Gérald Bronner, auteur de « Vie et des morts des croyances collectives » (Hermann, 2006) analyse pour « Le Monde » l’affaire DSK

20 mai 2011 at 11:00 (Gérald Bronner-Vie et mort des croyances collectives, Presse écrite, Société et pensées) (, , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde daté de ce jour, le sociologue Gérald Bronner, directeur de notre collection sociologie et auteur, dans celle- là même, de l’ouvrage, Vie et mort des croyances collectives, paru en 2006, analyse les mécanismes de croyances collectives à l’oeuvre dans l’affaire DSK.

Pourquoi, selon l’enquête CSA du 16 mai dernier, 57 % des Français croient-ils à un complot ? Comment se crée le mythe du complot ? De quoi se nourrit-il ? Comment risque-t-il d’évoluer et comment a-t-il déjà évolué depuis le début de l’affaire ? Quel est le rôle d’internet dans sa construction et dans sa diffusion ?

Autant de questions auxquelles a répondu Gérald Bronner dans un entretien  accordé, mercredi 18 mai au soir, au journaliste Arnaud Leparmentier.

Pour lire l’article  dans son intégralité, cliquez ici (attention, cela n’est valable que si vous êtes abonnés au site du quotidien).

Sinon, cliquez sur l’image ci-contre  :

Pour en savoir plus sur ces questions, je vous conseille de vous reporter à l’ouvrage de Gérald Bronner ,   Vie et mort des croyances collectives. Vous y trouverez, entre autres, une analyse très fine des croyances collectives générées par les événements du 11 septembre.

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Pour Pierre Jourde, il y a encore « des raisons d’espérer »

16 février 2011 at 17:47 (Jean-Luc Moreau-La Sœur de l'Ange n°8) (, , , , , , , , , , , , )

Nous vous avions annoncé la semaine dernière une soirée au cinéma le Champo,  information relayée, à notre plus grand plaisir, par les agendas littéraires du Monde et du NouvelObs.com. Ce qui a certainement contribué, pour une large part, à son succès. Une semaine est passée et les bonnes surprises continuent d’arriver. Ainsi, Pierre Jourde, présent à la soirée au titre de contributeur du n°8 de La Sœur de l’Ange, nous donne à lire sur le blog Confitures de culture hébergé par le site du Nouvel Obs.com, un très bel article daté du 12 février dans lequel il nous livre son ressenti à propos du film et des questions soulevées par le débat qui a suivi et dont il était l’un des intervenants.

« Mardi 8 février dernier avait lieu au cinéma le Champollion, à Paris, la projection en avant-première du film de Régis Sauder, Nous, Princesses de Clèves . La séance était suivie d’un débat, organisé autour du film et, conjointement, de la sortie d’un numéro de la revue La Sœur de l’ange, dirigé par Jean-Luc Moreau. Le numéro s’intitulait À quoi bon la Princesse de Clèves ? Pourquoi, en effet, ce mépris de notre président de la République, estimant qu’il était sadique de mettre une telle œuvre au programme d’un concours de fonctionnaires ? Pourquoi Mme de La Fayette est-elle devenue l’emblème de la résistance culturelle ? (…) La salle du Champollion était bondée. Je n’avais pas vu le film auparavant, et je dois avouer que j’ai été plus qu’impressionné, ému, un peu comme à la projection de De l’autre côté du périph, de Nils et Bertrand Tavernier.

Le film est tourné au lycée Diderot, établissement « difficile » des quartiers Nord de Marseille. Population très défavorisée, en majorité d’origine immigrée. Certains des élèves se sont portés volontaires pour un atelier où l’on travaillerait sur le texte de La Princesse de Clèves. Il s’agissait de préparer la lecture filmée d’extraits du roman. Le film alterne donc les parties « jouées », c’est-à-dire les lectures, dans le cadre du lycée, en solo ou à deux, et les parties où l’on filme les participants, au lycée, dans leur quartier, dans leur famille, au long de l’année scolaire, jusqu’au baccalauréat. Gros plans sur de beaux visages de jeunes gens et de jeunes filles, qui disent superbement ce texte, sans effets excessifs, on l’entend, il vit dans leurs bouches. Ailleurs, ils le commentent, s’identifient, comparent leur vie et leurs affaires amoureuses à celles que raconte cet ouvrage vieux de plus de trois siècles. Ils évoquent leur vie intime, leurs difficultés quotidiennes, leur rêve d’avenir.

Ce que disent ces jeunes gens est étonnant d’intelligence et de lucidité. Leurs parents s’impliquent, commentent le livre, expliquent leurs principes d’éducation. Il y a le père maghrébin confiant son inquiétude pour sa fille devant la mère silencieuse et voilée, la mère comorienne qui s’enthousiasme à l’idée que son enfant puisse obtenir le bac, etc. Ce type de travail est exactement celui qui est capable de métamorphoser la relation d’un adolescent avec la culture, en lui montrant qu’il peut accéder aux grands textes du patrimoine, les faire siens, les faire travailler en lui, et qu’il est capable d’aller au-delà de lui-même et des limites sociales et culturelles qu’on lui impose. C’est une transformation mutuelle, du livre par le lecteur et du lecteur par le livre, et c’est magnifique.

On retrouve finalement là quelque chose des idéaux de l’éducation populaire d’après guerre, qui a été si importante pour toute une génération, et qu’on a laissée tomber. Lorsque le Conseil représentatif des associations Noires estime qu’une épreuve de littérature aux concours de fonctionnaires est discriminatoire pour les Noirs, lorsqu’on sait que Michel Wieviorka, membre du conseil scientifique de cette organisation, fait autorité en France pour les questions d’immigration, on est atterré, et on aimerait demander à Mona, Abou, Morgane, Aurore, Chakirina, Cadiatou, Laura, Sarah, acteurs du film, ce qu’ils pensent des propos de ces gens qui estiment les représenter, de ces prétendus antiracistes qui considèrent que la culture, ça n’est pas pour les Noirs.

Foncez voir ce très beau film. »

Le film sort en salle le 30 mars.

 

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« Le corps retrouvé » de Pierre Delion dans la dernière édition du « Monde des Livres »

17 novembre 2010 at 14:31 (Claudine Normand-Petite grammaire du quotidien, Le rire à l'épreuve de l'inconscient, Pierre Delion-Le corps retrouvé, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté du 12 novembre, Elisabeth Roudinesco a choisi d’offrir aux lecteurs du Monde un zoom sur le dernier livre de Pierre Delion paru dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann, sous la direction d’Elisabeth Naneix, Le corps retrouvé. Franchir le tabou du corps en psychiatrie.

Elle écrit à son propos :


«Pierre Delion tente dans ce petit livre remarquable de penser la question du corps dans le traitement de la folie et de l’autisme. Il montre que que, bien au-delà de la cure par la parole, il faut aussi, s’agissant des pathologies lourdes, faire intervenir le corps comme « objets parleurs »

Pour consulter l’article d’Elisabeth Roudinesco dans son intégralité, cliquez ici.

À lire également sur l’ouvrage de Pierre Delion, le très bon compte rendu de Jean-Luc Vannier.

La collection a également publié tout récemment deux autres titres que je ne résiste pas à la tentation de signaler ici.

Tout d’abord, Le rire à l’épreuve de l’inconscient de Anne Bourgain, Christophe Chaperot et Christian Pisani, auquel Le Journal des Psychologues a consacré un compte rendu.

Ensuite, un ouvrage de la linguiste, Claudine Normand, intitulé Petite grammaire du quotidien. Paradoxe de la langue ordinaire, auquel le site Non Fiction a rendu hommage avec une très belle recension de Agnès Cousin de Ravel.

Par ailleurs, nous publierons, toujours dans la même collection, un texte inédit du psychanalyste Jean Clavreul, La Formation des psychanalystes, dont je conseille vivement la lecture.

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Jacqueline Risset lit Proust pour la plus grande joie de ses lecteurs

7 avril 2010 at 12:58 (Jacqueline Risset-Une certaine joie. Essai sur Proust, Littérature, Presse écrite, Radio, Savoir Lettres, Video) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Jacqueline Risset a publié récemment, dans la collection Savoir Lettres de nos éditions, un essai sur Proust que Laure Adler a qualifié de  jubilatoire à l’occasion de la dernière édition du Cercle de la BNF dans laquelle Bruno Racine et elle-même recevait la célèbre traductrice de Dante pour y parler du livre.

Pour voir l’émission, cliquez ici.

Intitulé Une certaine joie. Essai sur Proust, l’ouvrage nous fait découvrir, comme le met en valeur Laure Adler dans une autre émission consacrée au livre (Hors-Champs, France Culture, 29 mai 2010),  un Proust totalement nouveaunon pas un Proust mélancolique mais, au contraire, un Proust joyeux, tonique, un Proust tout à la joie que procure l’écriture, le processus créatif.

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

La joie, dont il est question dans le titre, c’est donc celle d’écrire pour Proust. Mais, c’est aussi, depuis la sortie du livre de Jacqueline Risset,  devenue indubitablement celle de son lecteur. Celle de Laure Adler bien sûr. Mais également celle de Bruno Racine (Cercle BNF, 15 février 2010), de Colette Fellous (Carnet nomade, France Culture, 7 mars 2010),  de Tiphaine Samoyault (La Quinzaine littéraire, 16 mars 2010), d’Alain Veinstein (Du jour au lendemain, diffusion prochaine : le 5 mai 2010), ou encore celle de Michel Crépu qui, sur France Inter, dans Le Masque et la Plume du 28 mars dernier, en a vivement conseillé la lecture en parlant  d’une étude passionnante, d’une plongée extraordinaire dans le texte proustien.

Enfin, de même que le Proust raconté par Risset est un Proust citoyen, un Proust qui s’intéresse au monde dans lequel il vit, Jacqueline Risset est extrêmement attentive au monde qui l’entoure et en particulier à l’Italie de Berlusconi où elle vit depuis plusieurs années. Lire à ce propos larticle du Monde du 28 février 2010.

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« Ni chose ni personne » de Bernard Edelman, livre du jour dans Le Monde

11 juin 2009 at 11:36 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Le monde-11:06:09Dans Le Monde daté du 11 juin, Anne Chemin  spécialiste des questions de société au Monde et auteur, dans le dossier que le quotidien a consacré ce mercredi  aux États généraux de la Bioéthique, d’un article sur la gestation pour autrui et d’une réflexion sur la levée de l’anonymat du don des gamètes s’est intéressé, dans le cadre de la rubrique « Le livre du jour »,  au livre de Bernard Edelman, Ni chose ni personne.

«Il y a bien longtemps, le monde était simple : investi d’une certaine sacralité, le vivant, qu’il s’agisse du végétal, de l’animal ou de l’humain, ne pouvait être breveté comme une vulgaire invention. (…) Mais au cours du XXe siècle, ce paysage a été profondément bouleversé : l’on commença par admettre en 1930, aux États-Unis, que l’homme pouvait inventer de nouvelles plantes, puis, dans les années 1970 et 1980, que l’on pouvait breveter non plus seulement des choses, mais aussi des bactéries, des huîtres ou des souris, c’est-à-dire du vivant. (…)

couverture Ni chose ni personneBernard Edelman a choisi de conter cette étrange aventure dans ce petit livre qui se lit  comme une histoire. Pour ce faire, il a chaussé ses lunettes de juriste : c’est à travers les arrêts de la Cour suprême américaine, les décisions de la Cour de cassation ou les décrets ministériels qu’il analyse l’évolution de notre regard sur le corps humain. (…)

Dons d’organes post mortem, cessions de gamètes, fecondation in vitro, congélation d’embryons, brevetabilité du vivant : selon Bernard Edelman, le corps humain entre dans une ère dont il est difficile de dessiner les contours. (…)

Bernard Edelman aborde ce nouveau monde avec une certaine réticence. (…) Son livre y puise parfois un ton passéiste, mais son voyage dans les méandres du droit mérite le détour : il renouvelle le regard sur un compagnon que nous croyons pourtant bien connaître, le corps humain.»                                            

 Anne Chemin, « Le livre du jour », Le Monde, 11 juin 2009

Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Bernard Edelman, vous pouvez consulter son dossier de presse.

 

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