Pour une Banque centrale mondiale

3 mai 2011 at 15:58 (François Rachline-D'où vient l'argent suivi de Pour une Banque centrale mondiale) (, , , , )

À l’occasion de la sortie de son livre D’où vient l’argent ? suivi de Pour une Banque centrale mondiale paru tout récemment aux éditions Hermann, François Rachline, professeur d’économie à Sciences Po Paris et conseiller spécial du Président du Conseil économique, social et environnemental, était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur le plateau de BFM Business lundi 2 mai.

Lors de son intervention, l a rappelé les trois grandes façons de générer de l’argent :

– la guerre, dans ce cas, il s’agit de prendre leurs richesses aux ennemis

– la nature qui recèle de richesses dans ses sous-sols

– la banque.

La troisième source est, bien entendu, celle qui nous intéresse. En effet, si la nature, dont les richesses, telles que l’or ou le pétrole, sont tangibles et limitées, la banque ne distribue que des billets, soit des morceaux de papiers sur lesquels sont imprimés un montant. Les Banques centrales ont le pouvoir de battre monnaie indéfiniment, elles peuvent écrire des milliards là où la nature ne peut pas fournir des tonnes d’or. En partant de ce constat, le billet n’a, dès lors, de la valeur que parce qu’il est garanti par la Banque centrale européenne qui s’engage à ne pas imprimer plus de billets qu’elle n’a de richesses. Par ce biais, François Rachline démontre que tout ne repose plus que sur la confiance que l’on accorde, ou non, à un système. Les institutions sont désormais le butoir ultime : tout comme la nature, elles instaurent des limites à la création de la monnaie.

Depuis la crise de 2008, cette confiance dans le système a été quelque peu ébranlée. Afin de regagner la confiance de tous, François Rachline revendique la nécessité d’une interdépendance entre les plus grandes banques. Or, quoi de mieux pour matérialiser cette interdépendance que la création d’une Banque centrale mondiale ? Si une telle institution existait, permettant en son sein la convergence ainsi qu’une étroite collaboration entre les plus grandes banques, le crash boursier de 2008 n’aurait, selon lui,  jamais existé.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :