Les « Cahiers de philosophie » de Courbet en librairie le 15 septembre et cette semaine dans « Livres Hebdo »

5 septembre 2011 at 16:45 (Art, Bientôt en librairie, Courbet-Cahiers de philosophie, Philosophie, Savoir Arts) (, , , , , , , , , , )

Peu avant la trêve d’été, j’avais annoncé la sortie, dans notre collection Savoir Arts, du document exceptionnel que sont  Les Cahiers de philosophie de Courbet dans une édition inédite réalisée par Roger Bruyeron.

Ces Cahiers,  jusqu’alors conservés au Musée national de l’Éducation de Mont Saint-Aignan et fruits des notes de cours du peintre au Collège royale de Besançon, durant l’année scolaire 1837-1838, seront donc donnés à lire  pour la première fois au grand public à partir du 15 septembre.


Mais, pour, d’ores et déjà, en savoir un peu plus sur cet événement éditorial, je vous propose de vous reporter à l’article que vient de lui consacrer le journaliste Laurent Lemire dans le Livres Hebdo de cette semaine et qui se conclut en ces termes :

« Voilà qui rompt à tout jamais avec un Courbet  frustre et ignare incapable de saisir quoi que ce soit  dans un débat d’idées. Il s’y dessine au contraire la formation d’un robuste anticonformisme. »

Laurent Lemire, Livres Hebdo n°875

 

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Jonas par Scholem dans Marianne

7 juin 2011 at 20:17 (Gershom Scholem-Sur Jonas, La presse, Panim el Panim, Philosophie) (, , , , , , , , , , , , , , )

Cette semaine, si vous ouvrez Marianne, outre le dossier « Les femmes et l’affaire DSK », vous trouverez un grand papier de Maxime Rovere sur l’ouvrage de Gershom Scholem que nous venons de publier, dans la toute nouvelle collection de Danielle Cohen-Levinas, Panim el Panim, et dans une nouvelle traduction de Marc de Launay. Il s’agit de   Sur Jonas. La lamentation et le judaïsme.

Gershom Scholem (1897-1982), proche de Walter Benjamin, fut philosophe et historien des idées.

Et, comme l’écrit Maxime Rovere, « nul besoin d’être croyant pour percevoir la force renversante des courts articles rassemblés dans ce recueil consacré à la figure biblique de Jonas. »

Nous espérons que cela donnera au plus grand nombre l’envie de découvrir ou de redécouvrir les textes de jeunesse de celui qui se qualifier lui-même d’ « idéaliste extravagant ».

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Monique David-Ménard dans « La Fabrique de l’humain » sur France Culture hier soir

27 mai 2011 at 13:31 (Dans l'actu !, Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , )

Hier soir, Monique David-Ménard, philosophe et psychanalyste, s’entretenait en direct avec Philippe Petit sur les ondes de France Culture, pour une Fabrique de l’humain consacrée à son dernier livre : Éloge des hasards dans la vie sexuelle.

Au programme, bien sûr, les hasards dans la vie sexuelle d’un point de vue théorique : Monique David-Ménard a ainsi défini la vie sexuelle comme le « non-maîtrisé » par excellence, comme la chose qui nous échappe le plus au monde, comme le terrain où, plus que tout autre, nous sommes face à l’inconnu de nous-même ; mais aussi, bien entendu, d’un point de vue pratique… Et quel meilleur exemple, en cette période où nous sommes tous fascinés et obsédés par  l’affaire DSK, que celle-là même.

Monique David-Ménard a, d’ailleurs, parlé pour son propre compte, à propos de  cette affaire,  de traumatisme. Elle a confié avoir identifié chez elle dans les jours qui ont suivi une sidération, une incapacité à penser,  signes, dit-elle, des traumatismes névrotiques.

Pour elle, l’affaire DSK est le miroir même que ce qui peut se jouer, en matière de hasard malheureux, destructeur,  dans la vie sexuelle.

Pour écouter l’émission et mieux appréhender ces questions, cliquez ici.

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Éloge des hasards dans la vie sexuelle

24 mai 2011 at 08:29 (Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Présentation-Signature, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , )

Éloge des hasards dans la vie sexuelle, c’est un livre de la psychanalyste et philosophe, Monique David-Ménard, qui est depuis quelques jours en librairie, et dont le titre résonne singulièrement, me semble-t-il, depuis le début de l’affaire Strauss-Kahn.

Ce billet, non pas pour vous faire part de mes réflexions en la matière, mais pour vous signaler que le Centre d’Études du Vivant y consacrera un séminaire, le jeudi 26 mai, de 12h à 14h, dans la salle 234C de la Halle aux Farines, située au 10 de l’esplanade Pierre Vidal-Naquet, à Paris, dans le XIII ème. L’entrée sera libre ; et la présentation et la discussion seront menées par Claire Nioche, docteur en docteur en psychanalyse et ATER de l’université Paris-Diderot.  

En outre, ce même jour, Monique David-Ménard sera l’invitée de Philippe Petit dans le cadre de son émission hebdomadaire : La Fabrique de l’humain. Gageons qu’il y sera peut-être question de DSK puisqu’il s’avère très à la mode actuellement d’interroger psychiatres et psychanalystes sur les pulsions sexuelles de l’ancien directeur du FMI.

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Jean-Louis Chédin nous explique la «surfinitude» sur France Culture

28 juin 2010 at 13:43 (Jean-Louis Chédin-Conscience et finitude, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , )

Vendredi dernier, Jean-Louis Chédin, l’auteur de Conscience et finitude. L’hypothèse de la surfinitude, expliquait au micro des Nouveaux chemins de la connaissance, sur France Culture, le concept de « surfinitude », créé par lui pour dépasser l’opposition traditionnelle entre fini et infini.

Pour en savoir plus, je vous conseille d’écouter l’entretien qu’il a accordé à Adèle Van Reeth pour Le Journal des Nouveaux chemins et bien sûr de vous reporter à l’ouvrage qu’il vient de publier dans notre Collection Philosophie.

Arlette Farge et Jean-Louis Chédin / J.-M. ROUX©RADIO FRANCE

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Judith Schlanger parle vocation dans « Les nouveaux chemins de la connaissance »

22 juin 2010 at 16:27 (Uncategorized) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Ce lundi, Judith Schlanger était l’invité du Journal des Nouveaux chemins sur France Culture, journal de l’actualité des publications philosophiques présenté par Adèle Van Reeth, pour parler de son dernier livre, paru le 18 juin dernier, dans la collection Hermann Philosophie, La Vocation.

Interrogée par Adèle Van Reeth sur ce qu’elle entendait par vocation, Judith Schlanger a expliqué :

« Chacun de nous a le droit d’avoir une vie qui lui ressemble, qui l’exprime, à laquelle il puisse s’identifier. Et, pour pouvoir s’identifier à son existence, il faut pouvoir s’identifier à son occupation, à son gagne-pain, à son travail. La vocation, c’est donc le rêve de pouvoir s’exprimer activement à travers son travail.  Il s’agit du rêve démocratique par excellence. Il nous porte tous mais rélève plus de l’idéal que de la réalité. »

Interrogée ensuite sur l’historicité de sa démarche, Judith Schlanger a rappelé :

Monique Dixsaut et Judith Schlanger / G. MOSNA-SAVOYE©RADIO FRANCE

« Cet idéal qui nous paraît aujourd’hui évident est un idéal relativement nouveau. La question de la vocation, qui est fondamentale dans l’Occident moderne et qui est la question même de l’individualisme démocratique, n’est apparue que vers la fin du XVIIIème siècle. Et ce, de manière diffuse. Des philosophes en ont parlé, des écrivains, des poètes. Mais sans jamais la théoriser. C’est un message que l’on ne peut pas résumer. Il n’y a pas de traité sur la vocation. Il ne peut y avoir qu’un ensemble de convictions. »

Pour conclure l’entretien, c’est la question du paradoxe contenue dans  la notion même de vocation que Judith Schlanger et Adèle Van Reeth ont abordée ensemble.

« Certes la promesse de la vocation est une promesse démocratique, certes elle concerne tout le monde, certes chacun devrait pouvoir avoir une vie dans laquelle il s’épanouit, mais les exemples de vocation réussie que l’on donne ne sont que des exemples exceptionnels : l’artiste, le grand savant. Il y a donc précisément un problème de démocratie. Tout le monde n’a pas des capacités géniales. Du coup, on ne sait plus très bien à quel désir attribuer le terme de vocation. S’il s’agit d’un désir de vie normal. Ou, si c’est un désir épique, héroïque, exceptionnel.»

Judith Schlanger in « Le journal des Nouveaux chemins », France Culture, 21 juin 2010.

Pour écouter l’émission dans son intégralité, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur ce livre, consultez sa page de présentation sur le site des Éditions Hermann.

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Bernard Baas, l’auteur de « La voix déliée », s’est entretenu hier soir avec Alain Veinstein sur France Culture

11 juin 2010 at 16:07 (Bel Aujourd'hui, Bernard Baas-La voix déliée, Radio) (, , , , , , , , , )

Le 10 juin, Bernard Baas était l’invité d’Alain Veinstein sur France Culture pour un « Du jour au lendemain » consacré à son dernier livre, La voix déliée, paru dans la collection Le Bel Aujourd’hui il y a quelques mois.

À méditer ces mots de Bernard Baas dits à Alain Veinstein :

« La jouissance ne peut venir que par la traversée du discours. Il faut être passé par le discours pour qu’arrive alors la pure jouissance. »

Pour écouter l’émission et entendre en intégralité l’échange qui a eu lieu entre Bernard Baas et Alain Veinstein, je vous propose de vous rendre sur le site de l’émission en cliquant ici.

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« Homoparentalité : la psychanalyse peut-elle dire la norme ? » par Claude Rabant

28 mai 2010 at 11:43 (Claude Rabant-Métamorphoses de la mélancolie, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

« Homoparentalité : la psychanalyse peut-elle dire la norme ? », tel est le titre de l’article que Claude Rabant, philosophe et psychanalyste, auteur du récent Métamorphoses de la mélancolie (Hermann Psychanalyse, mai 2010), a publié dans le Libération du 26 mai 2010.

Dans cet article, dénonçant les dérives de certains psychanalystes qui parlent volontiers d' »ordre symbolique« , de « norme symbolique« , et par conséquent, d’ « ordre sexuel » et de « norme sexuelle« ,  il remarque qu’ « Aujourd’hui, la stigmatisation sociale de l’homosexualité est remplacée par le souci de la santé mentale : le discours homophobe étant interdit, on affirme que l’homoparentalité rendra nos enfants fous. Mais le catastrophisme qui prédit, dans deux trois générations, des effondrements psychiques, témoigne d’une absence totale de sens historique et ignore la plasticité de la sexualité humaine. »

Or, comme il l’écrit plus loin, « On ne saurait nier qu’il y a une histoire de la sexualité, où les différentes modalités de la « différence » varient avec les pratiques, de sorte qu’aujourd’hui des différences jadis principales se trouvent secondarisées, et que la « biologie » ne peut plus être considérée purement et simplement comme source de normes éternelles, mais au contraire comme source de potentialités nouvelles. »

Pour lui, il ne fait pas de doute qu’il y a la même liberté de choix pour un parent face à l’énigme de la procréation que pour chaque individu face à l’énigme de sa propre sexualité.  Il écrit en ce sens : « Choix inconscient qui est l’autre nom du désir (…) On sait par expérience que, si le désir inconscient n’est pas à l’œuvre, il n’y aura jamais de procréation. Tel  est le symbolique : non point la norme, mais le désir inconscient. Et c’est bien du désir inconscient que naissent les enfants, non de la seule rencontre sexuelle. »

Claude Rabant nous rappelle donc, ce que certains semblent avoir oublié, que  la psychanalyse ne peut en aucun cas édicter la norme, qu’elle ne peut en aucun cas constituer un repère moral. En revanche, comme il l’écrit, dans le texte qu’il nous a offert pour présenter Métamorphoses de la mélancolie (voir le billet du 11 mai dernier), si elle n’est pas repère moral, elle est « boussole ». Une « boussole » dans « un monde où trop de crises, de catastrophes et de discours alarmistes nous font désespérer de l’homme». Une « boussole » à même, selon lui, de « nous aider à surmonter cette pente mélancolique qui règne en nous ». Une « boussole »  capable de nous « mettre en relation (…)  avec les forces vitales de [notre] inconscient ».

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Comment « surmonter cette pente mélancolique » en nous ?

11 mai 2010 at 16:50 (Bientôt en librairie, Claude Rabant-Métamorphoses de la mélancolie, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Claude Rabant, philosophe et psychanalyste, publiera, le 21 mai prochain, dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann que codirige Élisabeth Naneix, un passionnant essai, préfacé avec enthousiasme par Jean Oury, sur la mélancolie intitulé Métamorphoses de la mélancolie.

Pour présenter celui-ci, Claude Rabant nous a offert un très beau texte que j’ai très intégré au communiqué de presse et que je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici :

« Dans un monde où trop de crises, de catastrophes et de discours alarmistes nous font désespérer de l’homme, quelle peut être la boussole de la psychanalyseComment peut-elle nous aider à surmonter cette pente mélancolique qui règne en nous ? Une éthique de la pulsion — à distinguer d’une simple morale — telle est cette boussole, mettant le sujet en relation avec les forces vitales de son inconscient. Un abri, une « relation bien tempérée » entre les sexes, selon l’expression de Lacan, une « relation plus honnête au désir » : l’inconscient est notre ami. Avec lui, il devient possible de lutter contre la pulsion de mort et les contraintes du SurmoiComme Spinoza, comme Nietzsche, Freud parie sur un élargissement de l’être du sujet, sur une métamorphose du sexuel dans la sublimation. À l’opposé de la mélancolie, le principe civilisateur suppose à la fois une acceptation de la perte et une volonté de reconstruire. Il y a un « carpe diem«  freudien, un « jouir serein du présent », qui se déduit du principe de métamorphoses. »

par Claude Rabant, le 10 mai 2010

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Bientôt en librairie : un ouvrage qui examine la manière dont la philosophie est devenue essentiellement une pratique historique

21 avril 2010 at 10:09 (Bientôt en librairie, Gabriel Rockhill-Logique de l'histoire, Philosophie) (, , , , , , , , , , , , , )

Le 21 mai prochain, sortira en librairie un livre du philosophe franco-américain Gabriel Rockhill qui me semble  un ouvrage important en tant qu’il  examine la manière dont la philosophie est devenue une pratique essentiellement historique et herméneutique à l’âge moderne.

Intitulé Logique de l’histoire et sous-titré Pour une analytique des pratiques historiques, il est organisé autour d’une question centrale : pourquoi philosopher, de nos jours, c’est faire de l’histoire de la philosophie ?

Dans cette perspective et en dialogue avec les sciences sociales, il propose de revenir sur trois moments privilégiés de l’histoire de la philosophie, telle qu’elle est entendue par la philosophie contemporaine : le moment supposé inaugural des Grecs, le prétendu tournant moderne à partir de Descartes, et l’aboutissement de l’histoire dans le temps présent.

En multipliant les exemples et les points de vue dans des études de cas toujours précises, ce livre démontre que le virage historique et herméneutique de la philosophie n’est pas plus nécessaire et incontournable que les schémas historiques qu’il a produits.

Sans vouloir se contenter d’une description socio-historique des pratiques philosophiques modernes, cet ouvrage propose en même temps de relever un défi majeur de notre temps : si philosophie et histoire de la philosophie sont une seule et même chose aujourd’hui, du moins dans la tradition dite continentale, alors comment faire de l’histoire, et donc de la philosophie ? Autrement dit, ce livre entreprend une étude de la pratique philosophique historique tout en proposant une logique de l’histoire alternative qui s’inscrit en faux contre l’image du passé promue par la philosophie contemporaine, notamment dans ses diverses tentatives de « rupture » (plus ou moins superficielles sur le plan pratique).

Ce faisant, il ne vise pas du tout à entériner la réduction de la philosophie à une pratique historique et herméneutique. Bien au contraire, il s’agit de mettre en lumière la contingence d’une telle détermination afin de déplacer les marges de manœuvre imposées aux penseurs d’aujourd’hui et faire de la place à d’autres pratiques théoriques.

Le résultat, c’est une investigation méthodologique dont les enjeux et les conséquences dépassent de loin les limites de la philosophie. À lire absolument !

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