Entretien littéraire et débat scientifique : l’actualité radiophonique des Éditions Hermann

23 mai 2011 at 10:31 (Arnaud Buchs-Écrire le regard, Fictions pensantes, Michel Claessens-Allo la science, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

La semaine dernière, deux auteurs des Éditions Hermann ont participé à des émissions sur les ondes de Radio France.

Jeudi soir dernier, c’était Arnaud Buchs qui était l’invité d’Alain Veinstein pour un Du jour au lendemain consacré à son ouvrage paru dans la collection Fictions pensantes, Écrire le regard.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

Et, le lendemain, en début d’après-midi,  Michel Claessens, l’auteur de Allo, la science ? Analyse critique de la médiascience était, quant à lui, l’invité du Club Science Publique animé par Michel Alberganti, sur France Culture,  pour s’interroger sur le concept de médiascience, néologisme précisément forgé par lui en ce livre. Autour de la table, Benjamin Dessus, ingénieur et économiste, président de Global Chance, Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialisé en sciences de l’évolution, et Jean-Yves Nau, journaliste à Slate.

Pour écouter l’entretien, cliquez ici.

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« D’où vient l’argent ? » François Rachline a la réponse !

17 mai 2011 at 09:58 (Économie, François Rachline-D'où vient l'argent suivi de Pour une Banque centrale mondiale, Video) (, , , , , , , , )

François Rachline, professeur à Sciences Po Paris et conseiller spécial du Président du Conseil économique, social et environnemental, vient de publier aux éditions Hermann un ouvrage qui porte le titre pour le moins frappant de : D’où vient l’argent ?

Si, comme moi, ce titre vous intrigue et que vous vous demandez comment François Rachline peut bien répondre à cette question, lisez son livre bien sûr,  mais visionnez, pour commencer, cette vidéo réalisée par Vidéoscopie, et la complicité de Michel Alberganti et de Rachel Huet, qui devrait vous donner envie d’en savoir plus :

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La sérendipité : quel rôle joue le hasard dans la science ?

16 mars 2011 at 12:01 (Daniele Bourcier et Pek Van Andel-La Sérendipité) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Le 20 janvier dernier, La sérendipité. Le hasard heureux est paru aux éditions Hermann. Ce livre résulte d’un colloque de Cerisy qui s’est tenu en juillet 2009 et auquel ont participé des chercheurs, artistes et philosophes.

Suscitant de façon inattendue de multiples débats dans la presse, la sérendipité fut consacrée mot de l’année 2009 par la Revue des Sciences humaines. Elle est considérée comme la « capacité de découvrir, d’inventer, de créer ou d’imaginer quelque chose de nouveau sans l’avoir cherché à l’occasion d’une observation surprenante qui a été expliquée correctement ».

 

Le 26 février dernier, Science publique, émission hebdomadaire que Michel Alberganti anime sur France Culture, avait pour sujet : La sérendipité : quel rôle joue le hasard dans la science ? À cette occasion, quatre des contributeurs au livre La sérendipité. Le hasard heureux étaient invités à participer au débat : Daniele Bourcier, Jean-Marie Brom, Sylvie Catellin et Robert Vallée.

La présentation que Michel Alberganti donne à lire sur le site de France Culture expose de façon très claire les enjeux  de l’émission, je la cite donc telle quelle :

« Commençons cette émission par une devinette : Quel est le point commun entre les découvertes de l’Amérique, l’homme de Néandertal, la pierre de Rosette, la grotte de Lascaux, la poussée d’Archimède, la loi de la gravitation,  les rayons X, la radioactivité, l’électromagnétisme, l’infrarouge, l’aspirine, l’aspartame, l’insuline, le LSD, la pénicilline, le vaccin antivariolique, le Viagra, l’ADN, la pilule contraceptive, le Velcro, la photographie, la Citroën 2CV, le Post-It, le Kleenex, la gomme à effacer, le jacuzzi, le Frisbee, le Kevlar, le Téflon, le Laser, l’hélice de bateau, la dynamite, la Tarte Tatin, le Nutella, le Carambar, le Coca Cola,  le Sauternes, les chips ou le Roquefort ? La réponse, vous l’avez devinée, c’est le hasard, point commun à cette liste à la Prévert. Ou, plus précisément, la sérendipité, dont nous allons parler aujourd’hui.

La sérendipité a fait l’objet du colloque de Cérisy en juillet 2009. L’occasion de remonter aux sources de cette notion aussi subtile que mystérieuse. Les premières traces datent d’un conte persan de 1302 intitulé Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip. L’écrivain britannique Horace Walpole reprend le terme en 1754 et lui donne une définition : « faire des découvertes, par accident et sagacité, de choses que l’on ne cherchait pas ». Chaque mot compte et l’on constate que la notion de sérendipité dépasse largement  le simple hasard. À l’accident déclencheur doit s’associer la sagacité, c’est-à-dire le discernement ou le flair qui permettent de détecter une anomalie, de la questionner, de l’interpréter, de la comprendre et de l’exploiter.  On est ainsi bien loin du pur coup de chance. Les découvertes, même fortuites, ne se réalisent pas facilement et ne sont pas à la portée de tout le monde.

L’intervention du hasard dans les découvertes relève-t-elle de l’anecdote ou bien lève-t-elle le voile sur un phénomène plus profond en matière de créativité humaine ?

Comment comprendre que l’on trouve ce que l’on ne cherche pas alors que l’on rencontre tant de difficultés à trouver ce que l’on cherche ?

Faut-il accepter une part chaotique dans le processus de la découverte ou bien la sérendipité est-elle transformable en méthode ?

Pourrait-on, ainsi, imaginer enseigner la sérendipité ?

Ne s’agirait-il pas, finalement, de l’embryon d’une démarche favorisant la créativité en la libérant des idées reçues, de la normalisation de la pensée et du syndrome du réverbère ? »

Pour Jean-Marie Brom , l’essentiel est d’avoir « l’esprit ouvert » et prêt à saisir l’opportunité qu’offre le hasard lorsqu’il se présente aux portes de notre intelligence…

Le 7 mars, dans l’émission Continent Sciences que Stéphane Deligeorges anime sur France Culture, Lydia Ben Ytzhak a consacré sa chronique à La sérendipité. Le hasard heureux qu’elle présente comme un « ouvrage tout à fait incroyable ». Sa chronique est claire et réussit l’exercice difficile de parler de beaucoup de choses en très peu de temps. Après avoir évoqué le conte du poète persan Amir Khusrau intitulé Les pérégrinations des trois fils du roi de Serendip qui a donné son nom à la sérendipité, elle donne plusieurs exemples de découvertes faites par sérendipité telle la pénicilline pour ne citer qu’elle. Pour Lydia Ben Ytzhak, ce qu’il y a de remarquable dans le concept de sérendipité, c’est qu’il met en relief le critère de créativité et le goût du jeu, souvent grands absents du débat scientifique.

Loin d’être réservé à une élite, ce livre tout à fait accessible relate des cas de sérendipité puisés dans la science mais aussi dans les arts, la politique, la psychanalyse, le management ou encore l’Internet. Cet ouvrage est passionnant et plus d’actualité que jamais!

 

 

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2012 : l’apocalypse ?

16 novembre 2009 at 15:19 (Dans l'actu !, Presse écrite, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , )

Image de fin du mondeLe magazine Sciences et Avenir, dans son dernier numéro, consacre un dossier à la fin du monde.

S’appuyant sur la fin du calendrier maya, des auteurs, réalisateurs et une myriade de sites ont, en effet,  prédit la disparition de l’humanité  au moment du solstice d’hiver 2012 à la suite d’une succession de catastrophes naturelles.

David Larousserie a demandé à Wiktor Stoczkowski, chercheur au Laboratoire d’Anthropologie sociale de l’EHESS et auteur l’année dernière de l’ouvrage : Anthropologies rédemptrices. Le monde selon Lévi-Strauss, ce qu’il pensait de ces rumeurs apocalyptiques :

« Les rumeurs sur 2012 me semblent émaner d’une sous-culture occultiste. Elle prend ses racines au XVIIIe siècle, dans certains cercles illuministes, théosophiques et maçonniques, se retrouve ensuite chez les spirites du XIXe siècle et, de nos jours, chez les chasseurs d’extraterrestres. Elle est souvent très hostile à la science, même si elle propose une vision du monde qui est censée opérer une synthèse entre science et religion. Du coup, les arguments scientifiques ont peu de chances de convaincre ceux qui récusent toute autorité de la science. (…) Ces rumeurs sur 2012 sont ceux-ci de particulier qu’elles sont à la fois archaïques et modernes. Archaïques, car elles empruntent à un imaginaire apocalyptique très ancien, hérité de la tradition judéo-chrétienne. Modernes, car elles se servent des nouvelles technologies, comme Internet, pour se diffuser massivement. Elles appartiennent indéniablement à notre époque, car elles coïncident avec un discours, devenu récurrent au XXe siècle, qui décrit nos sociétés comme souffrant perpétuellement d’une crise. En fait, les sociétés contemporaines se transforment sans cesse, à grande vitesse, et nous manquons de repères. La crise est censée expliquer tout. Durant la dernière élection présidentielle en France, la plupart des candidats prônaient un changement radical de tous les domaines de la vie collective. Pourtant, aucune période historique, même lors de grandes révolutions, n’a connu des changements vraiment fondamentaux qui aient pu remodeler immédiatement la société de fond en comble. Que dire de la possibilité de «changer entièrement le monde», comme l’annonçait l’un des candidats, en l’espace des cinq années du mandat présidentiel ! Les structures sociales ont la vie dure. Il arrive aux politiques, aux occultistes ou aux experts scientifiques d’employer la même rhétorique eschatologique, même si les arguments auxquels ils recourent sont différents. Plutôt que de tenir des discours prônant une réforme rédemptrice, nous ferions mieux d’essayer de comprendre les sociétés dans lesquelles le changement permanent est voué à devenir le mode normal d’existence. »

Wiktor Stoczkowki, extrait de l’entretien qu’il a accordé à Sciences et Avenir

Pour lire l’entretien en entier, cliquez ici.

M. Stoczkowski a été, par ailleurs, l’invité de l’émission de Michel Alberganti sur France Culture, Science publique,  pour répondre à la question : Comment les rumeurs de fin du monde exploitent-elles la science ?

Pour écouter l’émission, cliquez ici.

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