L’actualité radiophonique du jour : Gisèle Berkman, l’invitée du « Journal des Nouveaux Chemins de la Connaissance »

25 mai 2011 at 15:41 (Uncategorized) (, , , , , , , , , , , , , , )

Jean-Clet Martin, Gisèle Berkman et Etienne Barillier J.TRICARD©RADIO FRANCE

Jean-Clet Martin, Gisèle Berkman et Etienne Barillier J.TRICARD©RADIO FRANCE

Ce matin, Adèle Van Reeth recevait dans son Journal des Nouveaux Chemins de la Connaissance Gisèle Berkman, l’auteur, dans la collection Fictions pensantes, d’un très bel essai sur l’intérêt que la nouvelle d’Herman Melville, Bartleby, a suscité chez nombre de philosophes, tels que Blanchot, Derrida, Deleuze, Rancière, Agamben, Nancy.

L’ouvrage s’appelle L’Effet Bartleby. Philosophes lecteurs.

Rappelons, avec Gisèle Berkman, la trame narratologique de la nouvelle de Melville :

« Le récit se décompose en trois phases. Dans un premier temps, l’étrange scribe abat une quantité de travail considérable (…). Mais lorsqu’il est question de collationner les documents copiés, le scribe refuse de procéder avec l’avoué à la vérification. Ou plutôt, il use de la fameuse formule, qui ouvre un espace indécidable entre le oui et le non, ce « I would prefer not to » (…) La résistance passive de Bartleby s’installe, cependant que l’avoué commence à ressentir à ressentir à son endroit une singulière fascination. (…) Les jours passent, et l’avoué prend son parti de l’attitude de Bartleby, qui copie une quantité considérable de documents, tout en se soustrayant obstinément à la vérification d’autrui. Le scribe devient alors indélogeable, inexpulsable (…) »

Et décrivons avec elle, également, l’objet de son étude :

« Il s’agira, écrit-elle en son introduction,  (…) de mener l’enquête sur les commentaires philosophiques de la nouvelle de Melville : façon, pour nous, de lire le texte philosophique à l’épreuve de son autre, qui est le texte littéraire, non pour prendre en défaut la fameuse patience du concept, mais pour saisir les choses, en quelque sorte, à la limite, à la lisière : là où littérature et philosophie tout à la fois se distinguent et s’intr’appellent. »

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

Et, pour en savoir plus sur la collection Fictions pensantes qui vise précisément à mettre en lien philosophie et littérature, cliquez ici.

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Judith Schlanger parle vocation dans « Les nouveaux chemins de la connaissance »

22 juin 2010 at 16:27 (Uncategorized) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Ce lundi, Judith Schlanger était l’invité du Journal des Nouveaux chemins sur France Culture, journal de l’actualité des publications philosophiques présenté par Adèle Van Reeth, pour parler de son dernier livre, paru le 18 juin dernier, dans la collection Hermann Philosophie, La Vocation.

Interrogée par Adèle Van Reeth sur ce qu’elle entendait par vocation, Judith Schlanger a expliqué :

« Chacun de nous a le droit d’avoir une vie qui lui ressemble, qui l’exprime, à laquelle il puisse s’identifier. Et, pour pouvoir s’identifier à son existence, il faut pouvoir s’identifier à son occupation, à son gagne-pain, à son travail. La vocation, c’est donc le rêve de pouvoir s’exprimer activement à travers son travail.  Il s’agit du rêve démocratique par excellence. Il nous porte tous mais rélève plus de l’idéal que de la réalité. »

Interrogée ensuite sur l’historicité de sa démarche, Judith Schlanger a rappelé :

Monique Dixsaut et Judith Schlanger / G. MOSNA-SAVOYE©RADIO FRANCE

« Cet idéal qui nous paraît aujourd’hui évident est un idéal relativement nouveau. La question de la vocation, qui est fondamentale dans l’Occident moderne et qui est la question même de l’individualisme démocratique, n’est apparue que vers la fin du XVIIIème siècle. Et ce, de manière diffuse. Des philosophes en ont parlé, des écrivains, des poètes. Mais sans jamais la théoriser. C’est un message que l’on ne peut pas résumer. Il n’y a pas de traité sur la vocation. Il ne peut y avoir qu’un ensemble de convictions. »

Pour conclure l’entretien, c’est la question du paradoxe contenue dans  la notion même de vocation que Judith Schlanger et Adèle Van Reeth ont abordée ensemble.

« Certes la promesse de la vocation est une promesse démocratique, certes elle concerne tout le monde, certes chacun devrait pouvoir avoir une vie dans laquelle il s’épanouit, mais les exemples de vocation réussie que l’on donne ne sont que des exemples exceptionnels : l’artiste, le grand savant. Il y a donc précisément un problème de démocratie. Tout le monde n’a pas des capacités géniales. Du coup, on ne sait plus très bien à quel désir attribuer le terme de vocation. S’il s’agit d’un désir de vie normal. Ou, si c’est un désir épique, héroïque, exceptionnel.»

Judith Schlanger in « Le journal des Nouveaux chemins », France Culture, 21 juin 2010.

Pour écouter l’émission dans son intégralité, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur ce livre, consultez sa page de présentation sur le site des Éditions Hermann.

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Qu’est-ce qu’être français ? Le livre et le débat public

7 décembre 2009 at 15:45 (Dans l'actu !, Institut Montaigne-Qu'est-ce qu'être français ?, Présentation-Signature, Uncategorized, Video) (, , , , , , , , , , , , , , )

Le 4 décembre, avait lieu à l’École militaire un débat public autour de la question Qu’est-ce qu’être français ? organisé par l’Institut Montaigne.
L’occasion de présenter officiellement l’ouvrage collectif que les Éditions Hermann ont publié avec l’Institut  intitulé précisément Qu’est-ce qu’être français ?
Audrey Pulvar , la maîtresse de cérémonie et journaliste à i>Télé, a introduit les tables rondes du colloque –  auquel participaient, entre autres,  Roger-Pol Droit, Annette Wieworka, Michel Winock, Jeannette Bougrab, Tidjam Thiam, Salomé Zourabichvili – en rappelant que la collision entre le débat lancé par l’Institut Montaigne et celui lancé par le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale n’était qu’un hasard de calendrier et absolument pas une opération conjointe :
« Ça fait plusieurs mois, voire plusieurs années,  que l’Institut Montaigne prépare cette rencontre. L’illustration, vous l’avez à côté de vous, c’est ce livre, Qu’est-ce qu’être français ?, qui est un recueil de témoignages. On parle beaucoup d’identité nationale depuis quelques semaines. Et, j’ai cru comprendre que l’Institut Montaigne préfère parler d’identités de la France, qui est une formule moins réductrice et qui laisse place à la diversité. L’identité, c’est un mot puissant. C’est un très beau mot. Mais, c’est aussi un mot plein de menaces. On est là pour en discuter toute la matinée… »
Nous vous proposons de visionner ci-dessus l’intégralité du colloque du 4 décembre.
Pour consulter le programme du colloque, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur le livre, cliquez ici.

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