Nathalie Bulle, l’auteur de « L’école et son double », s’exprime sur la réforme du lycée sur France Culture
Samedi dernier, Nathalie Bulle, l’auteur de L’école et son double, était l’invité d’Alain Finkielkraut, aux côtés de Thierry Cadart, secrétaire général de la fédération des Sgen-CFDT, pour un Répliques consacré à la réforme du lycée.
Pour écouter l’émission, cliquez ici.
Pour en savoir plus sur la réforme, je vous conseille de consulter, sur le site de L‘Étudiant, le dossier : La réforme du lycée décryptée.
À lire également :
Quels sont nos mythes d’aujourd’hui ?
Dans l’édition du Figaro daté de ce jour, Isabelle Lasserre signe un article consacré aux récits mythiques à l’oeuvre dans nos sociétés contemporaines.
Pour nourrir sa réflexion, elle a fait appel au sociologue Gérald Bronner, spécialiste des croyances collectives et auteur, dans la collection de sociologie qu’il dirige aux éditions Hermann, de Vie et mort des croyances collectives.
Je vous propose de lire ci-dessous un extrait de l’article :
« Longtemps limités à une région ou à un pays, les mythes sont désormais devenus mondiaux et transcendent les frontières. « Auparavant concentrés sur les minorités (Juifs, gitans, francs-maçons), ils se polarisent aujourd’hui sur un nouvel acteur, les États-Unis, qui représentent la force centrale, l’expression du pouvoir occidentale », explique Gérald Bronner.
Pour le sociologue, l’époque contemporaine est particulièrement favorable à leur développement. « Il y a, dans nos sociétés occidentales, un désaveu de la parole officielle et une suspicion généralisée de l’expertise et de l’innovation scientifique. » Deux particularités auxquelles il faut, selon lui, ajouter le développement des idées « anticapitalistes » et la « libération du marché cognitif » avec l’explosion des radios, des télévisions et la généralisation d’Internet. « Il est de plus en plus difficile de cacher les choses et les complots. Mais paradoxalement, comme tout finit par se savoir, y compris les mensonges, le sentiment que l’on nous ment se développe. »
Le sociologue voit aujourd’hui un autre grand mythe prendre le pas sur ceux qui entourent le 11 septembre : le « précautionnisme« , c’est-à-dire le principe de précaution poussé à l’extrême. »
Marc de Launay décrypte le dernier film des frères Coen pour « Philosophie Magazine »
Dans A Serious Man, leur dernier film, les frères Coen réinventent l’histoire biblique de Job, qui perd tout mais reste fidèle à Dieu.
Mac de Launay, philosophe et cinéphile, et auteur, dans la collection Le Bel Aujourd’hui, que dirige Danielle Cohen-Levinas pour les Éditions Hermann, de Lectures philosophiques de la Bible, dévoile, ce mois-ci, pour Philosophie Magazine, la signification éthique de ce conte cauchemardesque …
Pour lire l’intégralité de l’article, rendez-vous dans les pages du Philosophie Magazine actuellement en kiosque.
Portrait de Laurence Joseph, codirectrice de la collection Hermann Psychanalyse
Laurence Joseph, la codirectrice de la collection Hermann Psychanalyse et la codirectrice de publication du Résumé des Oeuvres complètes de Freud dont le dernier volume a paru au printemps dernier, a accepté de rencontrer Sébastien Vaumoron, rédacteur à Non Fiction, pour un entretien.
L’occasion de découvrir cette toute jeune directrice de collection d’à peine 30 ans, psychologue et psychanalyste à Paris…
Extrait :
« S.V. : Pourriez-vous nous dire en quelques mots comment s’organise le travail d’une directrice de collection de psychanalyse ?
L. J. : Diriger une collection de psychanalyse chez un éditeur est une grande chance, d’autant plus aux éditions Hermann dont la réputation précède largement l’existence de la collection qui date de 2005 ! Commencer cette collection avec le projet de Céline Masson auquel je me suis associée, de résumer les œuvres complètes de Freud donne je l’espère le socle de la ligne éditoriale fondée autour du goût du texte freudien et d’une exigence vis-à-vis de la psychanalyse. Les textes publiés par Hermann Psychanalyse cherchent à la fois à toujours aller au plus près de la découverte clinique, je pense à Ella Sharpe lue par Lacan de Marie-Lise Lauth, à Ferenczi après Lacan sous la direction de Jean-Jacques Gorog mais aussi à rester conscient des enjeux politiques réels de la psychanalyse avec par exemple l’œuvre de Jean Oury ou les Conversations psychanalytiques d’Ignacio Garaté Martinez qui retracent l’engagement de psychanalystes comme Joël Dor, Maud et Octave Mannoni pour ne citer qu’eux. Des ouvrages sont en préparation bien sûr, l’un sur Winnicott, l’autre sur les dessins d’enfants.
Je cherche cette ligne étroite entre clinique, politique et théorie. Bien sûr c’est un pari mais un pari passionnant. »Extrait de l’entretien de Sébastien Vaumeron avec Laurence Joseph pour Non Fiction
Les ouvrages à paraître au premier trimestre 2010
En cliquant ici, vous pourrez télécharger les descriptifs de tous les ouvrages à paraître aux éditions Hermann en janvier, février et mars 2010.
J’espère que vous serez séduits par notre programmation et que l’un ou l’autre des ouvrages qui la composent vous permettront de passer d’agréables moments en 2010…
J’en profite, d’ailleurs, pour vous adresser, à toutes et à tous, mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année.
Je vous rappelle que, si vous habitez Paris, vous pouvez vous procurer nos livres directement dans nos locaux situés au 6, rue de la Sorbonne dans le V arrondissement.
Je reste, qui plus est, à votre disposition par e.mail (daphnee.gravelat@editions-hermann.fr) pour vous donner plus d’informations sur nos publications.
L’équipe des Éditions Hermann
Comme tous les ans, l’équipe des Éditions Hermann s’est réunie autour d’un déjeuner pour fêter la fin d’année.
L’occasion de prendre une photo. Et l’occasion, grâce à elle, de présenter à tous ceux qui suivent l’actualité de nos livres sur ce blog l’équipe du 6 rue de la Sorbonne.
Avec, de gauche à droite, Christine Léon, secrétaire éditoriale ; Rénaté Grandjean, responsable administrative ; Daphnée Gravelat, attachée de presse ; Amélie Cahard, commerciale.
Catherine Malabou au chevet des « identités meurtries »
Pour Le Monde des Livres, Stéphane Legrand a rencontré la philosophe Catherine Malabou qui publient en même temps trois ouvrages : La Chambre du milieu. De Hegel au neuroscience dans la collection Le Bel Aujourd’hui des Éditions Hermann que dirige Danielle Cohen-Lévinas bien sûr ; mais aussi Changer de différence. Le féminin et la question philosophique aux Éditions Galilée ; et La Grande exclusion. L’urgence sociale, symptôme et thérapeutique, avec Xavier Emmanuelli, aux Éditions Bayard.
Pour Stéphane Legrand, il ne fait pas de doute que ces trois livres n’ont pas été publiés ensemble par hasard tant, pour lui, il évident qu’ils traitent à chacun à leur manière du même problème : les « identités meurtries » : celles des grands traumatisés, des malades atteints de la maladie d’Alzheimer dans La Chambre du milieu ; celles des femmes (notamment en philosophie) dans Changer de différence ; et celle des victimes de l’exclusion sociale dans La Grande Exclusion.
Extrait du portrait de Catherine Malabou dans Le Mondes des Livres du 18 décembre 2009 :
« Catherine Malabou dira être née en Algérie, avouera être normalienne, évoquera la thèse sur Hegel qu’elle a rédigée sous la direction de Jacques Derrida (…). Pour le reste ? »Vous savez, élude-t-elle, ma vie n’est pas très intéressante ». On se tourne alors vers ses concepts, et à l’évidence cela lui convient mieux. Celui de « plasticité » notamment, qu’elle a justement découvert chez Hegel et n’a cessé d’élaborer depuis, pour en explorer toutes les implications.
La plasticité, c’est l’aptitude à maintenir une identité tout en évoluant, en muant, en se transformant au contact de l’environnement et selon les aléas des circonstances. En neurologie, la plasticité cérébrale désigne la capacité qu’ont les synapses de moduler leur fonctionnement sous l’effet de l’expérience, donc de l’apprentissage, ce qui signifie que le cerveau n’est pas « rigide », mais évolutif, ouvert, en transformation constante.
Elle raconte en souriant que cette orientation décisive de son travail s’est dessinée initialement par un hasard : « J’étais tombée sur un numéro de La Recherche qui portait sur la mémoire, et dont l’un des articles évoquait la plasticité neuronale. Je me suis rendue compte que c’était exactement cela que je travaillais chez Hegel. »
Ce qui l’a intéressé dans cette rencontre fortuite, c’était d’y trouver « la traduction d’un concept dans les choses-mêmes », l’incarnation imprévue d’un pur objet de pensée dans un problème concret. Et c’est dans cette optique qu’elle a mené de nombreux travaux sur les neurosciences (c’est ce dont témoigne d’ailleurs La chambre du milieu. De Hegel aux neurosciences, Hermann, 2009), cherchant à traiter par ce biais un problème à la fois politique et métaphysique, celui de la liberté. Comment penser cette dernière comme, non pas conquise contre l’inertie physique et le déterminisme naturel, mais directement inscrite dans le corps, immanente aux replis de la matière ? »
À lire également :
l’entretien de Catherine Malabou avec Robert Maggiori dans Libération (cliquez ici)
le portrait de Catherine Malabou réalisé par Juliette Cerf pour Philosophie Magazine (cliquez ici)
Savoir vivre pour savoir exister
Dans Le Monde Magazine daté du 19 décembre, Jean Birnbaum consacre sa Pop’Philosophie de la semaine au dernier livre de Jacques Schlanger, Savoir être et autres savoirs, paru dans la collection Philosophie des Éditions Hermann, dont j’avais personnellement trouvé la lecture extrêmement stimulante, tant sa pensée est claire et tant son propos touche au primordial. D’ailleurs, avant que de citer l’article de Jean Birnbaum, je ne résiste pas à en donner un extrait dans lequel il explique la différence entre le plaisir et la joie : » La joie survient en nous, elle nous envahit de l’intérieur de nous-mêmes, alors que le plaisir, que nous le poursuivions où qu’il survienne, nous vient de l’extérieur : j’ai du plaisir, je ressens de la joie. On ne peut pas se procurer la joie, elle s’empare de nous, elle apparaît pour ainsi dire d’elle-même en nous.«
« Avertissement aux amateurs du développement personnel : il ne s’agit pas d’un guide pour devenir heureux en dix leçons. D’une plume savante et sereine, Schlanger revient plutôt, ici, sur deux problèmes classiques en philosophie : Qui suis-je ? et Que sais-je ? Afin de nouer ensemble ces questionnements, il décrit quelques situations cognitives, autrement dit des moments quotidiens qui mettent en jeu nos capacités mentales et notre puissance d’apprentissage. Je sais frémir, je sais nager, je sais lire, je sais conduire, je sais enseigner, je sais rire : bien qu’extrêmement divers, assure Schlanger, ces types de savoir forment une seule et même expérience. Surtout chacun d’entre-eux se déploie à partir d’une compétence primordiale : le savoir vivre. »
Jean Birnbaum, extrait de « Savoir vivre pour exister » in Le Monde Magazine, 19 décembre 2009
Pour contacter Jacques Schlanger, écrivez-moi à l’adresse suivante : daphnee.gravelat@editions-hermann.fr








