Art et science : convergence ou divergence ?

25 février 2011 at 10:57 (Jean Marc Lévy Leblond-La science n'est pas l'art) (, , , , , , , )

Jean-Marc Lévy-Leblond est auteur aux éditions Hermann de La science n’est pas l’art. Sorti en fin d’année dernière, ce livre a suscité un réel intérêt auprès des médias. Le dernier article en date est celui de Simone Mazauric qui lui consacre une pleine page dans L’Humanité du 9 février 2011 que je vous invite à lire. Elle y retranscrit parfaitement les enjeux de La science n’est pas l’art :

 

« Jean-Marc Lévy-Leblond préfère adopter la démarche qui consiste à traquer les différences entre ces deux types d’activités, et à rappeler tout ce qui distingue l’art, qui est une pratique individuelle, libérale, soumise à l’évaluation de ceux qui ne sont pas des artistes, relevant de l’artisanat et d’une échelle commerciale relativement modeste, de l’activité scientifique, qui est devenue une activité collective (…). »

 

Spécialiste de la question du rapport entre science et art, Jean-Marc Lévy-Leblond sera, à ce titre, l’invité, avec Maurice Matieu, de Mathieu Grousson au Palais de la Découverte le 5 mars à 15h.  Le débat portera sur la question : « Art et science : convergence ou divergence ? » Faut-il réconcilier l’art et la science? Devons-nous favoriser leur convergence ou au contraire, nous réjouir de leur autonomie et de leurs différences ?

Si vous voulez connaître les tenants et les aboutissants de ce débat qui s’annonce passionnant, rendez-vous le 5 mars avenue Franklin Delano Roosevelt. L’entrée est libre dans la limite des places disponibles.

Venez nombreux !

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Paul Virilio sur France Inter ce matin

20 avril 2010 at 10:10 (Antoine Mercier-Regards sur la crise, Dans l'actu !, Philosophie, Presse écrite, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

À l’invitation de Pascale Clark, Paul Virilio, auteur du texte « Accident de tempo » paru dans l’ouvrage collectif Regards sur la crise dirigé par Antoine Mercier, pour nos éditions, au début de l’année 2010, s’est exprimé ce matin sur les ondes de France Inter. L’objet de leur échange : bien évidemment ce dont tout le monde parle en ce moment, l’éruption du volcan Eyjafjöll.

Paul Virilio est philosophe, urbaniste, essayiste. Il est spécialiste des questions stratégiques soulevées par les nouvelles technologies. Pour lui, le progrès technique nous mène à notre perte et les conséquences sur l’aviation de l’éruption du volcan islandais en sont la preuve incontestable dont il convient, selon lui, de tirer les leçons.

Dans Regards sur la crise, il écrivait, d’ailleurs, en ce sens :

« Les technologies nouvelles dominent la domination du monde et elles aboutissent à la catastrophe. Il nous faut donc dominer la domination technoscientifique. C’est pour cela  que je suggère de fonder une université du désastre qui serait ouverte à toutes les disciplines, et pas simplement l’économie ou à la politique (…) On y analyserait la barbarie, les dégâts du progrès. On y dégagerait une intelligence de cette situation désastreuse. » in Regards sur la crise, pp. 191-199

Sur le même sujet, lire l’entretien de Paul Virilio paru dans L’Humanité le 19 avril.

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« Le régime de l’image » par Martin Rueff, de Deguy à Berlusconi…

6 octobre 2009 at 16:44 (Bel Aujourd'hui, Martin Rueff-Différence et identité, Philosophie, poésie, Présentation-Signature, Presse écrite, Radio, Télévision, Video) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Martin Rueff-Ce soir ou jamais-5 octobre 2009Martin Rueff, qui vient de publier, dans la collection Le Bel Aujourd’hui que dirige Danielle Cohen-Levinas, un ouvrage consacré à l’oeuvre poétique de Michel Deguy intitulé Différence et Identité. Michel Deguy, situation d’un poète lyrique à l’apogée du capitalisme culturel, est, depuis quelques semaines, un de ceux qui dénoncent, sur la scène médiatique française, la politique spectacle de Silvio  Berlusconi.

Il était hier soir l’invité de Frédéric Tadd pour commenter, dans le cadre de la Séquence du jour de Ce soir ou jamais, les images de la bande-annonce du  documentaire de Erik Gandini, Videocracy, qui raconte comment la télévision privée a changé l’Italie de ces trente dernières années.

Pour visionner la vidéo de l’émission, cliquez ici.

Et, le 17 septembre, il écrivait, dans Libération, une tribune libre intitulée Berlusconi, l’homme qui a mis le spectacle à la place de la politique, dont voici un extrait :

« Berlusconi n’aime pas la politique. Il n’aime pas les idées, il n’aime pas les livres, il n’aime pas les discours. Il incarne en ce sens une figure décisive de la société du spectacle. Quand on a tout transformé en spectacle, le discours ne vaut plus rien. Le discours révèle sans montrer, il approche du réel sans prétendre le doubler ou le remplacer, il en dénonce les complexités, les contradictions, les surimpressions, l’épaisseur historique. C’est donc le discours qu’il faut taire en le remplaçant par des images. C’est la logique qu’il faut détruire par la spécularisation du réel : jamais censure n’aura été si parfaite. »

Or, écrivant cela, Martin Rueff rejoint précisément le 7 ème point du chapitre de son livre, Différence et identité, consacré au culturel et intitulé « Le régime de l’image, organon et puissance culturel« . Je vous propose également ici d’en lire un extrait :

« Si le culturel impose l’empire des mauvaises duplications et le trafic des doubles, l’image est son organon. Il l’impose, elle le masque. Deguy est proche ici de Debord : selon ce dernier, le capitalisme en sa forme ultime se présente comme une immense accumulation de spectacles où tout ce qui était immédiatement vécu s’est éloigné dans la représentation. Pourtant, loin que le spectacle coïncide simplement avec la sphère des images, il « constitue un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images ». La formule est devenue célèbre : « le spectacle est le capital parvenu à un tel degré d’accumulation qu’il devient image ». »

Pour en savoir plus  sur l’ouvrage :

la critique de Jean-Claude Pinson

le compte rendu de Ronald Klapka

l’article d’Aliocha Wald Lasowski paru dans L’Humanité du 5 octobre 2009

Par ailleurs, Martin Rueff sera au Petit Palais, en compagnie de Michel Deguy, le mercredi 28 octobre 2009, de 13h à 15h, dans le cadre des rencontres publiques organisées par la Maison des Écrivains, pour débattre de la question « La poésie, pour quoi faire ?« . La rencontre sera diffusée sur France Culture le 16 novembre. Pour en savoir plus, cliquez ici.

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Relire Adorno avec Arno Münster

23 juin 2009 at 16:16 (Arno Münster-Adorno. Une introduction, Philosophie) (, , , , , , , , )

Tageblatt-juin 09-bd« Relire Adorno avec Arno Münster », c’est le conseil que donne, ce mois-ci, Robert Redeker aux lecteurs du supplément littéraire du Tageblatt. Nous ne pouvons qu’approuver !!!

Pour en savoir plus sur le livre d’Arno Münster, nous vous proposons, quant à nous, de lire ce qu’en dit Robert Redeker :

« Que faire d’Adorno aujourd’hui ? Comment le lire ? Ce n’est pas parce que le monde a changé depuis 1969, ni parce que les intérêt intellectuels des hommes se sont portés vers d’autres objets que l’émancipation promise avec les philosophies formées dans les parages de l’axe MarxFreud, que la démarche d’Adorno aurait perdu de son actualité. Bien au contraire, les interrogations qui l’animaient n’ont reçu de réponse ni sociale ni politique. Autrement dit, quoique refoulées, elles existent toujours. L’excellent ouvrage d’Arno Münster fournit l’occasion de s’en rendre compte. » R. R. in Tageblatt, extrait

Vous pouvez également lire en complément l’article qu’a consacré au livre Jean-Loup Thébaud dans L’Humanité le 20 juin dernier.

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