Les « Cahiers de philosophie » de Courbet en librairie le 15 septembre et cette semaine dans « Livres Hebdo »

5 septembre 2011 at 16:45 (Art, Bientôt en librairie, Courbet-Cahiers de philosophie, Philosophie, Savoir Arts) (, , , , , , , , , , )

Peu avant la trêve d’été, j’avais annoncé la sortie, dans notre collection Savoir Arts, du document exceptionnel que sont  Les Cahiers de philosophie de Courbet dans une édition inédite réalisée par Roger Bruyeron.

Ces Cahiers,  jusqu’alors conservés au Musée national de l’Éducation de Mont Saint-Aignan et fruits des notes de cours du peintre au Collège royale de Besançon, durant l’année scolaire 1837-1838, seront donc donnés à lire  pour la première fois au grand public à partir du 15 septembre.


Mais, pour, d’ores et déjà, en savoir un peu plus sur cet événement éditorial, je vous propose de vous reporter à l’article que vient de lui consacrer le journaliste Laurent Lemire dans le Livres Hebdo de cette semaine et qui se conclut en ces termes :

« Voilà qui rompt à tout jamais avec un Courbet  frustre et ignare incapable de saisir quoi que ce soit  dans un débat d’idées. Il s’y dessine au contraire la formation d’un robuste anticonformisme. »

Laurent Lemire, Livres Hebdo n°875

 

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Judith Schlanger parle vocation dans « Les nouveaux chemins de la connaissance »

22 juin 2010 at 16:27 (Uncategorized) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Ce lundi, Judith Schlanger était l’invité du Journal des Nouveaux chemins sur France Culture, journal de l’actualité des publications philosophiques présenté par Adèle Van Reeth, pour parler de son dernier livre, paru le 18 juin dernier, dans la collection Hermann Philosophie, La Vocation.

Interrogée par Adèle Van Reeth sur ce qu’elle entendait par vocation, Judith Schlanger a expliqué :

« Chacun de nous a le droit d’avoir une vie qui lui ressemble, qui l’exprime, à laquelle il puisse s’identifier. Et, pour pouvoir s’identifier à son existence, il faut pouvoir s’identifier à son occupation, à son gagne-pain, à son travail. La vocation, c’est donc le rêve de pouvoir s’exprimer activement à travers son travail.  Il s’agit du rêve démocratique par excellence. Il nous porte tous mais rélève plus de l’idéal que de la réalité. »

Interrogée ensuite sur l’historicité de sa démarche, Judith Schlanger a rappelé :

Monique Dixsaut et Judith Schlanger / G. MOSNA-SAVOYE©RADIO FRANCE

« Cet idéal qui nous paraît aujourd’hui évident est un idéal relativement nouveau. La question de la vocation, qui est fondamentale dans l’Occident moderne et qui est la question même de l’individualisme démocratique, n’est apparue que vers la fin du XVIIIème siècle. Et ce, de manière diffuse. Des philosophes en ont parlé, des écrivains, des poètes. Mais sans jamais la théoriser. C’est un message que l’on ne peut pas résumer. Il n’y a pas de traité sur la vocation. Il ne peut y avoir qu’un ensemble de convictions. »

Pour conclure l’entretien, c’est la question du paradoxe contenue dans  la notion même de vocation que Judith Schlanger et Adèle Van Reeth ont abordée ensemble.

« Certes la promesse de la vocation est une promesse démocratique, certes elle concerne tout le monde, certes chacun devrait pouvoir avoir une vie dans laquelle il s’épanouit, mais les exemples de vocation réussie que l’on donne ne sont que des exemples exceptionnels : l’artiste, le grand savant. Il y a donc précisément un problème de démocratie. Tout le monde n’a pas des capacités géniales. Du coup, on ne sait plus très bien à quel désir attribuer le terme de vocation. S’il s’agit d’un désir de vie normal. Ou, si c’est un désir épique, héroïque, exceptionnel.»

Judith Schlanger in « Le journal des Nouveaux chemins », France Culture, 21 juin 2010.

Pour écouter l’émission dans son intégralité, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur ce livre, consultez sa page de présentation sur le site des Éditions Hermann.

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Lire Pierre Soulages

20 octobre 2009 at 09:42 (Art, Pierre Soulages-Écrits et Propos) (, , , , , , , , , , , , , , , )

Soulages-couvDepuis le 14 octobre, vous ne pouvez pas seulement voir les œuvres de Pierre Soulages en vous rendant à Beaubourg, vous pouvez aussi lire ce que Pierre Soulages écrit sur son œuvre en vous procurant en librairie ses Écrits et Propos.

La presse en parle :

Lire l’article de Valérie Duponchelle dans Le Figaroscope

Lire l’entretien de Fabrice Midal dans La Vie

Laurence Piquet a également choisi de présenter le livre dans l’édition du Soir au musée qu’elle a consacrée au peintre sur France 5.

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« Le Nil est froid et j’ai lu tous les livres »

2 septembre 2009 at 17:12 (Art, Guillaume de Sardes-Le Nil est froid, Histoire, Littérature, Roman) (, , , , , , , , , , , , , )

Portrait-Guillaume de SardesLe 28 août dernier, est sorti en librairie le troisième roman de Guillaume de Sardes, Le Nil est froid.

Salué dès sa sortie par la presse spécialisée, il a fait l’objet d’un compte rendu très élogieux de Jean-Claude Perrier, critique littéraire au Figaro littéraire et à Livres hebdo :

« Avec originalité, Guillaume de Sardes cultive sa différence : trois romans publiés, trois romans « historiques ». Ou plutôt, trois romans avec une toile de fond très forte, même si l’essentiel n’est pas là. Que ce soit Pic de la Mirandole, un cardinal de la Curie romaine pas très fréquentable, ou, ici, Alban, le dandy désabusé, homme à femmes qui trouvera sa rédemption dans la peinture, on sent bien que c’est avant tout la psychologie de ses personnages qui passionne de Sardes. Qu’il s’attache à mettre en lumière, à fouiller par petites touches, en de brefs chapitres. Les descriptions sont impressionnistes, et l’aventure progresse à grandes guides.

Couverture du "Nil est froid", un roman de Guillaume de SardesQu’on ne s’attende pas à de minutieuses évocations de la campagne d’Égypte, à des portraits inédits d’un Bonaparte que l’on croise d’ailleurs qu’à peine. Et puis, où qu’il soit, Alban s’ennuie, se languit.   « Le Nil est froid et j’ai lu tous les livres », en quelque sorte. Il a fui Paris pour échapper à la cruelle Maria, une cantatrice italienne avec qui il a vécu une liaison torride, mais qui l’a ensuite trompé, humilié, ridiculisé. Et voilà qu’il croit la retrouver au Caire, sous les traits d’une esclave, Madja, qu’il soumet à son désir et se reproche à jamais de l’avoir fait. Comment savoir si la jeune femme lui cède par devoir ou par amour ?

Alban finit par revenir en France et par sublimer ses souffrances d’une manière inattendue. Amateur de beaux-arts, possédant une disposition certaine pour le dessin, il se met à étudier la peinture dans l’atelier de David, lequel saura reconnaître son talent. Alban donne alors vie sur la toile à une créature hybride, mi-Maria mi Majda, s’en déprend et guérit de ce taedium vitae qui le minait. À l’époque, la psychanalyse n’existait pas… Jeune  encore, riche, cultivé, le voici prêt à tomber  amoureux de nouveau.

Le Nil est froid est un roman hors des modes, élégant, techniquement maîtrisé. »

Jean-Claude Perrier in Livres Hebdo, août 2009

Pour visualiser l’article de Jean-Claude Perrier, cliquer ici.

Pour lire un extrait et un résumé du Nil est froid, cliquer ici.

Pour lire un entretien avec son auteur, cliquer ici.

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Ruwen Ogien sur France Culture le 15 mai 2009

18 mai 2009 at 16:16 (Éthique, L'Avocat du diable, Morale, Ruwen Ogien-Les Concepts de l'éthique) (, , , , , , , , , , , , , )

Vendredi dernier, Ruwen Ogien était l’invité de François Noudelmann dans son émission Les vendredis de la philosophie. Le sujet était « Faut-il moraliser l’art ? »200px-Ruwen-Ogien

La question est aujourd’hui plus que jamais d’actualité avec l’interdiction de l’exposition Our body

Autour de la table, pour débattre,  aux côtés de Ruwen Ogien, Paul Ardenne, auteur de l’Extrême. Esthétiques de la limite dépassée, et Carole Talon-Hugon, celui de Goût et dégoût. L’art peut-il tout montrer ?.

Ruwen Ogien, auteur, quant à lui, des Concepts de l’éthique, parus en janvier dernier dans la collection L’Avocat du Diable que dirige  Charles Girard,  a répondu à la question en ces termes :couv concepts

« Pour répondre à cette question, il convient, à mon sens, de distinguer la question esthétique de la question politique

La question esthétique, c’est celle qui consiste à se demander s’il est possible que des objets qui provoquent le dégoût physique (par exemple, des cadavres) soient néanmoins susceptibles de provoquer des sentiments esthétiques, une reconnaissance artistique de la part de ceux qui les regardent. Cette question est une question ancienne  qui remonte à Aristote et à laquelle nous n’avons pas vraiment de réponse aujourd’hui.

La question politique est, quant à elle, celle qui consiste  à se demander si certaines oeuvres ne portent pas atteintes à des valeurs. Il ne s’agit pas, en ce cas, de provoquer un sentiment de  dégoût physique mais de porter atteinte à des valeurs essentielles, comme la dignité humaine. Les exemples qu’on peut donner, ce sont les oeuvres qui portent atteintes, par exemple,  à l’image des handicapés.

Dans le premier cas, celui du dégoût, il n’y a, selon moi, aucun problème moral.

Dans le second cas, il peut y avoir problème moral. La question est de savoir si on a cherché à choquer sans intention de nuire  ou  avec intention de nuire ? S’il y a intention de nuire, on parle de préjudice. Et, s’il n’y a pas intention de nuire, on parle d’offense.

Or, il me semble que, dans le domaine de l’art en général, si l’on choque, c’est toujours sans intention de nuire. C’est pourquoi, je pense que , dans l’art, rien ne justifie une intervention répressive de l’État. Je suis donc pour le plus grand libéralisme en ce domaine. »

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