Monique David-Ménard dans « La Fabrique de l’humain » sur France Culture hier soir

27 mai 2011 at 13:31 (Dans l'actu !, Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , )

Hier soir, Monique David-Ménard, philosophe et psychanalyste, s’entretenait en direct avec Philippe Petit sur les ondes de France Culture, pour une Fabrique de l’humain consacrée à son dernier livre : Éloge des hasards dans la vie sexuelle.

Au programme, bien sûr, les hasards dans la vie sexuelle d’un point de vue théorique : Monique David-Ménard a ainsi défini la vie sexuelle comme le « non-maîtrisé » par excellence, comme la chose qui nous échappe le plus au monde, comme le terrain où, plus que tout autre, nous sommes face à l’inconnu de nous-même ; mais aussi, bien entendu, d’un point de vue pratique… Et quel meilleur exemple, en cette période où nous sommes tous fascinés et obsédés par  l’affaire DSK, que celle-là même.

Monique David-Ménard a, d’ailleurs, parlé pour son propre compte, à propos de  cette affaire,  de traumatisme. Elle a confié avoir identifié chez elle dans les jours qui ont suivi une sidération, une incapacité à penser,  signes, dit-elle, des traumatismes névrotiques.

Pour elle, l’affaire DSK est le miroir même que ce qui peut se jouer, en matière de hasard malheureux, destructeur,  dans la vie sexuelle.

Pour écouter l’émission et mieux appréhender ces questions, cliquez ici.

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Éloge des hasards dans la vie sexuelle

24 mai 2011 at 08:29 (Monique David-Ménard-Éloge des hasards dans la vie sexuelle, Présentation-Signature, Psychanalyse, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , )

Éloge des hasards dans la vie sexuelle, c’est un livre de la psychanalyste et philosophe, Monique David-Ménard, qui est depuis quelques jours en librairie, et dont le titre résonne singulièrement, me semble-t-il, depuis le début de l’affaire Strauss-Kahn.

Ce billet, non pas pour vous faire part de mes réflexions en la matière, mais pour vous signaler que le Centre d’Études du Vivant y consacrera un séminaire, le jeudi 26 mai, de 12h à 14h, dans la salle 234C de la Halle aux Farines, située au 10 de l’esplanade Pierre Vidal-Naquet, à Paris, dans le XIII ème. L’entrée sera libre ; et la présentation et la discussion seront menées par Claire Nioche, docteur en docteur en psychanalyse et ATER de l’université Paris-Diderot.  

En outre, ce même jour, Monique David-Ménard sera l’invitée de Philippe Petit dans le cadre de son émission hebdomadaire : La Fabrique de l’humain. Gageons qu’il y sera peut-être question de DSK puisqu’il s’avère très à la mode actuellement d’interroger psychiatres et psychanalystes sur les pulsions sexuelles de l’ancien directeur du FMI.

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« Le corps retrouvé » de Pierre Delion dans la dernière édition du « Monde des Livres »

17 novembre 2010 at 14:31 (Claudine Normand-Petite grammaire du quotidien, Le rire à l'épreuve de l'inconscient, Pierre Delion-Le corps retrouvé, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté du 12 novembre, Elisabeth Roudinesco a choisi d’offrir aux lecteurs du Monde un zoom sur le dernier livre de Pierre Delion paru dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann, sous la direction d’Elisabeth Naneix, Le corps retrouvé. Franchir le tabou du corps en psychiatrie.

Elle écrit à son propos :


«Pierre Delion tente dans ce petit livre remarquable de penser la question du corps dans le traitement de la folie et de l’autisme. Il montre que que, bien au-delà de la cure par la parole, il faut aussi, s’agissant des pathologies lourdes, faire intervenir le corps comme « objets parleurs »

Pour consulter l’article d’Elisabeth Roudinesco dans son intégralité, cliquez ici.

À lire également sur l’ouvrage de Pierre Delion, le très bon compte rendu de Jean-Luc Vannier.

La collection a également publié tout récemment deux autres titres que je ne résiste pas à la tentation de signaler ici.

Tout d’abord, Le rire à l’épreuve de l’inconscient de Anne Bourgain, Christophe Chaperot et Christian Pisani, auquel Le Journal des Psychologues a consacré un compte rendu.

Ensuite, un ouvrage de la linguiste, Claudine Normand, intitulé Petite grammaire du quotidien. Paradoxe de la langue ordinaire, auquel le site Non Fiction a rendu hommage avec une très belle recension de Agnès Cousin de Ravel.

Par ailleurs, nous publierons, toujours dans la même collection, un texte inédit du psychanalyste Jean Clavreul, La Formation des psychanalystes, dont je conseille vivement la lecture.

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« Homoparentalité : la psychanalyse peut-elle dire la norme ? » par Claude Rabant

28 mai 2010 at 11:43 (Claude Rabant-Métamorphoses de la mélancolie, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

« Homoparentalité : la psychanalyse peut-elle dire la norme ? », tel est le titre de l’article que Claude Rabant, philosophe et psychanalyste, auteur du récent Métamorphoses de la mélancolie (Hermann Psychanalyse, mai 2010), a publié dans le Libération du 26 mai 2010.

Dans cet article, dénonçant les dérives de certains psychanalystes qui parlent volontiers d' »ordre symbolique« , de « norme symbolique« , et par conséquent, d’ « ordre sexuel » et de « norme sexuelle« ,  il remarque qu’ « Aujourd’hui, la stigmatisation sociale de l’homosexualité est remplacée par le souci de la santé mentale : le discours homophobe étant interdit, on affirme que l’homoparentalité rendra nos enfants fous. Mais le catastrophisme qui prédit, dans deux trois générations, des effondrements psychiques, témoigne d’une absence totale de sens historique et ignore la plasticité de la sexualité humaine. »

Or, comme il l’écrit plus loin, « On ne saurait nier qu’il y a une histoire de la sexualité, où les différentes modalités de la « différence » varient avec les pratiques, de sorte qu’aujourd’hui des différences jadis principales se trouvent secondarisées, et que la « biologie » ne peut plus être considérée purement et simplement comme source de normes éternelles, mais au contraire comme source de potentialités nouvelles. »

Pour lui, il ne fait pas de doute qu’il y a la même liberté de choix pour un parent face à l’énigme de la procréation que pour chaque individu face à l’énigme de sa propre sexualité.  Il écrit en ce sens : « Choix inconscient qui est l’autre nom du désir (…) On sait par expérience que, si le désir inconscient n’est pas à l’œuvre, il n’y aura jamais de procréation. Tel  est le symbolique : non point la norme, mais le désir inconscient. Et c’est bien du désir inconscient que naissent les enfants, non de la seule rencontre sexuelle. »

Claude Rabant nous rappelle donc, ce que certains semblent avoir oublié, que  la psychanalyse ne peut en aucun cas édicter la norme, qu’elle ne peut en aucun cas constituer un repère moral. En revanche, comme il l’écrit, dans le texte qu’il nous a offert pour présenter Métamorphoses de la mélancolie (voir le billet du 11 mai dernier), si elle n’est pas repère moral, elle est « boussole ». Une « boussole » dans « un monde où trop de crises, de catastrophes et de discours alarmistes nous font désespérer de l’homme». Une « boussole » à même, selon lui, de « nous aider à surmonter cette pente mélancolique qui règne en nous ». Une « boussole »  capable de nous « mettre en relation (…)  avec les forces vitales de [notre] inconscient ».

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Interroger les points de rencontre et les points de discorde entre Winnicott et Lacan

27 mai 2010 at 11:57 (Psychanalyse, Winnicott avec Lacan) (, , , , , , , , , , , , , , )

Les Éditions Hermann, dont la production est très riche ces dernières semaines en parutions psychanalytiques (voir les billets précécents), vient de publier un nouvel ouvrage dans sa collection Psychanalyse : Winnicott avec Lacan.

Il s’agit d’un volume, dirigé par Catherine et Alain Vanier, dans lequel une trentaine de psychanalystes interroge les points de rencontre et de les points de discorde entre les deux analystes de génie que sont Winnicott et Lacan.

Organisé en 4 chapitres, l’ouvrage aborde ainsi les thématiques suivantes : Le bébé dans la psychanalyse (chapitre I), La psychanalyse d’enfants (chapitre II), La pratique et l’éthique des deux psychanalystes (chapitre III), Le débat épistémologique qui les oppose (chapitre IV).

Pour en savoir plus sur l’ouvrage, et en particulier avoir accès aux biographie de ses contributeurs et à sa table des matières détaillées, je vous propose de consulter son communiqué de presse en cliquant ici.

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Une nouvelle collection psychanalytique aux éditions Hermann

24 mai 2010 at 14:36 (Collection Nicolas Abraham et Maria Torok, Ferenczi. Des fantômes qui hantent la psychanalyse, Présentation-Signature, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , )

Le vendredi 21 mai, est sorti en librairie le premier livre de la collection Nicolas Abraham et Maria Torok dirigée par Claude Nachin et Jean Claude Rouchy.

Intitulé Freud, Fliess, Ferenczi. Des fantômes qui hantent la psychanalyse, et préfacé par Serge Tisseron, il recueille les textes psychanalytiques de Barbro Sylwan, débutés dans le cadre d’une relation d’amitié et de travail avec Nicolas Abraham et Maria Torok et poursuivis seule, puis en coopération avec Philippe Réfabert.

Une soirée de lancement de la collection et du livre aura lieu à la librairie Lipsy (15, rue Monge – 75005 Paris), le jeudi 10 juin, à partir de 20H, à l’invitation des Éditions Hermann et de l’Association européenne Nicolas Abraham et Maria Torok. Pour tout renseignement sur cette soirée, où seront attendus Barbro Sylwan, présente exceptionnellement en France pour cette occasion, et Philippe Réfabert, n’hésitez pas à me contacter par mail : daphnee.gravelat@editions-hermann.fr

Pour en savoir plus sur le livre, je vous propose de consulter son communiqué de presse en cliquant ici ou de vous rendre sur la page qui lui est consacrée sur le site des Éditions Hermann.

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Bientôt en librairie : un ouvrage sur la place du dessin dans la psychanalyse de l’enfant

17 mai 2010 at 19:11 (Bientôt en librairie, Céline Masson-Tracer / Désirer, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Le 21 mai prochain, paraîtra un nouveau titre dans la collection Psychanalyse que co-dirige Laurence Joseph aux Éditions Hermann. Il s’agit d’un ouvrage collectif consacré à la place du dessin dans la cure psychanalytique de l’enfant.

Intitulé Tracer / Désirer. Le dessin d’enfant dans la cure psychanalytique, il réunit, sous la houlette de la clinicienne et psychanalyste Céline Masson, les contributions d’Annie Anzieu, Angélique Christaki, Anne Ciani-Holtz, Véronique Dufour, Laurence Joseph, Maryse Klein-Mélonio, Johanna Lasry, Cristina Lindemeyer, Céline Masson et Claude Schauder.

Pour en savoir plus, je vous propose de vous reporter au communiqué de presse de l’ouvrage.

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Comment « surmonter cette pente mélancolique » en nous ?

11 mai 2010 at 16:50 (Bientôt en librairie, Claude Rabant-Métamorphoses de la mélancolie, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Claude Rabant, philosophe et psychanalyste, publiera, le 21 mai prochain, dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann que codirige Élisabeth Naneix, un passionnant essai, préfacé avec enthousiasme par Jean Oury, sur la mélancolie intitulé Métamorphoses de la mélancolie.

Pour présenter celui-ci, Claude Rabant nous a offert un très beau texte que j’ai très intégré au communiqué de presse et que je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici :

« Dans un monde où trop de crises, de catastrophes et de discours alarmistes nous font désespérer de l’homme, quelle peut être la boussole de la psychanalyseComment peut-elle nous aider à surmonter cette pente mélancolique qui règne en nous ? Une éthique de la pulsion — à distinguer d’une simple morale — telle est cette boussole, mettant le sujet en relation avec les forces vitales de son inconscient. Un abri, une « relation bien tempérée » entre les sexes, selon l’expression de Lacan, une « relation plus honnête au désir » : l’inconscient est notre ami. Avec lui, il devient possible de lutter contre la pulsion de mort et les contraintes du SurmoiComme Spinoza, comme Nietzsche, Freud parie sur un élargissement de l’être du sujet, sur une métamorphose du sexuel dans la sublimation. À l’opposé de la mélancolie, le principe civilisateur suppose à la fois une acceptation de la perte et une volonté de reconstruire. Il y a un « carpe diem«  freudien, un « jouir serein du présent », qui se déduit du principe de métamorphoses. »

par Claude Rabant, le 10 mai 2010

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Zoom sur la lecture psychanalytique de « La Bête dans la jungle » par André Green dans « Le Monde des Livres »

15 janvier 2010 at 14:44 (André Green-L'Aventure négative, Littérature, Presse écrite, Psychanalyse) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Dans Le Monde des Livres daté du 15 janvier 2010, le philosophe et journaliste Roger-Pol Droit a rendu compte de sa lecture du dernier livre d’André  Green paru dans la collection Psychanalyse des Éditions Hermann.

Intitulé L’Aventure négative, l’ouvrage propose une lecture psychanalytique de  l’écrivain Henry James et en particulier de la nouvelle  La Bête dans la jungle que Marguerite Duras avait adaptée à la scène, dans les années 80, avec Sami Frey et Delphine Seyrig.

La nouvelle publiée en 1903 pourrait se résumer ainsi : au hasard d’une rencontre dans une somptueuse demeure londonienne, John Marcher éprouve soudain face à May Bartram,  le sentiment de retrouver le fil d’une histoire dont il aurait manqué le début. Pour quel mystérieux accomplissement Marcher a-t-il si soigneusement préservé sa solitude ? Quel secret s’apprête à surgir de leurs entretiens ? La révélation viendra, tardive, tragique, irrémédiable.

C’est ce secret en attente d’être révélé, cette Bête tapie dans la jungle prête à bondir,  qui intéresse précisément le psychanalyste André Green. C’est lui, c’est elle, dont il traque les manifestations dans le texte de James. Et, c’est de son analyse scrupuleuse que naît l’idée sur laquelle est bâtie toute son Aventure négative : la nouvelle serait  « une version  narcissique du mythe oedipien », dans laquelle serait en question, non pas un trop-plein de désirs qui conduirait aux souhaits combinés du parricide et de l’inceste, mais « l’inversion du désir en non-désir », la transformation du narcissisme de vie en narcissisme de mort, du narcissisme positif en narcissisme négatif.

« Le narcissisme, écrit Green, est une composante indispensable de la vie psychique. Il confère au sujet une unité, une identité, qui lui permettront de chercher en l’objet un complément pour former une unité encore close, quasi totale : celle du couple. Tel est le narcissisme de vie. Mais, il est un autre narcissisme, celui qui, loin d’aider à réaliser l’unité, aspire, contre toute apparence, à toujours moins de désir, à toujours moins d’objet et, en fin de compte, à toujours moins d’altérité.

Ce narcissisme-là ne peut prendre le risque de mettre à l’épreuve son unité dans la pleine de rencontre avec l’autre. Aussi est-il voué non seulement à refermer le sujet sur lui-même mais à le contraindre à se sentir menacé de n’être rien. Le mythe qu’il construit alors d’être réservé pour quelque chose de rare et d’étrange n’est que la tentative quasi délirante de guérison après le retrait de la libido d’objet et le terrain conquis par le narcissisme négatif ou narcissisme de mort. (…)

Parfois, l’inhibition ne portera que sur une seule fonction : la faim, par exemple, dans l’anorexie. Dans La Bête dans la jungle, c’est le rapport de la sexualité à l’amour qui subit ce destin d’anéantissement à une nullité du désir. »

Extrait de L’Aventure négative d’André Green

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Lecture d’été n°1 : les fictions psychanalytiques de Gisèle Harrus-Révidi

13 juillet 2009 at 13:58 (Gisèle Harrus-Révidi-Coquelicots sous l'orage, Littérature, Psychanalyse, Video) (, , , , , , , )

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Ce reportage a été réalisé par  Hysôre pour le site culturel Obiwi avec la complicité d’Élisabeth Guillaud que je tiens ici à remercier pour son dynanisme et son soutien.
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