« L’homme se vend en kit sur Internet »

21 août 2009 at 15:38 (Éthique, Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , , , , )


Couverture-CQ-août 2009Le GQ du mois d’août, avec Sacha Baron Cohen en couverture, réouvre le dossier bioéthique en s’intéressant au phénomène de marchandisation du corps humain et en se référant à l’ouvrage que Bernard Edelman a publié en avril dernier : Ni chose ni personne. Le corps humain en question :

« Échange rein contre CDI« , « Acheter ma vie« , « Offrez-vous mon dépucelage ». L’être humain est devenu une marchandise comme une autre et se vend sur Le Net en gros ou en pièces détachées. (…)

GQ-août 09Si l’on en croit le penseur Bernard Edelman, rien d’autre que l’aboutissement de plusieurs décennies  d’idéologie mercantile figeant le corps au rang de « réserve économique » à faire fructifier par tous les moyens. « Le corps n’est plus cette enveloppe charnelle que nous traitions familièrement sans même y penser, mais un gisement de valeur composé d’organes et de celules qu’on peut vendre, louer, breveter, une machine plus ou moins performante qu’on peut améliorer, une « monnaie vivante » comme le disait Pierre Klosowski » écrit le philosophe dans son ouvrage Ni chose ni personne. Le corps humain en question.

Extrait de « L’Homme se vend en kit sur Internet » par Vincent Cocquebert in GQ, août 2009

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Bernard Edelman sur France Culture le 25 juin

26 juin 2009 at 12:49 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , )

À plus d'un titreCe jeudi 25 juin, de 15h30 à 16h, Bernard Edelman était l’invité de Jacques Munier, sur France Culture, pour un À plus d’un titre consacré à Ni chose ni personne.

À plus d'un titre-2L’occasion pour Bernard Edelman, quelques jours après leur clôture, de dresser le bilan des premiers États généraux de la Bioétique :

« Les  conclusions des États généraux sont décevantes. Mais, cela n’a, à mon sens, rien d’étonnant. Pour moi, ils étaient dès le départ voués à l’échec.

À plus d'un titre-3D’abord,  parce que la démarche n’est pas pédagogique, mais démagogique. On fait comme si un citoyen lambda pouvait en 15 jours être initié à tous les problèmes que posent la bioéthique.

Ensuite, parce qu’ils ne concernaient que les 4 ou 5 questions susceptibles de faire l’objet d’un réforme. Mais, la bioéthique ne se résume pas seulement aux questions suivantes :  « qu’est-ce que vous pensez de  la gestation pour autrui ? « , « qu’est-ce que vous pensez du diagnostic prénatal ? », etc. La bioéthique, c’est quand même une vision  globale du monde qui est en train d’être modifié par l’évolution de la biologie.

Pour moi, des États généraux dignes de ce nom impliqueraient des discours montrant les véritables transformations culturelles et identitaires que provoquent l’évolution de la biologie ; impliqueraient, en somme, de faire la genèse. Car, si on ne fait pas la genèse d’une révolution, on ne comprend rien à cette révolution quelle qu’elle soit ! »

Pour écoutez la totalité de l’émission, cliquez ici.

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Le 19 juin, table ronde autour du livre de Bernard Edelman, « Ni chose ni personne », à l’université Panthéon-Assas

17 juin 2009 at 16:37 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Présentation-Signature) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Table ronde AssasCe vendredi après-midi, de 14h30 à 19h, l’université Panthéon-Assas, la première université de droit en France, organise dans sa Salle des Conseils, à l’initiative des Chaires « Interprétation et Droit » et « Philosophie politique » de l’Institut de France et de l’Institut Cujas, une table ronde intitulée L’homme, le corps, la personne, la chose autour du livre de Bernard Edelman, Ni chose ni personne. Le corps humain en question.

Le débat sera présidé par Catherine Labrusse-Riou. Y participeront Bernard Edelman, Denis Alland, Florence Bellivier, Marie-Angèle Hermitte, Hervé Juvin, Corine Pelluchon, Isabelle Queval , Philippe Raynaud et Stéphane Rials.

Pour visualiser l’université Panthéon-Assas sur un plan, cliquez ici.

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Ce matin, Bernard Edelman était l’invité de Philippe Zibung sur la Radio Suisse Romande

17 juin 2009 at 14:41 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , )

Les temps qui courent-edelmanCe matin, à partir de 8h30, Philippe Zibung recevait Bernard Edelman dans les studios parisiens de la Radio Suisse Romande pour parler de son livre Ni chose ni personne. Le corps humain en question.

Radio Suisse Romande-EdelmanVous pouvez écouter l’émission en cliquant ici.

Vous pouvez également lire ci-dessous la présentation préalable à l’émission qui a été faite par Anik Schuin, responsable de l’unité de programme Les temps qui courent dans le cadre de laquelle l’entretien a été diffusé :

« D’un côté, il y a le débat sur les mères porteuses ; de l’autre, les scandales suscités par l’exposition itinérante mettant en scène des cadavres. Ce sont là deux indices, parmi d’autres, qui montrent que la réflexion sur le corps, sa maîtrise, sa possession, que cette réflexion est animée, est propre à la remise en question. Notre invité, Bernard Edelman, est inquiet car il perçoit de grands changements à l’horizon. Le corps humain qui précède la naissance est devenu objet de commerce. Et, l’on s’écharpe aujourd’hui autour du statut et de l’identité du corps après la mort depuis que l’on découvre qu’il pourrait peut-être encore servir. Ni chose ni personne. Le corps humain en question, c’est le titre du livre que Bernard Edelman a fait paraître il y a peu aux Éditions Hermann. Bernard Edelman est philosophe et avocat, spécialiste du droit de la personnalité, et il enseigne à l’Institut des Études politiques de Paris. Il évoque donc les débats autour du corps, de la propriété du vivant dans le contexte législatif français. Mais, la réflexion, vous l’entendrez, est universelle. »

L’émission sera rediffusée ce soir à 19h30.

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Ce samedi, Bernard Edelman était l’invité du 7/9 de France Inter

15 juin 2009 at 13:50 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , , )

LE 7:9Le samedi 13 juin, Bernard Edelman était l’invité  du 7/9, sur France Inter, pour parler bioéthique.

Face à lui, Claude Huriet, président de l’Institut Curie, membre du Comité internationale de Bioéthique de l’UNESCO, et Sylviane Agacinski, philosophe et auteur de Corps en miettes.

Il y a développé l’essentiel des idées présentées dans son livre  Ni chose ni personne. Le corps humain en question.

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Samedi matin, Bernard Edelman sera l’invité de Stéphane Paoli dans le 7/9 de France Inter

12 juin 2009 at 13:06 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Radio) (, , , , , , , , , , , , , , , )

7:9 paoliCe samedi, à partir de 8h, Bernard Edelman, l’auteur de Ni chose ni personne, sera dans les studios de France Inter pour dialoguer avec Stéphane Paoli et Sandra Freeman, quelques jours avant la clôture des États généraux de la Bioéthique, sur quelques-unes des questions qui font débat  : l’assistance médicale à la procréation, le don d’organes, les diagnostics prénatal et préimplantatoire, la recherche sur les cellules souches et l’embryon. 

Il  y parlera de son livre Ni chose ni personne. Le corps humain en question qui traitent précisément de ces questions.

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« Ni chose ni personne » de Bernard Edelman, livre du jour dans Le Monde

11 juin 2009 at 11:36 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , , , , , , , )

Le monde-11:06:09Dans Le Monde daté du 11 juin, Anne Chemin  spécialiste des questions de société au Monde et auteur, dans le dossier que le quotidien a consacré ce mercredi  aux États généraux de la Bioéthique, d’un article sur la gestation pour autrui et d’une réflexion sur la levée de l’anonymat du don des gamètes s’est intéressé, dans le cadre de la rubrique « Le livre du jour »,  au livre de Bernard Edelman, Ni chose ni personne.

«Il y a bien longtemps, le monde était simple : investi d’une certaine sacralité, le vivant, qu’il s’agisse du végétal, de l’animal ou de l’humain, ne pouvait être breveté comme une vulgaire invention. (…) Mais au cours du XXe siècle, ce paysage a été profondément bouleversé : l’on commença par admettre en 1930, aux États-Unis, que l’homme pouvait inventer de nouvelles plantes, puis, dans les années 1970 et 1980, que l’on pouvait breveter non plus seulement des choses, mais aussi des bactéries, des huîtres ou des souris, c’est-à-dire du vivant. (…)

couverture Ni chose ni personneBernard Edelman a choisi de conter cette étrange aventure dans ce petit livre qui se lit  comme une histoire. Pour ce faire, il a chaussé ses lunettes de juriste : c’est à travers les arrêts de la Cour suprême américaine, les décisions de la Cour de cassation ou les décrets ministériels qu’il analyse l’évolution de notre regard sur le corps humain. (…)

Dons d’organes post mortem, cessions de gamètes, fecondation in vitro, congélation d’embryons, brevetabilité du vivant : selon Bernard Edelman, le corps humain entre dans une ère dont il est difficile de dessiner les contours. (…)

Bernard Edelman aborde ce nouveau monde avec une certaine réticence. (…) Son livre y puise parfois un ton passéiste, mais son voyage dans les méandres du droit mérite le détour : il renouvelle le regard sur un compagnon que nous croyons pourtant bien connaître, le corps humain.»                                            

 Anne Chemin, « Le livre du jour », Le Monde, 11 juin 2009

Pour en savoir plus sur l’ouvrage de Bernard Edelman, vous pouvez consulter son dossier de presse.

 

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Bernard Edelman donne son avis dans ELLE sur les parents qui souhaitent choisir le sexe de leur enfant

25 mai 2009 at 13:22 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , , , , , , , , , , , )

Elle-23 mai 09-p.1-basse défDans le Elle de cette semaine, Léna Mauger enquête sur les couples qui, en France, sont prêts à tout pour choisir le sexe de leur enfant, même à se mettre dans l’illégalité et à faire trier leurs embryons à l’étranger. 

«Insidieusement, écrit-elle, une microévolution a lieu hors de nos frontières. Au nom du « family balancing » (équilibre au sein de la famille) ou simplement du droit des parents à accomplir leur projet, des pays tolèrent les méthodes de sélection du genre  – certains États des États-Unis, Chypre Nord. D’autres les pratiquent en catimini : Grèce, Espagne, Belgique, Angleterre.» 

Mais qu’en est-il en France ? La France, est-elle prête à faire, s’interroge Léna Mauger,  tomber ses derniers remparts bioéthiques ? Le bébé du XXI ème siècle sera-t-il programmé, sous contrôle ?

Pour lui répondre, Bernard Edelman, philosophe et juriste spécialiste du droit de la personne et des biotechnologies, et auteur de Ni chose ni personne :

« Tout ce que les hommes ont fantasmé fini par se réaliser un jour. La sélection du genre s’inscrit dans un glissement général sur la conception : les mères-porteuses, les bébés-éprouvette, etc. Depuis les années 90, je vois toutes les barrières s’effondrer. On établit des moratoires, on accoutume l’opinion, et quand elle est habituée, on modifie la loi… Inquiet, le Conseil d’État vient lui-même de recommander de cesser de modifier les lois de bioéthique tous les cinq années. »

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« Ni chose ni personne » de Bernard Edelman dans la presse luxembourgeoise

22 mai 2009 at 14:57 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , , , , )

Dans le supplément littéraire de mai du Tageblatt, le plus grand quotidien luxembourgeois, Robert Redeker a choisi de « mettre en vitrine » le livre de Bernard Edelman, Ni chose ni personne, et de l’associer à un autre livre celui de Charles Melman, paru aux éditions Erès et intitulé La nouvelle économie psychique. La façon de penser et de jouir aujourd’hui.

Tageblatt- mai 09« Quelques décennies après le constat par Michel Foucault de « la mort de l’homme« , il apparaît que l’être humain s’est transformé d’une façon telle que la question d’une « mutation anthropologique » (Marcel Gauchet) se pose. 

Ces deux livres [Ni chose ni personne et La nouvelle économie psychique] abordent l’homme contemporain par ses deux réalités complémentaires : le corps pour Edelman, la psyché (l’âme) pour Melman. Il faut les lire en même temps, en parallèle. Il faut les articuler l’un à l’autre, comme l’âme et le corps.

Edelman étudie ce qu’on pourrait appeler une nouvelle corporéité par le biais du droit. Quel sera le devenir du corps humain déchiré entre  « le corps robotisé, sous auto-surveillance » et « le corps virtuel qui existe sans vraiment exister » ?

En lacanien, Melman analyse le déclin des instances qui structurerait depuis des millinaires le psychisme humain. Quid de l’homme qui ne reçoit plus la loi depuis le Grand Autre mais de l’opinion ? À ses yeux, une « nouvelle économie psychique » s’est mise en place, porteuse du danger de déshumanisation, faisant apparaître « l’homme sans gravité ».

Deux livres pionniers et importants. »

Robert Redeker, Tageblatt, mai 2009

 

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« Ni chose ni personne » dans LIBÉRATION le 14 mai 2009

14 mai 2009 at 12:54 (Bernard Edelman-Ni chose ni personne, Bioéthique, Philosophie, Presse écrite) (, , , , , , )

Dans le Cahier Livres du Libération de ce jour, Robert Maggiori chronique Ni chose ni personne de Bernard Edelman.Libération-14 mai 09

En voici un extrait :

Il y a encore peu, malgré les «animaux machines » de Descartes, tout était clair : d’un côté il y avait les «choses » brevetables, de l’autre les «personnes », et, au milieu, les plantes et les animaux,dont certains étaient éventuellement utilisables comme « outils » mais irréductibles à des « choses ». Depuis, « le vivant animal a fait son entrée sur la scène du brevet », et est née la biotechnologie. En 1987, les États-Unis déclarent brevetables « tous les organismes vivants pluricellulaires non humains et non préexistants dans la nature, y compris les animaux qui sont les produits de l’ingéniosité humaine ». Et l’homme ? A-t-il un corps comme il « a »une maison ou un vélo ? Ses cellules sont-elles des « choses » ? Est-il propriétaire de ses organes, de ses « matières », de son sperme, de son plasma, de son liquide amniotique, de ses codes ADN ? C’est cette question qu’éclaire Bernard Edelman dans Ni chose, ni personne – titre qui explicite la thèse : le corps de l’homme n’est pas encore tout à fait une chose, bien qu’il soit déjà « un gisement de valeur, composé d’organes et de cellules qu’on peut vendre, louer, breveter », mais il n’est déjà plus tout à fait (d’)une personne. « Machine vivante ». Bernard Edelman a assurément une « tête philosophique » – on lui doit entre autres La maison de Kant ou Nietzsche, un continent perdu –, mais des « pieds » collés à la réalité, notamment celle, humaine, très humaine, qui se laisse voir sans fards dans les tribunaux et les cours de justice. Il est avocat, spécialiste du droit d’auteur, du droit de la presse, du droit de la personnalité. Et c’est justement l’approche toute juridique qui donne à Ni chose, ni personne son originalité. Dans mille ouvrages de philosophie, de morale, de psychologie, de sociologie, on trouve des développements sur la « choséification » de l’homme ou sa « marchandisation ». (…) Mais on avait rarement montré de façon aussi nette comment, par tel décret, telle décision de justice faisant jurisprudence, tel article de loi, s’est réalisée la « fabrication juridique du vivant », comment (depuis le Plant Act américain de 1930), on est passé de la mutation du végétal en « machine vivante » à la transformation de microorganismes animaux en « outils » brevetés, commercialisés, et, enfin, à la biologisation du corps humain. (…) Edelman parle beaucoup du cadavre, qui retrouverait le statut d’ « objet sacré » progressivement ôté au corps vivant. (…) Les statuts juridiques du fœtus, de l’enfant mort-né, de l’enfant sans vie, sont aussi abordés. Mais l’essentiel de Ni chose, ni personne, est cependant consacré au corps vivant, dont on se demande s’il est encore « nous-mêmes ». (…)  Edelman s’en réfère toujours à des cas juridiques. Le droit se révèle alors comme un sismographe des mutations sociales, morales, culturelles, enregistrées à travers la progressive « dépossession » du corps. Sommes-nous notre corps, si celui-ci peut désormais s’exploiter « hors de nous », constituer un marché, transporter ailleurs notre identité (qui est le visage greffé sur le visage, détruit d’un autre ?), se combiner à des « pièces » animales, voire informatiques, pour donner des « chimères d’un nouveau genre » ?

Pour lire l’article en intégralité, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur Ni chose ni personne, consultez le dossier de presse du livre.

 

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