Heinz Wismann, à propos des «Avatars du vide», sur France Culture

23 juin 2010 at 13:11 (Avatars du vide, Le Bel Aujourd'hui, Philosophie) (, , , , , , , , , , , )

Heinz Wismann, philosophe et philologue, auteur des Avatars du vide. Démocrite et les fondements de l’atomisme (collection Le Bel Aujourd’hui), était hier matin l’invité du Journal des Nouveaux chemins sur France Culture. Il s’est entretenu avec Adèle Van Reeth sur la question de l’atomisme telle que la conçoit Démocrite.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

Gilbert Romeyer-Dherbey et Heinz Wismann / G. MOSNA-SAVOYE©RADIO FRANCE

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Catherine Malabou, invitée du 7/9 du week-end de France inter

14 juin 2010 at 15:37 (Catherine Malabou-La chambre du milieu, Le Bel Aujourd'hui, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , )

Le samedi 12 juin, le 7/9 du week-end de France Inter présenté par Stéphane Paoli et Sandra Freeman recevait  Catherine Malabou, l’auteur dans la collection Le Bel Aujourd’hui, de la Chambre du milieu. De Hegel aux neurosciences, dans le cadre de la chronique philosophique de Laurence Luret, « Parenthèse », pour une émission consacrée au cerveau.  L’occasion pour Catherine Malabou de revenir  sur un de ses concepts philosophiques clef : la plasticité. Car, pour elle, il ne fait pas de doute que ce qui définit le cerveau, c’est précisément sa plasticité.

Pour mémoire, rappelons, en citant La Chambre du milieu, ce que Catherine Malabou entend pas plasticité du cerveau ou plasticité neuronale :

« Je rappellerai simplement que, par plasticité du cerveau, ou plasticité neuronale, il faut entendre essentiellement trois choses : 1) le modelage ou la mise en place des connexions, 2) la modification des connexions – c’est-à-dire la modification de l’efficacité synaptique, potentialisation ou dépression ; 3) la capacité de réparation des lésions. »

Pour écouter l’entretien diffusé ce matin sur France Inter et comprendre pourquoi, pour Catherine Malabou, la force et le mystère du cerveau c’est sa plasticité, cliquez ici.


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Bernard Baas, invité de Jacques Munier sur France Culture le 8 avril 2010

8 avril 2010 at 15:05 (Bernard Baas-La voix déliée, Le Bel Aujourd'hui, Musique, Philosophie, Présentation-Signature, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , )

Bernard Baas, l’auteur de La voix déliée, paru récemment dans la collection Le Bel Aujourd’hui que dirige Danielle Cohen-Levinas pour les Éditions Hermann, est ce jour l’invité de Jacques Munier, sur France Culture, pour un À plus d’un titre consacré à la voix.

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Pour consulter le site personnel de l’auteur, cliquez ici.

Pour en savoir plus :

lire l’article sur le livre paru dans le webmagazine Classique News.

À noter :

Bernard Baas sera à Paris le 16 avril à l’Hôpital Saint-Anne pour participer à un colloque consacré à la voix dans le cadre de la Journée mondiale de la Voix. Pour plus d’informations, cliquez ici.

Bernard Baas sera  à Strasbourg le 23 avril à la librairie Kleber pour une rencontre-signature. Pour plus d’informations, cliquez ici.

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Michel Deguy et « le monde comme il va »…

3 février 2010 at 13:21 (La fin dans le monde, Le Bel Aujourd'hui, Martin Rueff-Différence et identité, Philosophie, poésie, Presse écrite, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Jeudi dernier, le philosophe et poète, Michel Deguy, était sur les ondes de France Culture pour parler, avec Jacques Munier, l’animateur d’À plus d’un titre, de son dernier livre paru dans la collection Le Bel Aujourd’hui : La fin dans le monde.

Jacques Munier, dans son introduction à l’émission, a présenté le livre, à très juste titre,  comme une série de méditations engagées sur l’actualité du monde, placées sous le signe de la fin, comme un diorama de l’époque mettant en scène  tout ce qui, dans le monde, est fini, tout en ce qui, dans le monde, est en crise, tout ce qui, dans le monde, est menacé . Et, en premier lieu, pour Deguy,  l’environnement.

Ce qui a, d’ailleurs, donné le sujet  d’une récente émission d’Alain Finkielkraut sur France Culture intitulé la conscience écologique que vous pouvez encore écouter en cliquant ici ; ainsi que d’une rencontre à la Maison de la Poésie sur le thème de la relation entre écologie et poésie à laquelle  Alain Nicolas a consacré une tribune dans l’édition de L’Humanité du 14 janvier. Pour lire cet article, cliquer ici.

Je vous propose, en outre, de lire un extrait du livre qui fait, vous le verrez, cruellement écho aux événements récents en Haïti.

« Ce qu’on désigne par « la castastrophe climatique », dont bien des « responsables » ignorent l’imminence, se laisse (…) entendre ainsi : la terre se refuse, est en train de se refuser… À quoi ? Au monde, c’est-à-dire à ce que les humains y installent définitivement, et exactement sous le nom de « mondialisation », celle qui accomplit le ravage. La terre se retire – fonte des banquises, raz de marées ou « tsunamis », éruptions, incendies gigantesques… On ne l’aura pas comme ça ! Assez !… »

Michel  Deguy in La fin dans le monde sur l’environnement

Il est aussi question, dans l’ouvrage de Michel Deguy, d’autres fins. Celle du  socialisme, par exemple :

« Le socialisme a rétrogradé, mais sans revenir du tout à son point de départ. Nul retour ! Il a chuté voire « décédé », jusqu’à ce calicot ressassé de son progressisme de crise, à savoir cette défense (ou conquête) du « pouvoir d’achat » ; c’est-à-dire d’acheter ; donc de consommer. Sous prétexte de « regagner l’électorat populaire » il est sorti de son élément, de son milieu vital, de son utopie fondatrice : c’est-à-dire de la pensée de l’émancipation. Le socialisme est l’affaire de l’émancipation Il y a à enseigner, à montrer, à tirer vers le haut. Ce n’est pas que le socialisme soit « à court d’idées » : c’est qu’il a quitté la pensée. Par populisme ; et par contamination profonde : il a attrapé le virus de l’air du temps : l’âge du « capitalisme culturel »  l’a entièrement grippé ; lui aussi ne parle qu’expertise et retraite. »

Michel  Deguy in La fin dans le monde sur le socialisme

voir également sur même sujet le dossier du Philosophie Magazine de ce mois-ci :  «Le socialisme peut-il renaître ? »

Ou encore celle de l’espace public englouti par l’espace privé avec l’exemple du téléphone portable :

« Qu’est-ce que le portable transporte ? Le privé dans le public. Les papoteurs traversent la rue pendus aux portables. La rue est la chambre ; ils bavardent non plus en public mais en privé. Cependant la joggeuse qui passe en son négligé, chignon bâclé, hanche à nu, annexe le square à sa salle de bain. C’est sympathique ? Sans doute. Mais rappelons-nous : la place était socratique, à cause de nos études ; agora ou forum, précisément le lieu-public du péri politeias, le lieu du dialogue ; l’espace commun de la parole échangée sur le juste et l’injuste. Si l’individu privatise l’espace (ou le communautarise pour afficher ses convictions, « pride ») la démocratie recule. Il lui reste « l’isoloir », que les abstentionnistes (c’est leur nom) tiennent pour un désoloir, périssoir, étouffoir… »

Michel  Deguy in La fin dans le monde sur la privatisation de l’espace public

Dans l’émission de Jacques Munier, Michel Deguy est, d’ailleurs, revenu sur ce phénomène de privatisation de l’espace public, pour lui essentiel à la compréhension de nombre de débats actuels, en proposant aux auditeurs une réflexion particulièrement éclairante sur la question du voile.

Selon lui, c’est précisément parce que l’espace public tend à devenir espace privé que la question du voile se pose. « Comment se comporter, se demande-t-il, dans un espace public qui n’est plus neutralisé, dans un espace où chacun veut faire reconnaître sa « privatie » ? » Pour lui, la seule question pertinente sur le sujet se formulerait ainsi  : « En quoi doit consister l’espace public pour que la haine ne s’installe pas, pour que la différence ne soit pas perçue de manière agressive, et qu’on puisse, le cas échéant, discuter,  faire parler ces différences ? »

Par ailleurs, Michel Deguy était l’invité d’Antoine Mercier, vendredi dernier, dans le cadre de sa rubrique D’autres regards sur l’actualité diffusée chaque vendredi sur France Culture. Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Enfin, si vous souhaitez en savoir plus sur l’œuvre de Michel Deguy, tant poétique que philosophique, je vous conseille de lire le passionnant ouvrage de Martin Rueff, Différence et identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, auquel Guillaume Artous-Bouvet a consacré récemment un très bel article dans Non Fiction. Pour lire l’article, cliquez ici.

Le monde comme il va est un conte philosophique de Voltaire publié en 1746.

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