« Échos » à Cerisy

6 septembre 2011 at 15:09 (Cerisy Archives, De Pontigny à Cerisy, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , )

Ce jour, Julien Damon a publié dans Les Échos un article intitulé Bouillonnement de culture qui rend hommage à l’ouvrage que nous venons de publier, De Pontigny à Cerisy : des lieux pour penser ensemble. 1990-2010, qui rend lui-même hommage à un siècle de réflexions et de pensées à Cerisy.

Notons que la publication de cet ouvrage inaugure la réédition, dans une toute nouvelle collection qui s’appellera Cerisy Archives, de tous les colloques de Cerisy qui ont marqué l’histoire de la pensée. Parmi lesquels, celui dirigé par Jean Ricardou sur le Nouveau Roman, celui de Jean Clair sur Marcel Duchamp, ou encore celui de Georges Poulet sur la critique littéraire.

 

 

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La fascination Zweig

3 juin 2010 at 09:12 (Dans l'actu !, Jean-Jacques Lafaye-L'avenir de la nostalgie, Jean-Jacques Lafaye-Stefan Zweig, Littérature, Présentation-Signature, Savoir Lettres) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

« Près de soixante-dix ans après son suicide, Stefan Zweig continue à fasciner des millions de lecteurs.  Ses inédits s’arrachent, les biographies qui lui sont consacrées, aussi. Mais comment devient-on un écrivain culte ? » C’est sur ce constat et ce questionnement que commencent l’article de Jean-Marc Parisis paru dans Le Figaro Magazine de cette semaine.

Effectivement Stefan Zweig fascine. Et, l’un des premiers en France à s’être laissé fasciné et  à avoir voulu comprendre la personnalité de  l’auteur de La Confusion des sentiments ou du Joueur d’échec fut le journaliste et écrivain Jean-Jacques Lafaye. C’est lui qui publia, en effet, dès 1989, aux Éditions du Félin, un portrait  de l’écrivain autrichien que les Éditions Hermann réédite, ces jours-ci, dans leur collection Savoir Lettres.

Intitulé L’avenir de la nostalgie. Une vie de stefan Zweig, l’ouvrage a la particularité d’être conçu comme l’étaient les biographies de Zweig lui-même, c’est-à-dire de « se lire comme un roman », selon la formule utilisée par L’Express au moment de la sortie du livre. Jean-Jacques Lafaye n’y relate que les faits importants,  y résume  ce qui est secondaire et y met en lumière ce qui lui semble décisif, en s’attachant, notamment, à expliquer les raisons qui ont poussé l’écrivain à mettre fin à ses jours, au Brésil, en 1942.

L’Ambassade du Brésil à Paris organisera, d’ailleurs, le 8 juillet prochain, une soirée-hommage à Stefan Zweig en présence de Jean-Jacques Lafaye qui y présentera son Avenir de la nostalgie ainsi que son essai, Stefan Zweig, un aristocrate juif au cœur de l’Europe, que les Éditions Hermann republient également ces jours-ci.

L’essai, paru à l’origine aux Éditions du Félin en 1999, constitue encore aujourd’hui la seule étude sur les rapports de l’auteur au judaïsme. Il resitue l’identité juive d’un écrivain qui porta son judaïsme sans la moindre ostentation, qui se méfia du sionisme, qui, bien que non-croyant, fut imprégné par l’idéal « d’immatérialité et d’universalité de la culture juive ».

Pour en savoir plus, je vous propose de consulter les communiqués de presse des deux ouvrages (communiqué de presse de L’avenir de la nostalgie communiqué de presse de Stefan Zweig, un aristocrate juif au cœur de l’Europe)  qui sont en librairie depuis le 21 mai ; et je vous donne rendez-vous le 8 juillet à l’Ambassade du Brésil.

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Un nouvelle collection d’essais littéraires : «Fictions pensantes»

12 mai 2010 at 16:57 (Bientôt en librairie, Fictions pensantes, Franck Salaün-Le Genou de Jacques, Jean-Louis Cornille-Fin de Baudelaire, Littérature, Nouvelle collection) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Je suis très heureuse de vous annoncer la création d’une nouvelle collection d’essais littéraires aux éditions Hermann.

Intitulée Fictions pensantes et dirigée par Franck Salaün, elle se veut  une invitation  à considérer la littérature comme un espace de pensée, et les œuvres comme des systèmes signifiants dont le fin mot n’appartiendrait ni à l’auteur ni au lecteur.

Derrière la variété des objets et des méthodes, des monographies aux études thématiques en passant par les recherches théoriques, les essais publiés dans la collection Fictions pensantes auront donc  en commun d’interroger la façon dont les textes littéraires pensent.

Elle est inaugurée par trois titres :

Le Genou de Jacques de Franck Salaün, un essai à la manière « fiction pensante » sur Jacques le fataliste de Diderot ;

Fin de Baudelaire de Jean-Louis Cornille, une analyse « fictio-pensante » des Petits poèmes en prose de Baudelaire.

Déclinaisons. Le naturalisme  poétique de Lucrèce à Lacan de Jonathan Pollock, une réflexion « fictionnelle » sur le naturalisme poétique et sur l’influence du poème didactique de Lucrèce, De natura rerum, sur la littérature occidentale moderne : de Montaigne à Lacan, en passant par Shakespeare et Mallarmé.

Et, sera, le 27 août prochain, « continuée » par un essai du directeur de la collection en forme de réflexion sur la notion même de Fictions pensantes :

Besoin de fiction. Sur l’expérience littéraire de la pensée et le concept de «fiction pensante» de Franck Salaün.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Alain Veinstein a reçu Jacqueline Risset hier soir pour parler de son essai sur Proust

6 mai 2010 at 13:20 (Jacqueline Risset-Une certaine joie. Essai sur Proust, Littérature, Radio) (, , , , , , , , , , , , , )

Jacqueline Risset était hier soir, sur France Culture, l’invité d’Alain Veinstein dans un  Du jour au lendemain consacré à son dernier livre : Une certaine joie. Essai sur Proust.

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

JACQUELINE RISSET – REPRISES :

La découverte de Proust :

« Ça a été une expérience totale, l’ouverture d’un monde, et en même temps une espèce de conditionnement. Je savais qu’il y avaient des choses que je ne pourrai plus penser, et que, notamment, je serai obligée à un pessimisme sur l’amour. Mais, j’étais frappée aussi par le fait que ce pessimisme si présent chez Proust était accompagné d’une capacité de joie extraordinaire. « Une certaine joie », c’est, d’ailleurs, une expression qu’il emploie dans le Carnet de 1908. »

L’écriture de l’essai :

« J’ai essayé d’écouter les points les plus actifs de l’œuvre de Proust. C’est, d’ailleurs, comme ça que je lis toujours, c’est-à-dire en essayant d’entendre ce que le texte lui-même dit. Ce qui produit une critique libre qui procède de l’intuition. »

La littérature critique proustienne :

« Une grande partie de la critique fait comme si Proust était le même du début à la fin. Or, il me semble, au contraire, qu’il y a vraiment des moments d’évolution dans lesquels sa vision s’approfondit à chaque fois. »

Proust et Freud :

« Pour moi, Proust est un autre Freud. Il fait faire des progrès dans le coeur humain au sens du XVIIème siècle, c’est-à-dire l’âme humaine, l’inconscient. Pour moi, Proust parle de l’inconscient. Il fait des recherches qui sont très parallèles et aussi tout à fait contemporaine de celles de Freud. C’est très impressionnant. »

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« Traduire, c’est prendre le temps de respirer dans un effort continué, et étant guidé par un autre »

22 octobre 2009 at 10:52 (Éric Dayre-L'Absolu comparé, La presse, Littérature, poésie, Presse écrite) (, , , , , , , )

L'absolu comparé-couvertureLe 21 octobre 2009,  a paru dans La Presse de Tunisie un très bel entretien entre Aymen Hacen, poète tunisien d’expression française, et Éric Dayre, l’auteur de L’Absolu comparé.

Comme le rappelle Aymen Hacen, Éric Dayre, essayiste et traducteur, est professeur de littérature comparée à l’École normale supérieure de Lettres et de Sciences humaines de Lyon où il dirige le Centre d’Études poétiques.

Pour lire un extrait de l’entretien, cliquez ici.

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« François Cheng, un cheminement vers la vie ouverte » de Madeleine Bertaud, un « livre clé » selon Jean Mauduit

2 septembre 2009 at 14:41 (Littérature, Madeleine Bertaud-François Cheng, Radio, Savoir Lettres) (, , , , , , , , , , , , )

couvLe 23 août dernier, Jean Mauduit a présenté, pour Canal Académie, l’ouvrage que Madeleine Bertaud a consacré à François Cheng et qui a paru, peu avant l’été, dans la collection Savoir Lettres des Éditions Hermann :  François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte.

Pour écouter la chronique de Jean Mauduit, cliquer ici.

Pour le journaliste, ce premier essai sur l’oeuvre de l’académicien est un « livre clé » :

« L’ouvrage de Madeleine Bertaud est une très solide et très brillante exégèse, digne de l’universitaire confirmée qu’elle est. Après avoir évoqué la biographie de son modèle, elle traite successivement le thème de la spiritualité, qu’elle appelle d’une très belle formule empruntée à Jacques de Bourbon-Busset « la basse continue de l’œuvre » ; puis celui du romancier à travers l’analyse, en particulier, du Dit de Tian-yi ; enfin celui du poète. Chaque fois avec un sens aigu des résonances profondes que développe cette œuvre inspirée.

C’est plus qu’une introduction à l’oeuvre de Cheng. Ce livre entre si fortement en harmonie avec cette œuvre qu’il n’invite pas seulement à la découvrir, mais implique et même rend obligatoire sa fréquentation. Mieux : lire ou relire, par exemple, le « Dit de Tian-yi » éveille à l’inverse le besoin de se reporter à l’herméneutique de Madeleine Bertaud. Si bien qu’on progresse à travers la pensée chengienne en sa compagnie, main dans la main. C’est de la très, très bonne critique littéraire. »

Jean Mauduit pour Canal Académie, août 2009


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« Un livre aussi mystérieusement parfait qu’une musique de Mozart »

20 août 2009 at 15:51 (Littérature, Madeleine Bertaud-François Cheng, Presse écrite) (, , , , , , , , )

Le Journal de Corse« Un livre aussi mystérieusement parfait qu’une musique de Mozart« , telle  est la formule particulièrement élogieuse par laquelle s’achève l’article que Marie-Hélène Ferrandini consacre, dans Le Journal de la Corse, au livre de Madeleine Bertaud sur François Cheng : François Cheng. Un cheminement vers la vie ouverte.

« De toutes les passions humaines l’admiration étayée sur l’intelligence humaine est le levain le plus fécond. Une parfaite illustration nous est donné par l’essai que le professeur Madeleine Bertaud consacre à François Cheng. Il s’agit ici d’un de ces miracles éditoriaux qui sont un anachronisme pour le monde actuel, standardisé, gangréné par le culte du Veau d’Or, obsédé à glaner des pensées à la mode. On est ici dans l’Intemporel de la Beauté. (…) Madeleine Bertaud réussit à faire passer  dans l’univers compassé de la critique littéraire un message de ferveur. La lecture doit être une lecture d’accueil, un cheminement  complice avec un écrivain. Elle réussit cette fusion qui fait de la lecture un acte de re-création, une intuition nourrie d’une impeccable culture. Et quand les deux voix se  rejoignent dans la même pureté, cela donne ce livre aussi mystérieusement parfait qu’une musique de Mozart.« 

Pour en savoir plus sur Madeleine Bertaud, lire ses réponses au questionnaire de l’équipe du Choix des Libraires.

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