéraire et débat scientifique : l’actualité radiophonique des Éditions Hermann

23 mai 2011 at 10:31 (Arnaud Buchs-Écrire le regard, Fictions pensantes, Michel Claessens-Allo la science, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

La semaine dernière, deux auteurs des Éditions Hermann ont participé à des émissions sur les ondes de Radio France.

Jeudi soir dernier, c’était Arnaud Buchs qui était l’invité d’Alain Veinstein pour un Du jour au lendemain consacré à son ouvrage paru dans la collection Fictions pensantes, Écrire le regard.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

Et, le lendemain, en début d’après-midi,  Michel Claessens, l’auteur de Allo, la science ? Analyse critique de la médiascience était, quant à lui, l’invité du Club Science Publique animé par Michel Alberganti, sur France Culture,  pour s’interroger sur le concept de médiascience, néologisme précisément forgé par lui en ce livre. Autour de la table, Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance, Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialisé en sciences de l’évolution, et Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

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Un autre regard sur le conflit israélo-palestinien : parution le 26 mai de « Réfugiés palestiniens. Otages de la diplomatie »

20 mai 2011 at 12:23 (Bientôt en librairie, Dans l'actu !) (, , , , , , , , , , , )

Suite aux déclarations d’hier du président Obama qui s’est prononcé pour un État palestinien sur les bases des frontières de 1967 et au retour indéniable du conflit israélo-palestinien au premier plan des préoccupations de la communauté internationale, j’aimerais attirer votre attention sur la sortie toute prochaine, aux éditions Hermann, d’un ouvrage qui propose un regard inédit sur le conflit et révolutionne la pensée que nous en avons.

Charles Meyer, avocat, et Philippe Juza, historien, rejoints par Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l’ONU, qui a accepté de préfacer le volume, publieront, en effet, dans quelques jours, un ouvrage intitulé  Réfugiés palestiniens. Otages de la diplomatie.

Le livre, en revenant sur l’histoire du conflit et en rappelant les différentes tentatives internationales pour le résoudre, montre qu’il y a, tout au long de son histoire, une question qui semble résolument omise : celle des réfugiés palestiniens.

Proposant, pays par pays (Irak, Liban, Syrie, Jordanie), ce qu’ils appellent « une radiographie de la situation des réfugiés palestiniens », les auteurs dénoncent  leurs conditions de vie intolérables depuis 62 ans et s’insurgent contre la politique menée par l’ONU qui, en créant une agence spécifique pour leur venir en aide, l’UNRWA (agence des Nations Unies pour l’assistance et le travail des réfugiés palestiniens au Proche Orient), les maintient paradoxalement dans une situation inacceptable de misère morale et matérielle au lieu de favoriser leur intégration et d’améliorer leurs conditions de vie dans leur pays d’accueil respectif. Pour eux, le statut juridique spécifique des réfugiés palestiniens, qui, rappelons-le, est dérogatoire par rapport au statut universel des réfugiés, en institutionnalisant, d’une certaine façon, leur précarité, ne fait que renforcer la violence du conflit (preuves en sont, d’ailleurs, les événements de dimanche dernier).

Il est grand temps, à leur avis, d’aider ces générations de Palestiniens, devenus, au fur et à mesure des années, des sortes de réfugiés à perpétuité,  à échapper à ce statut, et d’adopter, au niveau international, une nouvelle façon de penser la question.

Pour Boutros Boutros-Ghali, dans sa préface, à l’instar des auteurs, il ne fait pas de doute que « le problème des réfugiés palestiniens est une situation oubliée qui laisse la plupart des habitants de notre planète relativement indifférents ». Il fait remarquer que « la misère des Palestiniens, leurs conditions de vie difficiles sont très peu médiatisées » et que, de facto, « l’amélioration de leur sort n’entre pas dans la liste des priorités de la communauté internationale » qui ignore délibérément, selon lui, la question et préfère suspendre sa résolution à celle du conflit. Il est évident, à son avis, qu’ « il n’y a pas de volonté politique  pour trouver une solution au problème », et que, dans ces conditions, l’UNRWA ne peut être rien d’autre qu’ « une coquille vide ». Quant au statut des réfugiés palestiniens, il est, pour lui, « tout bonnement discriminatoire » ! *

* Toutes les citations de ce paragraphe sont extraites de la préface de M. Boutros Boutros-Ghali.


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Gérald Bronner, auteur de « Vie et des morts des croyances collectives » (Hermann, 2006) analyse pour « Le Monde » l’affaire DSK

20 mai 2011 at 11:00 (Gérald Bronner-Vie et mort des croyances collectives, Presse écrite, Société et pensées) (, , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde daté de ce jour, le sociologue Gérald Bronner, directeur de notre collection sociologie et auteur, dans celle- là même, de l’ouvrage, Vie et mort des croyances collectives, paru en 2006, analyse les mécanismes de croyances collectives à l’oeuvre dans l’affaire DSK.

Pourquoi, selon l’enquête CSA du 16 mai dernier, 57 % des Français croient-ils à un complot ? Comment se crée le mythe du complot ? De quoi se nourrit-il ? Comment risque-t-il d’évoluer et comment a-t-il déjà évolué depuis le début de l’affaire ? Quel est le rôle d’internet dans sa construction et dans sa diffusion ?

Autant de questions auxquelles a répondu Gérald Bronner dans un entretien  accordé, mercredi 18 mai au soir, au journaliste Arnaud Leparmentier.

Pour lire l’article  dans son intégralité, cliquez ici (attention, cela n’est valable que si vous êtes abonnés au site du quotidien).

Sinon, cliquez sur l’image ci-contre  :

Pour en savoir plus sur ces questions, je vous conseille de vous reporter à l’ouvrage de Gérald Bronner ,   Vie et mort des croyances collectives. Vous y trouverez, entre autres, une analyse très fine des croyances collectives générées par les événements du 11 septembre.

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« D’où vient l’argent ? » François Rachline a la réponse !

17 mai 2011 at 09:58 (Économie, François Rachline-D'où vient l'argent suivi de Pour une Banque centrale mondiale, Video) (, , , , , , , , )

François Rachline, professeur à Sciences Po Paris et conseiller spécial du Président du Conseil économique, social et environnemental, vient de publier aux éditions Hermann un ouvrage qui porte le titre pour le moins frappant de : D’où vient l’argent ?

Si, comme moi, ce titre vous intrigue et que vous vous demandez comment François Rachline peut bien répondre à cette question, lisez son livre bien sûr,  mais visionnez, pour commencer, cette vidéo réalisée par Vidéoscopie, et la complicité de Michel Alberganti et de Rachel Huet, qui devrait vous donner envie d’en savoir plus :

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Yann Le Bihan sur les ondes

11 mai 2011 at 16:03 (Yann Le Bihan-Femme noire en image) (, , , , , , , , , )

Yann Le Bihan, est Docteur en Psychologie sociale. Ses travaux portent sur le racisme et l’héritage des imaginaires coloniaux. Il est l’auteur de plusieurs livres portant sur cette question, parmi lesquels Femme noire en image. Racisme et sexisme dans la presse française actuelle paru le 25 mars aux éditions Hermann.

À cette occasion, il a tour à tour été l’invité d’Audrey Pulvar dans le 6/7 de France Inter puis de Catherine Clément dans Cultures de soi, cultures des autres sur France Culture.

Le 1er avril, sur les ondes de France Inter, il présentait son livre en ces termes:

Ce livre n’a pas pour but de dénoncer ou de simplement s’indigner mais plutôt de comprendre comment les stéréotypes qui sont en place depuis le XVI ème siècle et dont la femme noire est l’objet sont encore actifs voire diffusés par certains journalistes.

Selon Yann Le Bihan, le stéréotype de la femme noire relève du fantasme et n’existe pas en soi. Le problème, c’est que le fait de croire à son existence a quelque chose d’extrêmement réel et entretient le discours raciste. À ce point de la réflexion, l’auteur propose d’élargir le débat en posant cette question : En quoi est-il utile d’être raciste? Cette interrogation permet de faire sortir la réflexion d’une simple dénonciation. Il s’agit de chercher à comprendre en quoi ces représentations stéréotypées servent le discours raciste…

Si vous souhaitez voir son intervention, cliquez ici.

Un mois plus tard, invité de Catherine Clément sur France Culture, Yann Le Bihan a, dans un premier temps, rappelé son objectif, à savoir comprendre l’imaginaire colonial masculin en étudiant sur onze années  quatre revues écrites et lues par des hommes (New Look, Vogue Homme, L’écho des savanes et Photo).

Mais très rapidement, la conversation s’est orientée vers le problème de la représentation. Selon lui, c’est sur ce point qu’il faut chercher à faire évoluer les esprits en priorité. En effet, les « femmes noires », selon le stéréotype encore en vigueur, sont la plupart du temps réduites à un corps. De plus, dans la même idée, leur évocation renvoie souvent à un imaginaire du végétal (liane) et de l’animal (panthère etc.). Or, cela fait ressortir un fait frappant : tout ce qui a trait à la raison est gommé, disparaît.

Yann Le Bihan conclut sur ce constat :

La décolonisation politique a été faite, la décolonisation des esprits est en cours.

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