Entretien littéraire et débat scientifique : l’actualité radiophonique des Éditions Hermann

23 mai 2011 at 10:31 (Arnaud Buchs-Écrire le regard, Fictions pensantes, Michel Claessens-Allo la science, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

La semaine dernière, deux auteurs des Éditions Hermann ont participé à des émissions sur les ondes de Radio France.

Jeudi soir dernier, c’était Arnaud Buchs qui était l’invité d’Alain Veinstein pour un Du jour au lendemain consacré à son ouvrage paru dans la collection Fictions pensantes, Écrire le regard.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

Et, le lendemain, en début d’après-midi,  Michel Claessens, l’auteur de Allo, la science ? Analyse critique de la médiascience était, quant à lui, l’invité du Club Science Publique animé par Michel Alberganti, sur France Culture,  pour s’interroger sur le concept de médiascience, néologisme précisément forgé par lui en ce livre. Autour de la table, Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance, Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialisé en sciences de l’évolution, et Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

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Rencontres Bernard Vouilloux – Pascal Quignard

3 février 2011 at 12:54 (Bernard Vouilloux-La nuit et le silence des images) (, , , , , , , , , )

Le 26 novembre 2010, paraissait aux Éditions Hermann La nuit et le silence des images. Penser l’image avec Pascal Quignard de Bernard Vouilloux.

Pour Pascal Quignard, les images peintes, gravées, photographiées, filmées, ne sont jamais que la matérialisation des images du rêve, nocturnes et silencieuses, qui elles-mêmes font signe en direction d’une autre image, qui toujours manque : celle de la « scène » qui a présidé à notre conception. Suivre Pascal Quignard dans sa réflexion sur les images, c’est renouveler notre compréhension du fait iconique. Il faut pour cela renoncer à l’idée que le « faire poétique » serait pur de tout rapport au savoir. Tel est le sens d’une œuvre pour laquelle la littérature ( le « littéraire » ) est à penser dans son rapport à la lettre ( littera ), c’est-à-dire à la mémoire matérielle de ce qui est plus ancien que tout passé.

 

À noter, deux rendez-vous avec Bernard Vouilloux.

Bernard Vouilloux présentera La nuit et le silence des images à Alain Veinstein lors de l’émission du 9 février 2011 sur France Culture. En procédant par essais et corrections, il nous invitera à penser l’image avec Pascal Quignard.

Le 11 février à 12h30, Bernard Vouilloux sera au Musée d’Orsay où il interviendra dans le cadre d’un cycle intitulé La figure de l’artiste du XIXe siècle dans la fiction. Il abordera  La vie d’artiste au XIXe siècle, entre faits et fictions. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles. La conférence aura lieu dans l’auditorium, niveau – 2 ( entrée Porte C ).

 


Autre évènement de taille : deux rencontres avec Pascal Quignard sont au programme !

La première se tiendra le jeudi 24 mars au Palais des Beaux-Arts de Lille dans le cadre de l’ exposition Portraits de la pensée . Rendez-vous à 18h dans le Grand Auditorium.

La seconde aura lieu le mercredi 22 juin à 20h au Collège iconique ( Institut national de l’audiovisuel ).

Pour résumer, je ne saurai que trop vous conseiller de lire ce bel ouvrage, d’écouter France Culture et, pourquoi pas, d’aller faire un tour à Lille.

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La parution de « Présence des oeuvres perdues » de Judith Schlanger saluée, ce jour, dans « Le Monde des Livres »

19 novembre 2010 at 17:41 (Judith Schlanger-Présence des oeuvres perdues, Presse écrite, Savoir Lettres) (, , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté de ce jour, Jean-Louis Jeannelle signe un passionnant compte rendu sur le livre de Judith Schlanger qui a paru, dans notre collection Savoir Lettres, en octobre dernier, sous le titre Présence des oeuvres perdues.

Comme je trouve l’article de Jean-Louis Jeannelle merveilleusement écrit et que je suis d’avis qu’il rend merveilleusement compte de l’ouvrage de Judith Schlanger, je ne résiste pas au plaisir de le citer et de m’en remettre complètement à lui pour présenter le livre de Mme Schlanger :

« Lors d’une visite officielle qu’il rendit à Nehru, André Malraux lui fit remarquer qu’en face des Vies parallèles de Plutarque, il serait bien intéressant d’écrire une histoire de ce que l’humanité a perdu, quand ce qu’elle a perdu a laissé sa trace (Antimémoires, 1967). Ce à quoi le Pandit répondit : Vous commenceriez par l’histoire des dieux… De ce qu’on prenait jusqu’alors pour une simple boutade, Judith Schlanger tire une véritable théorie. Cette spécialiste de l’ «invention intellectuelle» est l’une des rares à s’aventurer en terrain parfaitement inconnu. Longtemps, en effet, les historiens de la littérature se sont représenté le passé comme une succession de chefs-d’oeuvre. Le geste accompli par Schlanger se révèle décisif : rappeler que l’histoire des lettres se compose pour l’essentiel d’oeuvres oubliées, détruites, disparues, négligées ou altérées… Autrement dit que la vraie question n’est pas de justifier la valeur de ce que la postérité a retenu, mais de s’interroger sur ce qu’elle a ignoré. » J.L. Jeannelle, Le Monde des Livres, 19 novembre 2010

Judith Schlanger et Adèle Van Reeth © France Culture

Pour lire la recension de Jean-Louis Jeannelle dans son intégralité, cliquez ici.

En outre, il est toujours possible d’écouter l’entretien que Judith a accordé à Adèle Van Reeth pour son Journal des Nouveaux Chemins, sur France Culture, le 13 octobre dernier ; et, le 7 décembre, toujours sur France Culture, je vous convie à écouter celui qu’elle a enregistré avec Alain Veinstein pour Du jour au lendemain.

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Bernard Baas, l’auteur de « La voix déliée », s’est entretenu hier soir avec Alain Veinstein sur France Culture

11 juin 2010 at 16:07 (Bel Aujourd'hui, Bernard Baas-La voix déliée, Radio) (, , , , , , , , , )

Le 10 juin, Bernard Baas était l’invité d’Alain Veinstein sur France Culture pour un « Du jour au lendemain » consacré à son dernier livre, La voix déliée, paru dans la collection Le Bel Aujourd’hui il y a quelques mois.

À méditer ces mots de Bernard Baas dits à Alain Veinstein :

« La jouissance ne peut venir que par la traversée du discours. Il faut être passé par le discours pour qu’arrive alors la pure jouissance. »

Pour écouter l’émission et entendre en intégralité l’échange qui a eu lieu entre Bernard Baas et Alain Veinstein, je vous propose de vous rendre sur le site de l’émission en cliquant ici.

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Alain Veinstein a reçu Jacqueline Risset hier soir pour parler de son essai sur Proust

6 mai 2010 at 13:20 (Jacqueline Risset-Une certaine joie. Essai sur Proust, Littérature, Radio) (, , , , , , , , , , , , , )

Jacqueline Risset était hier soir, sur France Culture, l’invité d’Alain Veinstein dans un  Du jour au lendemain consacré à son dernier livre : Une certaine joie. Essai sur Proust.

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

JACQUELINE RISSET – REPRISES :

La découverte de Proust :

« Ça a été une expérience totale, l’ouverture d’un monde, et en même temps une espèce de conditionnement. Je savais qu’il y avaient des choses que je ne pourrai plus penser, et que, notamment, je serai obligée à un pessimisme sur l’amour. Mais, j’étais frappée aussi par le fait que ce pessimisme si présent chez Proust était accompagné d’une capacité de joie extraordinaire. « Une certaine joie », c’est, d’ailleurs, une expression qu’il emploie dans le Carnet de 1908. »

L’écriture de l’essai :

« J’ai essayé d’écouter les points les plus actifs de l’œuvre de Proust. C’est, d’ailleurs, comme ça que je lis toujours, c’est-à-dire en essayant d’entendre ce que le texte lui-même dit. Ce qui produit une critique libre qui procède de l’intuition. »

La littérature critique proustienne :

« Une grande partie de la critique fait comme si Proust était le même du début à la fin. Or, il me semble, au contraire, qu’il y a vraiment des moments d’évolution dans lesquels sa vision s’approfondit à chaque fois. »

Proust et Freud :

« Pour moi, Proust est un autre Freud. Il fait faire des progrès dans le coeur humain au sens du XVIIème siècle, c’est-à-dire l’âme humaine, l’inconscient. Pour moi, Proust parle de l’inconscient. Il fait des recherches qui sont très parallèles et aussi tout à fait contemporaine de celles de Freud. C’est très impressionnant. »

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Pensées sur la scène primitive, « un essai d’une grande pertinence » selon Patrick Kéchichian

30 octobre 2009 at 17:10 (Aujourd'hui en librairie, La presse, Patrick Née–Pensées sur la scène primitive, poésie, Presse écrite, Psychanalyse, Radio, Savoir Lettres, Yves Bonnefoy-carte blanche) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Couv Jarry_LelyDans l’édition de La Croix du 29 octobre, Patrick Kéchichian signe un article sur « deux livres de et sur le poète [Yves Bonnefoy] [qui] invitent [à l’en croire] à un voyage à travers le « tumulte de l’inconscient » jusqu’aux sources vives de la création».

Le premier de ces livres est l’ouvrage que publie Bonnefoy aux Éditions Galilée : Deux scènes et notes conjointes.

Le second  est l’essai sur le poète que Patrick Née a fait paraître dans la collection Savoir Lettres des Éditions Hermann et pour lequel Alain Veinstein l’avait reçu dans Du jour au lendemain, sur France Culture, le 29 septembre dernier : Pensées sur la scène primitive. Yves Bonnefoy, lecteur de Jarry et de Lély.

À propos de celui-ci, Patrick Kéchichian écrit :  « Dans un essai d’une grande pertinence, Patrick Née, l’un des meilleurs connaisseurs de l’œuvre d’Yves Bonnefoy, après avoir analysé l’influence, forte mais discrète, qu’exercèrent sur lui Alfred Jarry et Gilbert Lély, explique la « profondeur d’intuition » que l’écrivain manifeste dans ce dernier livre. »

Pour lire l’article, cliquez ici.

Pour consulter le communiqué de presse de l’ouvrage, cliquez ici.

Contact presse : Daphnée Gravelat – daphnee.gravelat@editions-hermann.fr

Ajout du 17 juin 2010 :

« Un regard nouveau sur la scène originaire »

Le 15 février dernier, Jean Bellemin-Noël, qui fait autorité en France sur la question de la psychanalyse du texte  littéraire, a donné, qui plus est,  à la revue Acta Fabula un très beau compte rendu sur le livre de Patrick Née que vous pourrez consulter en cliquant ici.

Je ne résiste pas, cependant, à vous en donner un extrait :

« Je dois dire pour commencer que depuis longtemps j’ai une grande estime pour le tonus de Patrick Née et que dans le présent volume cette qualité s’accorde avec une féconde justesse à la tonicité que j’ai toujours goûtée dans l’œuvre du poète dont il est spécialiste reconnu, le meilleur connaisseur et un interprète impressionnant. J’entends par tonus chez Patrick Née un mélange de ferveur contagieuse pour les objets dont il s’occupe, d’enthou­siasme pour les aborder avec ruse et détermination, d’énergie pour les retourner et en observer toutes les coutures, d’encyclo­pédisme pour éclairer leurs diverses facettes, enfin de passion pour nous transmettre dans une langue rigoureuse et vigoureuse, au maximum de la concentration, les idées souvent novatrices qu’il retire de ses explorations, ou, vaudrait-il mieux dire, de ses pénétrations en forme d’irrigations, car parler de tonus, c’est dire tension, pression, arborescence des artères. »

Jean Bellemin-Noël , « Un regard nouveau sur la Scène originaire », Acta Fabula

J’ajoute que Patrick Née vient de publier, en collaboration avec Yves Bonnefoy, les actes de la carte blanche que Tours, sa ville natale, a offerte au poète en 2007 et en 2008. L’ouvrage intitulé Poésie, art, pensée. Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy vient de paraître dans la collection Savoir Lettres.

Y  sont rassemblés des propos sur les arts (musique, architecture, photographie et peinture) et sur divers modes de rapports à l’être (philosophie, psychanalyse et mystique) ; tous mis en relation avec la recherche propre du poétique ayant fait appel, pour ce faire, à des spécialistes de ces diverses démarches d’art et de pensée : Michela Landi, Didier Laroque, Jérôme Thélot, Bernard Vouilloux, Marlène Zarader, Patrick Née et François Trémolières.

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